‹ Traité pratique de la fabrication des cuirs et du travail des peauxChapitre 37 sur 221 · V. OBSERVATIONS SUR LE RROYAGE DES ÉCORCES · texte numérisé non relu

V. OBSERVATIONS SUR LE RROYAGE DES ÉCORCES

Les écorces mises à broyer sont généralement sèches et produisent beaucoup de poussières de tan ténu qui présentent les plus graves inconvénients, d'abord sur les ouvriers, augmentent les chances d'incendie et enfin produisent une perte appréciable.

On recouvre bien les hachoirs, les noix, les coupeuses avec des enveloppes qui retiennent une partie des folles poussières, mais le travail même de ces machines empêche l'étanchéité de ces enveloppes.

L'emploi du ventilateur convenablement disposé produit un meilleur effet ; on fait aspirer l'air poussiéreux que l'on conduit par de larges tuyaux en bois dans des chambres fermées où elle se dépose.

Nous voudrions voir adopter les collecteurs de poussière tels qu'ils s'emploient en meunerie.

Le premier de ces appareils est dû à M. Prinz; il a pour principe le tamisage de l'air chargé de poussières sur une flanelle filtrante ; les particules en suspension sont retenues par la flanelle et réunies dans un conduit commun, tandis que l'air filtré s'échappe au dehors tout à fait privé de poussières. La flanelle filtrante est disposée en forme d'éventail sur 80 surfaces planes.

Les collecteurs Howarth, Van Gelder, Beantz sont basés sur le même principe.

Ces appareils sont un peu compliqués pour la tannerie, aussi aimerions-nous voir employer les collecteurs du genre « cyclone ».

Le collecteur cyclone se compose essentiellement d'un cône placé la pointe en bas et surmonté d une chambre cylindrique, à la partie supérieure de laquelle se trouve une large ouverture. La pointe du cône, légèrement tronquée, présente aussi une issue. L'ouverture supérieure est prolongée à l'intérieur de l'appareil par une portion de cylindre allant jusqu'au niveau de la base du cône ; enfin, une deuxième ouverture placée latéralement dans le haut du collecteur se trouve reliée par une tuyauterie à l'enveloppe de la noix, du hachoir, du pilon, dont on veut éliminer les poussières. Par suite du courant produit par le ventilateur de ces machines, l'air chargé de poussières est forcé contre les parois intérieures du cône. Comme toutes les particules de poussière cherchent constamment à se diriger en ligne droite, elles atteignent immédiatement ces parois, et alors, par l'action du courant d'air, se trouvent balayées autour du cône, en s'acheminant graduellement jusqu'à l'issue inférieure, d'où elles tombent et sont recueillies dans un récipient quelconque.

Les collecteurs Vortex, Smith, Glimax sont basés sur le même principe.

Page 1