‹ Traité pratique de la fabrication des cuirs et du travail des peauxChapitre 96 sur 221 · VACHES BLANCHES · texte numérisé non relu

VACHES BLANCHES

On défonce le cuir, on le bute, le draye, on le met au vent, le met en huile à la brosse ou au foulon, le sèche, le foule au tonneau, le déborde, le presse, le rebrousse, le paumelle au liège. On les retient avec une étire un peu ardente de chair.

On passe sur la fleur une couche légère d'une infusion de graines d'Avignon et de safran dans de la bière. Pour éclaircir la couleur sèche, on frotte la peau avec un linge blanc.

On remplace cet apprêt par une couleur faite avec du bois de Brésil, de la graine d'Avignon et de la colle de Frandre, le tout cuit ensemble.

On a remplacé ces teintures par des gélatines spéciales qui donnent de beaux produits. Yoici comment se préparent ces gélatines : on dissout 200 grammes de savon blanc râpé ou en feuilles minces dans 1 litre d'eau douce, on y fait dissoudre de la cire de carnauba jusqu'à saturation, on laisse refroidir, on y mélange 1 kilo de gélatine de peau de gant incolore, tiède, et une dissolution d'une matière colorante jaune, de la graine d'Avignon par exemple (Voir Teinture des cuirs). On laisse dans un lieu frais, le liquide se prend en une masse gélatineuse tendre que l'on passe à l'éponge fine sur la fleur de la peau, comme on passe en dernière colle les veaux cirés.

Brillantine. — Nous avons vu dans de bonnes maisons appliquer un liquide nommé brillantine pour le même usage ; ce liquide se compose de :

Eau 1,000

Sucre 200

Alcool 500

Glycérine 1,000

On finit ces peaux en blanc du côté de la chair, comme il a été dit pour les veaux.

Page 1