‹ Traité pratique de la pneumonie aux différens âges, et dans ses rapports, avec les autres maladies aiguës et chroniquesChapitre 7 sur 76 · SI · texte numérisé non relu

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La pneumonie est une maladie qu'on observe plus ou. moins fréquemment à tous les âges delà vie, depuis la naissance jus-

qa'i la plus e&trênie TÎeillesse. Il éwmble à priori quok^^ la yie intra-utérine le poumon [qui n*exerce aucune foMkîon spéciale et qui est peut-être alors l'brgane le plus passif de Vëconomie^ dût être à l'aluri de tout tramU inflammatoire. Gepen* dant il existe dans les annales de la science^ plusieurs obsorvap tions authentiques qui prouvent que la pneumonie peut se dé* yeloppCT ches le fœtus. Elle »t en général limitée à des espaces tohis ou moins circonscrits» et, comme je l'ai déjà dit, elle déter- Jpne dans le parenchyme de l'organe, de petites coUections purulentes que Ton a probablement confondues plusieurs fois ayee des tubercules ramdUis.

On se. rappelle les faits de ce genre rapportés par Ghaussisr) par MM. GruTeilhier, Andral et Bepaul; enfin Billard (1) dit aussi que, ches trois enfans morts le premier jour de leur nais- •sanee, il a trouré un altération d'un des poumons asses avancée pour faire croire que la maladie avsit commencé dans le sein de la mèrt. Ghes deux surtout, le poumon gauche était hépatisé à sa base , et si cette altération de tissus n'existait pas pendant la vie intra-utérine, il est au moins très probable qu'elle s'était développée pendant ou imme'diatement après l'aocou* dieroent. Bans tons les cas, Taltération du poumon a entravé l'étabUssement de la respiration et a causé la mort des nou*veau-'ués; c'est ce que prouve surtout l'observation 63^.

Pai été témoin d^un fait semblable : en 1835 j'accouchai à l'Hôtel-Dieu une femme bien constituée et primipare qui , parvenue au terme de sept ou huit mois, mit au monde un enfant tiès petit et d'une maigreur voisine du marasme ; le.:po!u|# était insensible, les respirations étaient rares et peu profondes, il s'éteignit au bont^ quelques heures. A l'autopsie, tous les viscères forent trouvés intacts , à l'exception du poumon droit dont le lobe inférieur était converti dans sa totalité en un tissu rouge , livide, se laissant pénétrer facilement par le doigt, diffluent par places^ et même dans quelques points je crus reconnaître qu'une infiltration purulente commençait à se former. Les bords antérieurs et le sommet des deux poumons étaient seuls un peu crépitans. Dans cette observation, qui a b^gl^oup de rapport avec celle de Billard , il est évident que l'enSuit, à l'époque de la

(l) Traite des Malade des enf, now» nés* Paris^ ISSV, p. ftiS*

clftit vc'rilalileincnl aj^onUant par suite <t'uQe pnéuinonie ^lendnc, laquelle datait pruhabkmetit d'une époque asaez iloiguée, à eu jiigeidû moins pai l'état de faiblesse et de marasme. 11 y a donc un certain nombre de faiblesses de naissance et d'asplijiie des nouveau-nés qui ne reconnaissent d'autre cause qu'une pneumonie qui s'est développée pendant la vie intra-utérine. En eti'cl , sur 17 enfans nés à terme dans un état de faiblesse et de maigreur très prononcée, Billard a trouvé chei 8 une inflammation gastro-intestinale, cheï 6 une pneumonie, cliez 2une péritonite, clic; ] seul une pleurésie cUronique(l], A en juger par ce petit nombre défaits, la pneumonie paraîtrait devoir être une des maladies qui produisent assez souvent chez les eof ins naissans cet étal qu'on nomme vaguement faiblesse de naissance, et qui se lie erdinairenienl à quelque {jrave altération d'un organe important , altération développée pendant le couru inéDie de la vie intrà- utérine. Il est à nouhaitir (jua les médecins attachés aux maisons d'accoucliemens ouvrent les cadavres des enfans mort-nés ou qui succombent i>eu après la naissance , aUn de déterminer d'après un grand nombre de faits le degré de fréquence des pneumonies qui se développent pendant le cours de la vie intrà -utérine et qui deviennent ainsi une cause de la mort du fœtus et produisent le plus souvent un accouchement prématuré. D'ailleurs, dans tous les cas de ce genre qui ont été rapportés, il a été absolument impossible de saisir la nature des causes qui ont provoqué le développement de la pneumonie.

Pendant plusieurs siècles les médecins ont cru , d'après llippocraie (2) , que la pneumonie et la pleurésie ne se déclaraient jamais chez l'homme avant la puberté. Cependant, Arétée (3) et plus tard Triller (4) et Van Swieten (5), beaucoup moins exclusifs que le père de la médecine, signalèrent la pneumonie comme étant une affection assez rare dans l'enfance, satis être pourtant inconnue dans cette période de la vie. Cette opinion fut généralement adoptée par les [iralicicns les plus

(l) BiUarcI, p. HO.

(s) Coac. pra:., t.TUI, p. 883. Ed. Cburter.

(3) Ve Caus. acul. morb. 1. I, cb. 10.

(i).Jph.tO.

(s) Inaphorii,, j BT».

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