‹ Traité pratique de la fabrication des cuirs et du travail des peauxChapitre 51 sur 221 · I. TRAVAIL DE RIVIÈRE · texte numérisé non relu

I. TRAVAIL DE RIVIÈRE

1. — Reverdissage. — Les peaux de veau arrivant de la boucherie sont jetées dans le bassin pour les dessaigner et les nettoyer ; dans le bassin il doit y avoir 1 mètre cube d'eau par 100 kilos de peaux. On observe les mêmes précautions que pour le cuir fort.

Le reverdissage des peaux sèches et salées se fait comme nous l'avons indiqué pour les gros cuirs, mais ici on peut se servir du foulon pour activer le reverdissage et l'assouplissement ; dans ce cas, il doit tourner lentement afin que ses coups ne soient pas trop précoces pour ne pas amener des cassures à la fleur. Ceux

qui craignent l'emploi du foulon leur donnent quelques coups de fer, ou plutôt, et avec raison, de queurse, dans le sens du poil.

On active ce reverdissage en mettant les pèaux dans une dissolution de sulfure de sodium à 3 p. 100 ou une bouillie d'orpin et de chaux à 1 p. 100.

Le reverdissage naturel demande dix jours ; celui que l'on accélère cinq ou six jours.

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