DEUXIÈME PARTIE
La thérapeutique de la pierre est certainement la question la plus grave, la plus difficile et la plus importante que nous devions résoudre. Nous arriveronsàla conclusion suivante : Le traitement médical a peu ou pas d'importance relativement à la cure de l'affection calculeuse de la vessie ; il faut autant que possible employer la lithotritie, mais dans un bon nombre de cas il est sage et parfois absolument nécessaire de recourir à une autre opération que nous proposons d'appeler la lithotritie périnéale. Cette conclusion générale devra nécessairement surprendre bien des personnes ; mais on verra, en lisant notre travail, que c'est successivement, et en nous basant sur l'observation clinique et sur l'expérimentation cadavérique, que nous sommes arrivé à rejeter presque absolument la cyslolomie. Toutefois, et en attendant la sanction de tous les chirurgiens, nous avons exposé les seuls procédés de taille dont l'emploi nous a
paru le plus justifié. Il serait superflu, et en dehors du but pratique que nous désirons atteindre, d'exposer les innombrables opérations de lithotomie proposées à diverses époques, et qui, pour la plupart, n'appartiennent plus qu'à l'histoire de l'art.
Cette deuxième partie du traité pratique, consacrée tout entière à la thérapeutique de la pierre, comprendra quatre sections, savoir :
1° La lithotritie.
2° La taille.
3° La lithotritie périnéale.
Zi° Le traitement médical de la pierre.
Nous n'avons pas cru devoir faire un parallèle entre les diverses manières de traiter les calculeux. Cette discussion a pu présenter de l'intérêt à une autre époque, mais actuellement elle n'a pas de raison d'être; nous en savons assez pour faire à chaque opération la part qui lui revient. Dans notre manière de voir, tous les efforts doivent tendre aujourd'hui, à déposséder de plus en plus la taille, qui désormais ne doit plus être qu'une méthode d'exception.