CUIR FACTICE
Nous commençons par le cuir factice, qui n'est qu'une réunion de débris de cuirs de toutes sortes.
La fabrication, extrêmement simple, ne demande que peu d'opérations.
1. — Triage. — Pour cette fabrication on emploie les bourriers de corroierie et les petits déchets de la fabrication des tiges. La première opération consiste à trier les bourriers ; on en fait 3 qualités. La première comprend tous les morceaux de peaux ayant une grande surface; la seconde, tous les morceaux ayant une surface moyenne, pas trop petite; enfin la troisième est composée par tous les petits déchets qui n'ont aucune valeur et qui sont traités soit chimiquement, soit employés pour fabriquer do l'engrais.
2. — ■ Collage. — ■ Les morceaux sont enduits d'une colle imperméable, à base de gélatine. Des ouvriers étendent ces morceaux sur des planches de grandeur voulue, appropriée aux usages auxquels on destine le cuir, 1 mètre carré par exemple. Le premier rang de peau est suivi d'un second, puis d'un troisième; on va jusqu'à G ou 8 rangs. Les morceaux sont plaçés de façon fine laisser que peu d'espace entre eux.
3. — Compression. — La hauteur des rangs de peaux ayailt atteint la dimension demandée, on superpose 15 où 20 planches
ainsi garnies; on les soumet à une forte pression au moyen de la presse hydraulique, que Ton maintient un quart d'heure.
On fait ensuite sécher les plaques ainsi obtenues à l'air ou à l'étuve.
On s'en sert pour la confection de chaussures à bas prix.
4. — Procédé par détrempe. — Une autre méthode consiste à faire bouillir le cuir dans un autoclave, avec son poids d'eau et sous la pression de 3 atmosphères. On obtient de la sorte un magma, que l'on soumet à l'action de la pression hydraulique et du laminoir. Le cuir ainsi obtenu est brun noir, sans structure fibreuse.