‹ Traité pratique de la pneumonie aux différens âges, et dans ses rapports, avec les autres maladies aiguës et chroniquesChapitre 46 sur 76 · PAR ABCÈS · texte numérisé non relu

PAR ABCÈS

rai (1) ; telk est encore celle que M. Cayol a publiée plus récemment (2); etc. y etc.

Enfin les faits préseatës par ItfM, Mtmod «t Bonnet de hjQXh à la Seoiétë Anatomiquei ne sauraien]: no» plus éti;e lo^vnopKé^ commis exemples d'abcès prinûtils du poumoB, ouverte k la sur^ face de la peau. Car dans le cas cité par M* Monod, c'était oa abcès froid^ et la lenteur de sm marché explique son mode de terminaison : dans c^bi de IMU Bonaet, iJL y avaiic prwitiveH ment h» ^pancbement puruleni dans la pièyre ; uoe poeaiMlMe légère étant akra survenue f elle se ternûal probablanent fax un abcès np sWviit dans l'emp^èuMi lequel foraMiitài V^t^ rieur une tumear fludMante, dans laqtteUe on eataadeÎA dfei gargouiUeDQient. Ainsi jusqu'à présent jji crois qu'il n'y a ayciui fiait qm prouve qu'une pneumonie à tnarrche aiguë ^ pmse- se terminer par un abcès, qui s'ouvrirait à travers tes partit \ho^ raciques. On conçoit facilement que ce mode de termîwdsoa doit être en efiet eixcessivenoent rare, à cause de la facilite qit-^ prouve le pus à s'éehapper par les broncheS) A cause Aué^ du temps très lon^ qu'exige la peiforation des paroia tiaionMstqim# Aussi voitH>n généi'alement» les malades sutOMkbeityaVâlil que la nature ait pu terminer le travail d'^Umiilatmi* On ttmjmt qu'il n'en serait pas tout à fait de même dans hk cas ^'abcâs chroniques ; les exemples assea fréqueas d'«iivertii#ei êétm^rnés à travers les pai ois thoraciques sucrait ^ur juslififer oette opinion, si }e n'avais pas rapporta' précédetiftittent un cas d^ab» ces froid, formé dans le poumon et fui s'était ouvert aar ki partie latérale du cou.

Ce que je viens de dire ne «^applique pas probaMciBeKt an abcès qui sont consëcutiJb à rintroduetito d'un corps «Mingirr dans le poumon. En eEet, les c^Ueaidnr iMnilen tes qtii[«e {brament dans ces cirjx>nstanc«S) sdnteckBci (pn paraissenC «iVoSi^ \è plus de tendance à s'ouvrir à la surface des tégumens. CMft j^airfifk être vrai j. surtout dans les €as où un épi d« Me > dWg« bu d'avoine , a'étant introduit par la pàréa supërfeura de» Voles aériennes, a piovoqué une ioflananMéon des pdumétts» Oh voit alors ces corps éum^||^ev« ebsmimr irapèéesMat jusqn'é H fiM^

(1) T. LXVin, p. 94.

(2) Clin, méd.y Paris^ 18S3| p.4S8.

TEBMInAISON DE LA ]

phéi'ie ilu poumon qu'ils eiinaminenL; ils le perforent, arrivent jusque sous la peau, où ils déterminent un abtès , et finissent par être éliminées avecli; pus, dès que le liquide vient à s'échapper à l'aide d'une ouverture spontanée ou faile par l'art. Des exemples de ce genit ne sont pas rares dans la science; je ciois que les deux plus récens ont été publiés par M.Baillj(l)etparM. Stnnski (2). Une objection pourtant peut être faite. On dira peut-êire que lorsqu'un épi de graminées qu'un malade a avale plus ou moins longtemps avant, s'échappe au moyen d'un abcès, à travers un des points de ia paroi ihoracique, cela ne prouve pas qu'il y ait eu réellement abcès pulmonaire , car il est possible en effet que le corps étranger ait seulementusc , perforé ou tout au plus enHammé l'organe, sans produire pourtant dans son tissu de collection purulente. Il n'y a rien d'impossible que les choses se passent ainsi dans quelques cas j mais il en est d'autres cerlainement où le corps étranger a fait suppurer le poumon dans un certain rayon , et l'abcès a dû se vider à l'extérieur en même temps que celui qui s'est développé consécutivement dans les parois de ta poitrine. C'est là, d'ailleurs, le mécanisme suivant lequel, sont expulsés la plupart des corps étrangers introduits accidentellement dans les viscères.

Engénéraljpendant que les phénomènes que je viens d'énunicrer otft lieu, plusieurs des symptômes de la période aiguë de la pneumonie ont cessé. Ainsi , les crachats ne sont plus rouilles, le point de côté a disparu; il n'y a qu'une oppression, et une dyspnée plus ou moins fortes. Quant aux symptômes généraux , ils varient suivant la terminaison que doit avoir la maladie. Si l'issue doit être fatale, la fièvre continue ou redoubler elle présenie les caractères de la fièvre hectique ; l'amaigrissement est rapide; bientôt un dévoîemeut coUlquatif survient, et précipite le moment faul.

Les abcès pulmonaires ont généralement une marche aiguë; à l'exception d'un malade qui a survécu jusqu'à la treiiième semaine , tous les autres ont succombé entre le cinquième et le cinquanle-cinquième jour, à dater du début des premiers syï

(I) Arch., t. lî, p. 46a,

(S) Bail, dalaSoc. aaat. IBSJ, S" bJiii:, p, HB.

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