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noyaux indurés, disséminés çà et là dans les poumons. On a vu aussi sur quelles circonstances on devait s’appuyer pour s’élever à la connaissance de l’altération ; mais il est des cas d’un diagnostic encore plus difficile et qui, en général, restent méconnus pendant la vie.
Lorsqu’on effet, la pneumonie lobulaire n’a pas été précédée d’une affection cataniiale, lorsqu’elle survient pendant une maladie fébrile, telle que la variole ou l’affection typhoïde , elle a une marche très insidieuse , la toux existe à peine , et comme l’inflammation pulmonaire s’est développée dans le cours d’une maladie febrile , on ne peut que difficilement s’assurer de l’accélération du pouls et de la respiration. Unecirconstance qui doit alors <louner l’éveil sur l’invasion de la maladie, c’est une profonde altération des traits, qui a été notée dans les observations de MM. Ililliet et Barthez (I).
11 est probable que la pneumonie lobulaire se termine d’une manière favorable} toutefois, en raison de l’obscurité du diagnostic , il est impossible d’affirmer comme l’a fait M. Eurnei (2), que la guérison soit une terminaison très fréquente. Je crois au contraire, qu’eu égard aux conditions fâcheuses c|ui précèdent la pneumonie, et si on se rappelle que cette phleginasie survient le plus souvent dans le cours des maladies aiguës ou chroniques, qui ont profondément débilité la constitution du sujet, on sera au contraire porté à admettre, que la pneumonie lobulaire doit avoir pvt sque toujours une issue funeste , dans les cas du moins où elle a une certaine étendue. J.orsque la pneumonie lobulaire est simple, il nous est impossible de suivre les progrès de la résolution autrement que par l’amelioration graduelle, qu’on observe dans les symptômes généraux et dans quelques symptômes locaux , tels que la toux et raccéléraiiou des mouvemen.s respiratoires. Dans les cas, au contraire, où plusieurs noyaux s’étant réunis, ont donné lieu aux symptômes que provoque ordinairement l’bépalisation,on observera dans la résolution, les ])hénomènes physiques que nous avons indi- <|ués précédemment pour les pneumonies ordinaires. Suivant MM, Rilliet et Barthez, cette ré.solulion commence du septième
(l) Loc cil, p. t 07-
(2) Jouni, juillet, 1 833.
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au neuvième jour; mais ce n’est j>uèie (ju’nu vingtième , que les tlernièrcs traces de rCde disparaissent (1,. Un voit que comme dans les pneumonies ordinaires , la résolulion est assez lente, et il est probable qu’à l’époque où l’on voit cesser la crépitation, le murmure vésiculaire n’a pas encore repris toute sa pureté.
Fneumonics méLasLalujucs .
Si les pneumonies métastatiques ont quelques signes spéciaux, jusqu’à présent l’observation a été impuissante pour nous les révéler. On peut dire que de toutes les formes des pneumonies, celle-ci est la seule c]ui soit à peu près constamment et nécessairement latente. Les résultats fournis par la percussion et par l’accélération, sont absolument nuis, comme je l’ai déjà dit. L’auscultation des mouvemens respiratoires, la sensation d’oppression, existent dans des cas où les poumons sont sains, et ces symptômes paraissent provenir alors du trouble général de l’innervation, de même que la toux qui existe, semble être souvent, plutôt l’effet de la violence de la fièvre, que d’une atteinte directe portée sur les organes respiratoires. Enfin les crachats manquent, ou bien ils sont insignifîans ou bien dans les cas rares où ils existent, ils sont plutôt suspects que caractéristiques.
Je devrais peut-être terminer cet article par énumérer les symptômes propres à quelques autres formes anatomiques de la pneumonie, telles que la splénisation et la carnification; mais j’ai déjà exposé dans l’étude des symptômes, ce qui est particulier à ces variétés de l’hépatisation pulmonaire ; je ne les l'appellerai pas ici; devant bientôt, à l’article diagnostic diiférentiel, rechercher s’il est possible d’arriver pendant la vie à la connaissance de la forme anatomique de la pneumonie.
Je ne parlerai pas non plus de la pneumonie chronique ; car j’ai exposé précédemment tout ce qu’il m’était permis de dire à ce sujet. Quant à cette forme de la pneumonie chronique, qui accompagne la phthisie tuberculeuse, nous n’avons aucun moyen de la reconnaître ; les phénomènes qui pourraient la caractériser sont masqués par ceux de la ^maladie principale, ou se
(t) Loc. cil. p. t ÜT.