CHAPITRE IL
18. Éléments de Pôtude. — L'ëtude individuelle des ihcrmomèlres consiste, comme nous l'avons vu (3), dans la détermination des corrections relatives aux irrégularités de la division et du tube, aux déformations mécaniques du réservoir et à la valeur moyenne des divisions; elle comprend, pour les thermomètres étalons, trois parties distinctes :
i** Etude de la division et calibrage;
2® Détermination du coefficient de pression du réservoir;
3** Détermination de Tintervalle fondamental.
Cette étude étant terminée, les résultats en sont consignés dans quatre Tables de corrections, qui servent ensuite à réduire toutes les lectures aux conditions idéales auxqûîïlles satisferait un thermomètre parfait. Les corrections contenues dans ces Tables sont les suivantes :
1° Les corrections de calibrée et de division, qu'il faut appliquer aux lectures, pour qu'elles correspondent exactement aux fractions de l'intervalle [o-ioo] indiquées approximativement par la division.
'1^ Les corrections de pression extérieure^ ces corrections réduisent les lectures à ce qu'elles seraient si le thermomètre était soumis aune pression extérieure constante; on réduit généralement les lectures à la pression atmosphérique normale.
3® Les corrections de pression intérieure, qui ramènent les lectures, quelle que soit la position du thermomètre, à la position
4o THERMOMÉTRIE DE PRÉCISION.
horizontale, dans laquelle la pression exercée par le mercure sur le réservoir se réduit à la pression capillaire, que l'on considère comme constante ( * ).
4** Les corrections d^ intervalle fondamental j qui, appliquées aux lectures exprimées en divisions moyennes de réchelle, les réduisent en degrés.
Pour les thermomètres auxiliaires, la valeur moyenne d'une division doit être déterminée par des comparaisons avec un thermomètre étalon faites en un point suffisamment éloigné du zéro, dans des conditions données de la pression extérieure et intérieure. Les corrections des autres points sont déterminées par un calibrage. La Table des corrections d'intervalle fondamental est alors remplacée par une Table équivalente relative à la valeur moyenne du degré; par un choix convenable des unités, on peut faire rentrer cette dernière dans la Table des corrections de calibre.
On peut enfin déterminer, par des comparaisons, les corrections d'une série de points suffisamment rapprochés, et renoncer au calibrage (4). Pour une somme égale de travail, ce procédé est généralement moins précis que le premier.