‹ Traité pratique de la fabrication des cuirs et du travail des peauxChapitre 166 sur 221 · CUIR FACTICE · texte numérisé non relu

CUIR FACTICE

Nous commençons par le cuir factice, qui n'est qu'une réunion de débris de cuirs de toutes sortes.

La fabrication, extrêmement simple, ne demande que peu d'opérations.

1. — Triage. — Pour cette fabrication on emploie les bourriers de corroierie et les petits déchets de la fabrication des tiges. La première opération consiste à trier les bourriers ; on en fait 3 qualités. La première comprend tous les morceaux de peaux ayant une grande surface; la seconde, tous les morceaux ayant une surface moyenne, pas trop petite; enfin la troisième est composée par tous les petits déchets qui n'ont aucune valeur et qui sont traités soit chimiquement, soit employés pour fabriquer do l'engrais.

2. — ■ Collage. — ■ Les morceaux sont enduits d'une colle imperméable, à base de gélatine. Des ouvriers étendent ces morceaux sur des planches de grandeur voulue, appropriée aux usages auxquels on destine le cuir, 1 mètre carré par exemple. Le premier rang de peau est suivi d'un second, puis d'un troisième; on va jusqu'à G ou 8 rangs. Les morceaux sont plaçés de façon fine laisser que peu d'espace entre eux.

3. — Compression. — La hauteur des rangs de peaux ayailt atteint la dimension demandée, on superpose 15 où 20 planches

ainsi garnies; on les soumet à une forte pression au moyen de la presse hydraulique, que Ton maintient un quart d'heure.

On fait ensuite sécher les plaques ainsi obtenues à l'air ou à l'étuve.

On s'en sert pour la confection de chaussures à bas prix.

4. — Procédé par détrempe. — Une autre méthode consiste à faire bouillir le cuir dans un autoclave, avec son poids d'eau et sous la pression de 3 atmosphères. On obtient de la sorte un magma, que l'on soumet à l'action de la pression hydraulique et du laminoir. Le cuir ainsi obtenu est brun noir, sans structure fibreuse.

Page 1