PARTIE TMANATOLOGiyUE
erronée. Car, d'après cette théorie, il senihliT.rt Tncile ric distinguer une lésion faite pendant la vie d'une lésion faite après la mort ; on devrait reconnaître avec sûreté cette dernière à l'absence de phénomènes de réaction sur le cadavre, et cependant le contraire se voit souvent sous des conditions que nous allons énumérer.
Déjà, sous le n*" 2, nous avons montré la ressemblance qui existe quelquefois entre ces deux sortes de blessures ; cette analogie est surtout très grande lorsque la blessure a causé une mort immédiate et foudroyante. Par exemple, lorsque la blessure est produite par un instrument tranchant et contondant, un coup de sabre qui a frappé un organe important : le cœur, les poumons, un gros vaisseau. Le blessé, pour ainsi dire, ne meurt pas, il est mort ; c'est-à-dire, il n'y a aucun état intermédiaire entre la vie et la mort , aucune agonie ; il vivait et il est mort dans la même minute. On devra penser à priori que dans de tels cas une réaction ne consistant qu*en une ecchymose des bords n'a pas eu le temps de se former, encore moins, bien entendu, une suppuration, une tuméfaction, etc.; et l'expérience démontre que dans ces cas la blessure se présente sur le cadavre absolument sous le même aspect qu'une blessure faite artificiellement tout de suite après la mort, He sorte que l'on ne peut les distinguer l'une de l'autre. Ainsi il faut conclure en thèse générale : c Qu'il est très difficile de distinguer les blessures faites sur le vivant, des blessures faites après la mort. »
Nous n'avons pas besoin de dire que cela est d'une importance énorme en pratique, car souvent les blessures que l'on trouve sur les cadavres ont été produites par des instruments pour retirer les cadavreide l'eau, des lieux d'aisances, des fumiers, de dessous les ébbulements, et que dans ces circonstances on a à examiner justement ces blessures.
Les cas qui suivent prouveront celte thèse.
Cas. 47. — Perforation du sternum ; blessure de la crosse de l'aorte.
L'ouvrier Siegel, ancien valet de buurieau, avait clé répudié par sa femme, et toutes les tentatives qu'il avait faites pour la ramener à lui avaient été vaines. Il