‹ Traitʹe pratique de la thermomʹetrie de prʹecisionChapitre 53 sur 111 · Marche progressive et déplacements permanents · texte numérisé non relu

Marche progressive et déplacements permanents

Nous donnerons maintenant les résultats numériques relatifs à diverses sortes de verre. Le mieux étudié jusqu'ici est le verre dur français, sur lequel on possède des données assez complètes. Nous prendrons ce verre comme type et nous décrirons en détail ses propriétés thermiques; nous y joindrons les renseignements isolés relatifs aux autres verres, moins importants jusqu'ici pour la Thermométrie.

(■) J.-M. Crafts, Les mesures thermométriques et la détermination des points de fusion et d'ébullition (^Agenda du Chimiste^ édit. de i883, p. 338; Hachette).

THERMO>fÉTRIR DK PRÉCISIOjy.

Comme uous Tavons vu, il n'y a pas de diflerence de principe entre la marche progressive du zéro, qui se produit à la température ordinaire, et l'élévation occasionnée par un recuit prolongé à une température élevée; cependant les phénomènes observés dans les deux cas diffèrent dans une mesure telle, que leur caractère n'est pas le même. Nous les étudierons séparément.

Ascension lente aux températures basses : a. Verre dur, — Des analyses très précises, faites par M. Tornoe (*) sur des déchets de tubes employés par M. Tonnelot pour la construction des thermomètres, ont donné les résultats suivants :

Silice

Acide sulfurique (SO') . .

Chlore

Alumine

Peroxvde de fer

Chaux

Soude

Potasse

Magnésie

Protoxyde de manganèse .

Echantillons.

No 2.

traces

traces

traces

1 1 ,ov>

iu,8i

traces

traces

traces

traces

traces

traces

La marche du zéro a été observée pour un grand nombre de thermomètres en verre dur. Les nombres qui suivent se rapportent à sept thermomètres Tonnelot (4-381-4387), construits en juin 1884 et employés constamment depuis le commencement de 1880. Dans les premiers temps, ces thermomètres furent portés plusieurs fois à 100'* et maintenus à cette température pendant quinze à trente minutes ; dans la suite, ils ne furent pas exposés à des températures supérieures à 4^'\ La position du zéro est ramenée à ce qu'elle eût été si ce point avait été déterminé après une exposition prolongée des thermomètres à o" (*).

(') H. ToRNÔE, Sur quetques analyses chimiques faites pour le Bureau international des Poids et Mesures {T. et il/., t. V).

(•) Dossiers du Bureau international.

CEIAI*. III.

CAL SES 1) £IinRLR8.

Dales.

'23 février i88j. . .

'24 juillet 1885....

3o novembre i885

93 mars i886

i4 décembre i886 •'.I septembre 1887 t29 août 1888

Position inoyonue du zéro.

-O, io6

Ascension

entre deux par

déterminations. mois.

0,006 o,ooi5

Nous voyons que, deux ans après la construction des thermomètres, le zéro ne s'élève plus que d'un millième de degré environ par mois. Si donc, après deux ans d'emploi, on détermine la position du zéro à quelques mois de distance, on peut, avec une précision suffisante, calculer sa position pour les époques intermédiaires par une interpolation proportionnelle au temps. A partir de la troisième année, la variation est insensible.

b. Cristal dur français. — M. Torniie a trouvé, pour le cristal dur français, la composition suivante :

Kchanlillons.

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