‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 131 sur 166 · RESPIRATION AVANT LA NAISSANCE · texte numérisé non relu

RESPIRATION AVANT LA NAISSANCE

nei»/ trois ou quatre foisy et Tenfant est mort-né. Du reste point de race d'air dans les poumons.

Cet accoucheur a observé aussi des tentatives de respiration dans m cas de chute du placenta, et il a vu des mouvements respiratoires t€ manifester déjà pendant la version dans un accouchement où 'eaEuit vint pâle et mort.

Dans tous ces cas on a trouvé des ecchymoses pétéchiales, c*est-àlire des extravasations nombreuses et pojntillées sur la surface des |N>amons et du cœur.

La conclusion de tout ce qui précède^ c'est que le fœtus, pendant la vie intra-utérine et après le détachement des membranes, peut Faire des essais de respiration et même aspirer le contenu liquide de l'œof. Mais ce fait ne contrecarre en rien les résultats de la docimasie pulmonaire, car les poumons de tels enfants gagnent toujours le fond de l'eau, et dans les cas rares où ils surnagent, cela ne tient qu'aux enais d'insufflation auxquels ils ont été soumis.

Maintenant, dans la pratique de la médecine légale, cette question le respiration intra-utérine est sans influence sur la solution de la liitstion de la vie extra -utérine; car les circonstances qui provo- ^nl cette respiration intra-utérine sont celles d'un accouchement plus ou moins difficile, artificiel et toujours très long. Il faut que les MQx se soient écoulées, que l'enfant ne descende pas dans l'utéras, qu'il se présente par la face, que l'orifice du col de l'utérus loit largement ouvert, que le canal du vagin soit élargi par la main de l'accoucheur. Alors il peut y avoir non-seulement cet effort inslioctify court et sans résultat observé dans les cas précédents, mais Qoe entrée de l'air dans les paumons^ une respiration réelle, enfin tm vagissement utérin.

Or les enfants trouvés mort-nés et apportés au médecin légiste»

pour la docimasie pulmonaire, sont toujours le résultat d'accouché*

ments clandestins qui ont dû être très courts, sans'quoi ils ne seraient

pas restés clandestins. Et pendant ces accouchements courts, l'enfant

■'a rencontré ni les conditions ni la nécessité d'une respiration

dans l'atérus.

408 BIO-THANàTOLOGIB DES NOUVEAU-MÉS.

Donc nous concluons : Que tout enfant né clmndestinenuni, fut présentera des traces de respiration^ doit être considéré comme ayant respiré après sa naissance (ni pendant ni avant)^ c'ai-àdire que V enfant est né vivant.

Dans le cas où l'enfant n'est sorti que par la tète et est eicilé i la respiration entre les cuisses de sa mère, on ne peut le considènr comme ayant poussé le « Tagissement utérin » :'

<( 3. — Docimasie palmooaire.

Les objections que l'on a soulevées contre la docimasie pulmonaire en général sont aussi peu sérieuses que celles qui ont été dirigées contre chaque épreuve de cette docimasie.

Nous allons étudier cette docimasie avec tous les détails qu'elle comporte.

A, Apreutc du foie.

Les épreuves et expériences proposées par MM. Daniel, Bernt^ Wildberg, Tourtual, etc. , sont trop compliquées pour être mises Daci— leroent en pratique, aussi n'a-t-on pu vérifier toute leur valeur, et nous serions nous même très embarrassé de donner notre opinion à leur égard.

Nous ne croyons pas devoir nous appesantir beaucoup sur la critique des épreuves proposées pour le foie dont le règlement avec intention ne fait pas mention. Il est vrai que le poids du foie diminue par le fait de la respiration, et que par conséquent les rapports des poids du foie et du corps changent; mais ce fait ne mérite pas grande attention, car ce changement de poids n'a pas lieu avec les premiers souffles, mais seulement après une respiration prolongée et active, el alors les épreuves faites sur le poumon ne peuvent laisser aucun doute. Ces épreuves sur le poids du foie sont donc superflues. Or, ce qui est superflu doit être rejeté comme inutile et même comme nuisible dans ces circonstances où les épreuves incertaines servent d'armes aux avocats contre le médecin.

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