I. — Sur runitô absolue de pression (voir note, p. i
L'unité absolue de pression, dans le système G. G. S., est la dyne par centimètre carré ; l'unité pratique dans ce système est un million de fois plus forte. Nous pouvons calculer sa valeur approximative, en hauteur mercurielle dans les conditions normales.
D'après une détermination récente de M. le commandant DefTorges, la
cm valeur de ^ à l'Observatoire de Paris est égale à 980,96 — ^' En réduisant
cette valeur à la latitude de 4^° ^t au niveau de la mer {voir p. 3o et Table 111), on trouve
En admettant provisoirement, faute de données précises sur ce point, que la densité de l'eau (rapport de la masse au volume) soit égale à l'unité, la densité absolue du mercure à 0° sera égale à 1 3, 6956. La pression exercée sur i*"' par une colonne du mercure de i"" de hauteur située à 45° et au niveau de la mer sera de i3332,25 dynes. La pression d'une mégadyne sera donc donnée par une colonne de 750"*", 06 (A Paris, on aurait j3336,74 dynes, et 749"*"*, 81). En adoptant provisoirement, comme unité pratique de pression dans le système G. G. S., celle qui est donnée par une colonne de mercure de 750"'", 00, on commettrait une erreur inférieure à l'incertitude qui règne encore sur les éléments du calcul.
On peut espérer que la densité de l'eau sera déterminée de nouveau dans un avenir prochain, avec une précision voisine de un cent-millième. Il y aura peut-être lieu alors d'adopter, pour toute la métrologie, et, en particulier, pour la thermométrie, une nouvelle unité de pression qui sera ou bien aussi voisine que possible de la mégadyne par centimètre carré, ou bien donnée par une colonne mercurielle de 750"*" de hauteur. Dans l'adoption de cette unité, il ne faudrait pas perdre de vue le fait qu'il est souvent avantageux de s'écarter légèrement de la valeur la plus probable d'une unité dérivée, si l'on gagne, de cette 'manière, une unité pratique facile à retrouver.
3l8 THERMOMÉTRIE DE PRÉCISION.