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rec'iierclies de MM» Yciiiois et Ruiz, rinflaamiation pulinonaiie se développe aussi fréquemment chez les enfans à la mamelle que chez ceux qui ont de 2 à 5 ans. Dans les années suivantes, au contraire , et jusqu’à 15 ans, la proportion paraît diminuer. Sur 60 enfants atteints de pneumonie , et dont MM. Rilliet et Barthès ont recueilli l’histoire, 40 avaient de 2 à 5 ans, et 20 de 6 à 15. Cependant le nombre des lits était plus considérable dans la salle où l’on reçoit les enfans les plus âgés, et les admissions y avaient été aussi plus nombreuses (1). Les relevés de M. Hache (2) confirment aussi la proposition que j’ai émise, puisque sur 108 autopsies il a rencontré la pneumonie 71 fois chez des enfans de 2 à 5 ans, et 37 fois seulement chez ceux de 6 à 15 ans. Ces résultats diffèrent un peu de ceux que M. Lombard a publiés (3) ; car, d’après ce médecin, les âges le plus souvent atteints de pneumonie dans I l’enfance seraient dans l’ordre de fréquence : 1° l’âge de 1 à 2 ans ; 2° la treizième année; 3“ le premier mois.
Si maintenant nous recherchons quelle est la fréquence de la pneumonie depuis l’âge de la puberté jusqu’à la vieillesse, nous voyons que les auteurs ne sont pas complètement d’accord entre r eux. Suivant Gullen, le maximum de fréquence de la pneumonie . aurait lieu de 45 à 60 ans (4). Griinaud la dit plus fréquente dans la vigueur de l’âge (5), et Laënnec (6), au contraire, pense, avec Arétée (7), que la pneumonie est beaucoup plus commune ■ chez les vieillards. J. Frank, tout en avouant que la pneumonie saft'ecte plus souvent les personnes d’un âge moyen, convient -aussi que, quand la maladie règne épidémiquement , les vieil- 1 lards en sont surtout affectés (8). Voulant résoudre cette imj portante question, à l’aide de la statistique, M. le professeur Choimel a publié plusieurs relevés, desquels il résulte que la pneu-
(1) Loc. cit., p. 77.
(2) Thèse, p, 54.
(5) Loc. cit,, p. 68
(4) Loc, cit., p. 23t.
r (o) Loc, cit., p. 30.
1(6) Traité de l'auscullalio/i, t. I, p. 34 7, 4« cdit,
(7) Loc cit,, L. I. c. 10, p. 9.
(8) /.oc. cit., p. 515, 314.
Ll'lüLüülE in; LA l'M'L'MOML.
inonie serait un ])eu plus commune ue 20 à 30 ans qu’à tout autre âge ; en eü’et , sur 90 individus atteints de pneumonie , il en a trouvé 28 âgés de 20 à 30 ans , tandis qu’il n’y en a eu que 9 de 30 à 40, 11 de 40 à 50 et 8 de 50 à 60. Dans l’épidémie de 1812 et 1813, la pneumonie a été aussi plus iréquente dans la même période de la vie, mais à un degré fort difi'érent. Sur 134 individus, 38 étaient âgés de 15 ù 30 , 34 de 30 à 45 , 38 e'galementde 45 à 60, 28 avaient plus de 00 ans (1).
J’ai précisé l’âge chez 292 malades seulement , et voici de quelle manière ils ont été répartis dans les différentes périodes.
Je 1 5 à 90 ans o4
Je 3 0 ù SO ans 82
Je 30 à 40 ans 58
Je 4 0 à 50 ans 4 3
Je 50 àJiOO 59
Je 60 à 70 26
Je 70 à 77 10
Voulant étudier plus complètement la question de l’influence des âges dans la production de la pneumonie, et désirant cjue mes résultats fussent contrôlés par le plus grand nombre d’observations possibles, j’ai réuni les faits contenus dans les relevés de Leroux (2), de MM. Choinel (3), Eouillaud (4), Briquet (5), ce qui m’a donné un total de 630 malades, que l’on doit classer par rapport à l’âge de la manière suivante :
Je 14 î\ 20 ans 84
Je 20 ù 50 ans 190
Je 39 à 40 ans. . . . * . 117
de 40 à 50 ans 107
Je 50 à GO ans 84
Je 60 à 70 ans 57
au dessus Je 70 ans 11
(1) Diction, demed., l. XVII, p. 211, 1'=e'Jit.
(2) Cours sur les général, de la mcd. prat., t. VI, p. 306 à 353.
(3) Dict. de jucd. , art. Pneumonie.
(4) Mémoires de l’acad. de mcd., l. VIII, et clini'pic médicale de l'hôp. de la Charité^ Faris, 1837, t. JI.
(5) Archives, 3= strie, 1, VII, p. 478,
AOF.
Ce dernlei’ tableau est absolument conforme à celui que j’ai formé d’après mes propres observations. Il résulte de leur examen que la période de 20 à 30 ans est celle qui présente le plus grand nombre de pneumonies. Ces deux tableaux semblent egalement prouver c|ue les inflammations pulmonaires diminuent de fréquence à mesure que les individus avancent dans la vie. Nous serions donc autorisés à dire avec la plupart des auteurs modernes que l’àge de 20 à 30 ans constitue une véritable prédisposition pour le développement de la pneumonie. Cependant une pareille conclusion n’est pas très rigoureusement déduite, et l’influence qu’on attribue à l’âge pourrait bien n’être pas aussi grande dans ce cas, qu’on le croit généralement. Si en effet , on observe plus de pneumonies de 20 à 30 que dans les âges qui suivent, cela ne pourrait-il pas dépendre en partie du plus grand nombre d’individus qui existent dans cette première période? C’est ce que prouvent en effet les statistiques de la ville de Paris (1). On conçoit sans peine que, s’il y a plus d’individus dans la période de 20 ù 30 que dans les autres , on devra y observer un plus grand nombre de malades. Je me suis convaincu, en effet , par des relevés que j‘ai fait faire pour deux années sur les registres de l’Hotel-Dieu que ce sont les individus de 20 à 30 ans qui ont fourni le plus grand nombre d’admissions dans les hôpitaux. En recherchant quelle est l’inflüence de l’âge dans la production de la pneumonie, et en comparant la fréquence de la maladie avec le chiffre de la population, nous trouvons que les phlegmasies pulmonaires ont leur maximum de fréquence de 20 à 30 ans; viennent ensuite les âges de lîî à 20, et de 30 à 40 ; la pneumonie devient moins commune entre 40 et 50 ; mais c’est dans la période de 50 à 60 qu’on rencontre le moins de pneumonies chez l’adulte. En calculant l’influence de l’âge, d’après les règles que j’ai posées, on voit donc que la pneumonie continue à être plus fréquente de 20 à 30 ans que dans toute autre période; mais on peut se convaincre que cette influence de l’âge est moins grande qu’elle ne semblait l’être d’abord. C’est ainsi qu'en n’ayant égard qu’aux chiffres des tableaux , on voit par exemple que le nombre des pneumonies
(t) Dcnonibrcmcnt de 1817. Voiries Rccherc. statis. sur la ville de Paris,