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CUAP. V. — SUR l'échelle THERMOMÉTRIQUE NORMALE. 22^
Nous comparerons plus lard (H4) ces résultats aux différences trouvées directement entre les thermomètres à azote et à acide carbonique.
96. Recherches modernes sur le thermomètre à gaz. — Pendant longtemps, les recherches de Regnault(*) sur le thermomètre à gaz demeurèrent les plus précises et les plus étendues que Ton possédât; ces belles expériences, exécutées vers i84o, suffisaient aux besoins de la Science; mais, plus tard, de nouvelles études devinrent nécessaires. Les recherches récentes se divisent d'elles-mêmes en trois groupes ayant des tendances différentes et leurs moyens d'investigation propres.
Ce sont d'abord les expériences aux températures très basses, qui se sont étendues jusqu'à la liquéfaction des gaz désignés, il y a peu d'années, sous le nom de permanents. L'appréciation des températures les plus basses qui aient été atteintes laisse un peu de part à l'arbitraire; on peut en fixer la limite à — 225'*. Nous aurons l'occasion de revenir sur cette importante question.
Les recherches aux températures élevées forment un autre groupe; la limite v est imposée surtout par la déformabilité et la perméabilité des réservoirs. Les expériences ayant fourni des résultats de quelque valeur paraissent s'être arrêtées vers 1400** (2).
Enfin, le troisième groupe est constitué par les recherches de précision aux températures moyennes. Toutes les expériences récentes ayant pour but la comparaison des thermomètres à mercure avec le thermomètre à gaz rentrent dans ce dernier groupe. Elles forment deux subdivisions : les recherches très précises (la limite de la précision est peu éloignée du millième de degré) à des températures inférieures à loo'' et les expériences de moyenne précision au-dessus de 100".
Nous nous occuperons essentiellement des recherches très précises, dont l'étude formera la majeure partie de ce Chapitre ; nous donnerons ensuite quelques détails sur les comparaisons de
( * ) Rkonault, Dilatation des fluides élastiques ( Relation des expériences, t. I).
(*) Voir, en particulier, J. Violle, Chaleurs spécifiques et températures de fusion de plusieurs métaux refractaires {Comptes rendus, p. 702; 1879).
228 THERMOMÉTRIE DE PRÉCISION.
moindre précision aux températures que les expériences précises n'ont pas encore atteintes. Enfin, nous exposerons brièvement les résultats de quelques recherches aux températures très basses ou très élevées.
Parmi les expériences précises, celles qui ont été exécutées au Bureau international des Poids et Mesures occupent le premier rang; elles font partie du grand ensemble de recherches commencées en iS-jS, sous les auspices du Comité international, dans le but de préparer l'unification de l'échelle thermométrique. Ces expériences peuvent être considérées aujourd'hui comme terminées; elles ont fourni les éléments de la discussion sur le choix d'une échelle normale des températures (113).
Un premier travail fut confié à M. Pernet, qui prépara et commença l'étude du thermomètre à hydrogène. Ses comparaisons, dont les résultats n'ont pas encore été publiés, ont été faites entre o** et 35°.
Plus tard, M. Chappuis construisit un nouvel appareil et reprit le travail ab ovo; nous exposerons ici la méthode qu'il a suivie et rendrons compte de ses résultats (* ).
EXPÉRIENCES DE M. CHAPPUÏS.