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IO THERMOMÉTRIE DE PRÉCISION

tempéralures et par une élude soignée des thermomètres, les erreurs probables totales de l'étude et des observations ont été réduites au même ordre dé grandeur que la différence de marche réelle entre les thermomètres.

Les premières expériences très précises entreprises dans le but de déterminer ces dernières ont été exécutées au cours des recherches qui ont précédé l'adoption d'une échelle thermométrique normale par le Comité international des Poids et Mesures (* ).

Une série d'expériences préliminaires fut entreprise en i884 par M. Guillaume (^). Cinq thermomètres Tonnelot en verre dur et trois thermomètres Alvergniat en cristal furent comparés entre o° et 35°. L'erreur probable moyenne d'un thermomètre Tonnelot, telle qu'elle vient d'être définie, fut de 0,00 1 5 degré.

Peu après cette époque, la construction, l'élude et les procédés de comparaison des thermomètres furent encore perfectionnés, et diverses séries de comparaisons faites au Bureau international des Poids et Mesures donnèrent des résultats sensiblement meil> leurs.

En i885, M. Chappuis (') compara, deux à deux, en série fermée, quatre thermomètres en verre dur entre o** et 78"; l'année suivante, de nouvelles comparaisons entre quatre autres thermomètres de même matière furent faites par le même observateur entre — 10** et + 3o°. Enfin M. Guillaume compara, en 1886, deux thermomètres en verre dur et deux en cristal dur entre o" et 5o®. Nous donnerons ici les résultats de ces comparaisons.

Dans chacun des Tableaux suivants, la première colonne contient la température approximative moyenne de la série. Dans les deux premiers, les quatre colonnes suivantes indiquent les écarts de chaque thermomètre par rapport à la moyenne des quatre, et les deux dernières l'écart moyen et l'erreur probable

( «) Des expériences de même nature avaient déjà été faites par M. Thiesen en 1877 (voir Vergfeichungen von Quecksilberthermometern, etc.), et par M. Benoit en 1881 (voir Mesures de dilatation, etc.); mais le verre des divers thermomètres employés par ces observateurs était sans doute peu homogène.

(') Ch.-Ed. Guillaume, Études thermométriques. Pour la composition da verre dur et du cristal dur, voir (67).

(") P. Chappuis, Études sur le thermomètre à gaz, etc., p. 21.

CHAP. IV. — SUR l'échelle DU THERMOMÈTRE A MERCURE. 311

moyenne d'un thermomètre. Dans les deux derniers Tableaux, l'écart moyen n'est autre chose que la demi-différence des thermomètres de même espèce.

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