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IV. — Sur la résistance du verre à l'attaque de l'eau

Dans le choix d'un \erre pour la construction des thermomètres, baromètres, niveaux, lentilles, etc., il est important de prendre en considé-

(*) Amaqat, Compressibilité' du mercure et élasticité' du verre (Comptes rendus, t. CVIII, p. 228; 4 février 1889).

(') A. Bôttcher, Ueber den Gang der Eispunktsdepressionen (ZeiUchrift fur Jnstrumentenkunde, t. VIII, p. 409; décembre 1888).

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ration les détonations que peut éprouver la surface du verre sous l'inr fluence de divers agents chimiques, de Teau chaude ou froide, ou de la vapeur d*eau.

On a reconnu que l'attaque de la surface est produite en grande partie par la dissolution des alcalis, et surtout de la potasse par l'eau ou la vapeur absorbée.

M. Schott (*) attribue à l'eau attirée dans l'intérieur du verre et cha<rsée violemment en vapeur les fêlures qui se produisent fréquemment dans le verre exposé à l'humidité, et chauffé ensuite, même avec précaution, dans un bain d'air à température élevée.

En examinant divers échantillons de verre chauffé dans l'eau pendant plusieurs jours, puis séchés et chauffés jusque vers i5o^, M. Schott a constaté des détériorations d'autant plus marquées que le verre contenait une plus forte proportion de potasse. Les verres à la soude étaient à peine attaqués, tandis que certains verres à la potasse se fendillaient ou perdaient de petites écailles. Des verres contenant de 33 à 4^ pour loo de potasse étaient complètement détériorés après un séjour de plusieurs semaines à l'air.

M. R. Weber, de Berlin, a proposé une méthode d'examen du verre qui consiste à exposer les échantillons pendant une journée à des vapeurs d'acide chlorhydrique et à les abandonner ensuite à l'air. Le verre se couvre d'une couche blanchâtre d'autant plus opaque qu'il a été plus attaqué.

Tout récemment, M. Mylius (') a employé le procédé suivant : On introduit une solution aqueuse d'éther dans une éprouvette faite avec le verre à examiner, puis on ajoute à la solution de l'éosine (C'^^H^lsO* notation atomique), qui produit, avec les hydrates alcalins, un sel coloré en rouge, en quantité proportionnelle à la détérioration du verre. D'après l'auteur, cette méthode serait plus facile à appliquer que celle de M. Weber.

D'après M. Warburg (*), on peut rendre le verre inattaquable par l'eau sur une de ses faces, en le recouvrant d'une couche de silice par l'électrolyse du verre lui-même. Les deux électrodes étant formées par du mercure, on chauffe le tout vers 3oo^, et l'on établit, sur les deux faces, une différence de potentiel assez forte (5o à loo volts). L'une des faces gagne alors de la silice, tandis que l'autre devient plus riche en alcalis.

On a reconnu que l'eau distillée conservée dans des flacons de verre est faiblement électrolytique ; elle l'est d'autant plus qu'elle a été en contact avec du verre plus riche en alcalis.

(«) 0. Schott, Ueber das Eindringen von Wasser in die Glasoberflàche {ZeiUchrift f, Inst., t. IX, p. 86; mars 1889).

(«) Mylius, Die Priifung der Ober/làche des Gloses dure h Far break lion {Zeilschrift fur Inst., t. IX, p. 5o; février 1889.)

(») E. Warburo, Ueber die Electrolyse des festen Gloses {Wied. Ann., t. XXI, p. 622; i884).

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