TÊTE
Lorsque l'intpection extérieure est finie, on commence la dissectioB.. D est nécessaire d'être dans une salle bien éclairée, il ne faut pu se contenter d'une lumière artificielle qui est tout à fait insofiSsanto pour pouvoir apprécier les couleurs qu'il peut être important d'examiner. Cependant, à la rigueur, la lumière artificielle est enem préférable à un jour trop sombre. Dans tous les cas on doit cem» meucer par ouvrir la cavité dans laquelle on a lieu de supposer ^ se trouve la cause de mort, soit à cause d'une blessure qui se trouve à l'extérieur soit par des raisons générales physiologiques par exemple : chez les asphyxiés, la poitrine; chez les empoisonnés^ l'abdomen, etc. Les nouveau-nés seuls font exception, car, comme on doit examiner la position du diaphragme, il faut toiyours commencer par ouvrir la cavité abdominale.
Dans les cas où l'on n'a aucun indice préalable qui fasse soupçonner quelle a été la cause de mort, il est bon de commencer toujours par la tète, quand ce ne serait que pour retarder l'ouverture des autres évités qui exhalent une odeur si infecte. Le règlement au paragraphe 12 indique la meilleure méthode à suivre pour ouvrir le crâne. Je ferai remarquer que, même lorsqu'il y a des fractures ou des écrasements du crâne, cette méthode doit être suivie scrupuleusement. Dans deux cas, le juge d'instruction eut l'idée de nous demander de préparer le crâne écrasé, afin de le présenter aux jurés ad oculos. Le crâne fut préparé de la manière ordinaire et mis sur la table des corps de délit, et ce procédé n'a pas manqué de faire son effet.
Pour les nouveau-nés, il n'est pas nécessaire de scier les os, car les sutures se laissent couper avec des ciseaux et écarter suffisamment pour qu'on puisse examiner le cerveau. Pour l'examen de la base du crâne, il ne faut pas négliger de séparer le périoste, sans