Limite d'emploi du thermomètre à hydrogène
La concordance entre l'échelle du thermomètre à hydrogène et l'échelle absolue ne subsiste évidemment que dans les limites entre lesquelles ce gaz jouit des propriétés qui caractérisent un gaz parfait; cette concordance cesse aux températures très basses, un peu avant que l'hydrogène passe à l'étal liquide.
On ne possède, pour le moment, aucun moyen rigoureux de déterminer l'erreur du thermomètre à hydrogène dans les régions où ses indications peuvent être suspectées. Il faut avoir recours, pour cette recherche, à des moyens détournés qui ne permettent que des conclusions probables.
Deux méthodes complètement différentes peuvent être suivies : la première consiste à conclure par analogie, en examinant la dilatation d'autres gaz dans le voisinage de leur température critique; la seconde est basée sur une comparaison du thermomètre à hydrogène avec des échelles au moyen desquelles l'extrapolation présente un certain degré de probabilité.
Première méthode : Expériences de M. Olzewski, — Au cours de ses recherches sur la liquéfaction des gaz, M. 01zewski (*) a comparé incidemment des thermomètres à azote, à oxygène et à bioxyde d'azote à un thermomètre à hydrogène. Les températures critiques de ces trois premiers gaz sont respectivement, d'après M. Olzewski, — i46°9 — 11 8**, 8 et — 93®,5; leurs
(*) Olzewski, Ueber die Dichte des fliissigen Methans, sowie des verflûssigten Sauerstoffs und Stickstoffs {Wied. Ann., t. XXXI, p. 58; 1887).