CAUSES DE MORT
S 1. Généralités.
Il arrive souvent des cas dans lesquels l'examen le plus minutieux d'un cadavre ne monlre pas un dérangement matériel qui puisse expliquer la mort. Ces exemples se présentent quand la mort a été la suite de mauvais traitements qui causent une maladie générale et qui finissent, après plusieurs semaines ou plusieurs mois, par amener la mort: Tintervalle de In maladie laisse aux traces des violences le temps de disparaître de la surface du corps.
li arrive d'autres cas dans lesquels un homme a succombé à une mort violente parce qu'on l'a vu tomber malade et mourir au milieu de circonstances que l'on ne peut expliquer, et cependant la dissection n'offre rien qui puisse prouver que la mort a été violente. Ce sont des cas qui embarrassent le médecin-légiste peu exercé. On ne trouve rien d'anormal ni à la surface du corps, ni dans les cavités crânienne, thoracique ou abdominale. De quoi le décédé est-il donc mort? Quelle conclusion peut- on faire? Le médecin déclarera-t-il qu'il ne sait pas? Qui dira à la justice comment un homme est mort, si l'expert se déclare incompétent?
Une telle déclaration d'incompétence, outre qu'elle ne rendrait aucun service à la justice et qu'elle compromettrait la dignité scientifique, indiquerait que l'on ne comprend pas le but judiciaire des autopsies médico-légales. Il importe peu à la justice qui guette la trace d'un crime et qui veut savoir la vérité, d'apprendre les causes physiologico-pathologiques de la mort ; par exemple, une fièvre nerveuse, un marasme, qui certainement ne pourront pas être constatés parl'autopsie. Le juge a seulement besoin de savoir si la mort est arrivée par les voies naturelles, par suite d'une maladie (n'importe laquelle) ou par un moyen violent, artificiel, par la faute d'un tiers. Dans le premier cas, naturellement, le juge abandonne l'affaire. Dans certains