‹ Traité pratique de la pneumonie aux différens âges, et dans ses rapports, avec les autres maladies aiguës et chroniquesChapitre 8 sur 76 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

brcs An dernier siècle , et en paiiicullcr par RIorgagnî C\\ Ciilcn (2), Grimaud (3) et même par presqae tous les auteura <|it(\ à cette époque , s'occupèrent spécialemeni de la pathologie de renfance. Cependant» les nombreux traiftiix publiés depuis plus d'un quart de siècle, en Allemagne, en. Angleterre, et sur^ tout en France, ont démontré que. la pneumonie, loin d'être rare ches les enfans était , au contraire , Tune des makdiei aiguës les plus fréquentes et les pins meurtrières à cet âge. M. le docteur Lombard de Genève a, en effet, calculé (4) que depuis la naissance jusqu^à la puberté la pneumonie formait le* quart ou le cinquième des maladie! qu'on observe dans cette période de la vie, c'est-à-dire qu'à Vàae dont je parle, les inflammations pulmonaires! seraient trois on quatre fois plus commu^ nttf ^4{ue ches l'aduke. Mais il importe beaucoup ici de distinguer les cas de pneumonies fraucbes , ou primitives , et ceux appartenant aux pneumonies secondaires. Les premières en effet sont rares comparatiprement à la fréquence «trémc des secondes ; c'est sdnsl que dans les faits recueillis par Jkl. Yalleix (5), on voit la pneumonie simple figurer pour un cinquième seulement. MM. Gerhard (6) et Rufz (7) avaient même dit que la pneumonie primitive n'existait pas chez les enfons de 2 à 5 ans ; mais on ne saurait admettre cette opinion dans toute sa rigueur, puisque MM. Killict et Barthez en ont recueilli trois observations (8). Au contraire de six à quinze ans les pneumonies franches sont assez communes, puisque ces derniers autcura l'ont vue six fois chez vlngl^alades. Toutefois c'est aux pneumonies secondaires que se rapporte tout ce qu'ont a dit de rex|,rème fréquence des inflanmiations pulmonaires dans l'enfance ^ pour en donner une idée, il me sulBra de dire que M. Yernois sur 114 autopsies d'enfans non veau-nés a rencontré l'hcpatisation du pouifton 113 fois (9). M. Rufz a obtenu à peu près les mêmes résultats

(I) Lettre XX, § U.

(a) Med, prat.y Eflit. Je lîosquillon, 1. 1, p. 251.

(s) Cours des yièures, uH, p. 50. Montpellier, 1791.

(4) Bulletin de la Soc, mcd, d'émul,, uirch^ de mcd. t. XXV, p. 60.

(s) Clin, des enj\ nouv, nés, p. 43.

(ê) Voir son mémoire dans le Journal de Philadely»

(7) Jour, des conn, méd» chirurg,^ 3<^ année, p. 101.

(8) Pneumonie^ p. 76.

(9) Valleix, loc, cit., p. 176.

Page 1