‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 26 sur 166 · CAUSES DE MORT. — MORT VIOLENTE · texte numérisé non relu

CAUSES DE MORT. — MORT VIOLENTE

cas il arrive que le juge, qui conaaii les anle acta^ denianJe des délails sur celte € maladie » admise par le médecin comme cause de mort, et désire, par exemple, savoir si elle a été la suite de mauvais traitements antérieurs. Si, alors, le médecin-légiste sait les antécédents, il ne lui sera pas difficile de juger la question. Nous en rapporterons plusieurs exemples.

Il n'y a que pour les cas, heureusement rares, dans lesquels on soupçonne que la mort a eu lieu ou a été accélérée par riropéritie des médecins, que Ton doit admettre une exception à la règle que nous avons posée et qui dit que la déclaration de c maladie » suffit dans le rapport. Ici il va sans dire que Ton doit rechercher par l'autopsie un diagnostic précis de la maladie mortelle et de sa période de déve« loppement.

C'est seulement dans ces cas qu'il est nécessaire de faire une description spéciale des altérations pathologiques, par exemple des tubercules, des* cavernes, des dégénérescences du foie, des reins, des tumeurs, de la période des inflammatiojos, de la gangrène, etc. , tandis ^e, dans toutes les autres autopsies, cette description spéciale est ^Qperflue, et une description générale suffit. En efiTet, si l'on décrit avec détails une altération purement pathologique qui n'est pas du tout en rapport avec la mort violenté, par exemple, si l'on fait une description minutieuse d'une hydropisie de l'ovaire chez une femme foi a été étranglée, d'une maladie de Bright, chez un homme qui a ^Çu une balle dans le cerveau, etc., cela ne sert qu'à prolonger, sans l^ulet sans profit, l'autopsie et le procès-verbal, et il faut se souvenir <|Qe l'autopsie doit être légale et non pas clinique «

J s. «— Mort violente.

Les cas dont nous venons de parler dans le paragraphe précédent forment la minorité des cas médico-légaux; le plus souvent on a ^flaire aux morts violentes. La mort violente peut avoir lieu de six n^anières différentes.

1* Mort par cause mécanique, — La plupart du temps cette mort n. 4

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est subite. L'harmonie de Torganisme est violemment dérangée en partie ou en totalité : par exemple, par l'écroulement de maisons, de murailles, d'échafaudages, de mâts de vaisseau; lorsque le corps est écrasé par une aile de moulin, paç une roue de machine, ou bien lorsque le corps est brûlé, lorsqu^il est broyé pat une voiture, un chemin de fer, lorsqu'il est atteint par une explosion de poudre (i)) lorsqu'un nouveau-né est empaqueté avec force dans une caisse, etc. La plupart des blessures par armes à feu appartiennent à cette caté-* gorie, surtout celles par lesqtielles le cerveau , le cœur, la moelle épinière, les gros vaisseaux, ou le poumon ont été atteints.

Lorsque la mort ne survient pas par cause mécanique, elle a lieu par cause dynamique; mais on peut diviser ces causes dynamiques ainsi qu'il suit :

2° Mort par neuroparalysie. — C'est juste l'opposé de la mort par cause mécanique, ainsi qu'on le voit sur le cadavre. Le méca* nisme général de l'organisme n'est nullement altéré par la neuroparalysie (apoplexie nerveuse)^ on ne trouve aucun changement sur le cadavre. Les résultats de rautopj^ie sont tout à fait négatifs, et on arrive à la conclusion que ce genre de mort a eu lieu, par exclusion de toutes les autres causes, sans pouvoir le prouver positivement. On la rencontre souvent chez les noyés et les pendus.

3<> Mort par inflammation, — La vie peut être terminée par l'inflammation d'un organe important et ses suites, telles que la suppuration, l'épanchement, la gangrène, etc. C'est ainsi que finissent un prand nombre de blessures, celles du cerveau, des p^bumons, du foie, des intestins, du péritoine, etc.; ou bien ce mode de terminaison est

(1) A Toplosion du laboratoire du préparateur de feux d'artifice D..., quatre per^ Sonnes périrent. D... eut toute la moitié gauche de la tôte fracturée et enlevée, son cadavre ne présenta pas d'autres lésions. Un ouvrier avait les os du crâne compli^tement écrasés, tandis que les téguments étaient intacts. J'ai observé ce phéno« mène deux fois dans les blessures à la tôte. La femme de D... a\aitété tuée vraisemblablement par la chute d'une planche. Un autre ouvrier, qui était malade et était couché dans une baraque prés du laboratoire, fut lancé à cent piedi avec son Ut. Son cadavre était tout à fait niéconnaissabic, la télc fracturée, tous les membres écrasés. La baraque et le laboratoire avaient complètement disparu.

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