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l3o THERMOMÉTRIE DE PIl^.CISION.

01. Thermoréffulateur. — Dans uae foule d'expériences, et particulièrement dans la comparaison des thermomètres, il est nécessaire d'obtenir un courant d'eau maintenue aulomaliquemenl à température constante. On emploie, dans ce but, un thermori'rgnlateur. L'appareil que nous allons décrire a été construit par M. Benoît; il donne de bons résultats et a l'avantage d'être très simple (■).

La fig. ^..'s représente ce régulateur appliqué au dilatomètre

Kig. 4-

Fizeau dans sa l'orme primitive (' ).

Le régulateur est formé d'un tube mince A, légèrement incbné, terminé en pointe pour la facilité du remplissage, dans lequel on a introduit quelques gouttes d'un liquide volatil ('). L'autre extrémité est soudée à un tube pJus étroit I, recourbé verticalement vers le bas, et mis en communication, par un tuyau de caouloiiouc T {fig. aS) à parois épaisses, avec un interrupteur de gaz.

Le gas d'éclairage, amené par le tuyau C descend par le tube

{') Le principe de cet appareil parait avoir lilé indiqué par M. ItalTdrd: MM. \ndree et Schlœsing ont coDsiruil des régulalcurs analogue».

(') BbnoIt, Éludei sur l'appareil de /If. FUeau pour la mesure des dilatations ( T. et M., t. r, p. C.9 Pt suiï.; i8Si ). Nous décrirons, dans te Chapitre VI, le ditalomàtrc perfectionné.

(') Pour pnivenir le développement subit de la vapeur, il est bon de laisser une petite bulle d'air à rexlrémité du Iul>e.

CHAP. II. ÉTUDE DES THERMOMÈTRES. l3l

intérieur jusqu'à l'orifice a, retnonle ensuite dans l'espace annulaire compris entre lui et le tube B qui l'enveloppe, et s'échappe latéralement en D, d'où il est conduit au brûleur. Celui-ci est mis, en outre, en communication directe avec ta prise C par un deuxième canal H, muni d'un robinet qui laisse passer constamment une petite quantité de gaz et maintient le bec en veilleuse, quand, par l'efTet du jeu de l'appareil, le passage se trouve fermé en a. Le tube H peut aussi être séparé de D et aboutir directement à un petit orifice appliqué contre un brûleur de Bunsen, et

servant d'allumeur. Le tube T est rempli de mercure, qui presse sur le liquide volatil.

Le jeu de l'appareil se comprend aisément. L'interrupteur étant lise à une hauteur déterminée et le niveau du mercure réglé à quelques centimètres au-dessous de l'orifice a, on allume un brûleur sous l'étiive ou sous la cuve à échaulTer. Lorsque la température est assez élevée, il se produit, dans le liquide volatil, une bulle de vapeur dont la tension va croissant et dont le volume augmente; le mercure moute dans le tube B, et, pour une temperature donnée, ferme le passage en a; l'étuve ou la cuve se refroidit alors par le rayonnement ou l'entrée de l'eau qui maintient le niveau constant; le mercure baisse, le gaz afdue de nouveau au brû-

l32 THERMOMÉTRIE DE PRÉCISION.

leur el la température remonte. Il se produit ainsi une série d*oscillations de plus en plus faibles, après lesquelles la température de Tétuve ou de Teau dans la cuve est sensiblement constante.

Deux tubes latéraux, F et K, servent à ajouter ou à enlever du mercure suivant les besoins. L'interrupteur est fixé sur une planchette mobile le long d'une glissière sur laquelle elle peut être arrêtée à une hauteur convenable par une vis de pression M. Pour obtenir une température donnée, il faut régler l'appareil de telle manière que la distance verticale de Torifice a au réservoir A, augmentée de la pression atmosphérique, soit égale à la tension maxima de la vapeur du liquide à cette température. Ce réglage se fait approximativement au moyen d'une graduation tracée sur la glissière.

L'appareil est d'autant plus sensible, et la constance de la température (influencée par les variations de la pression atmosphérique) d'autant mieux garantie que la variation de tension de la vapeur par degré est plus grande, c'est-à-dire le liquide plus volatil. Cependant, un liquide donnant à l'appareil une sensibilité suffisante à la température ordinaire exigerait, pour fonctionner à des températures élevées, que la course de l'interrupteur fût très considérable. On évite l'inconvénient d'une sensibilité trop faible ou d'une course trop grande, en installant, dans les appareils qui doivent fonctionner dans des limites de température très étendues, deux thermorégulateurs destinés respectivement aux températures basses et aux températures élevées. On peut employer, pour le premier, un mélange d'éther chlorhjdrique, qui bout, sous la pression normale, à -f-ii*^, et d'éther méthylchlorhydrique, qui bout à — 24*^. Ce régulateur peut fonctionner entre o^ et 40**, pour une course d'environ 2™. On a, pour la même course, un régulateur fonctionnant entre /\o^ et 80", en employant un mélange d'éther éthylique et d'alcool méthyliquc.

CHAP. III. — CAUSES d'erreurs. 1 33

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