‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 64 sur 166 · INSPECTION INTÉRIEURE. — COU ET THORAX · texte numérisé non relu

INSPECTION INTÉRIEURE. — COU ET THORAX

qaoi on pourrait ne pas voir la présence des fissures très petites. Une dissection anatomique spéciale du cerveau n'est pas nécessaire, car il ne faut pas oublier le but de l'autopsie qui est pureit médico-légal, et des organes tels que la glande pinéale, etc., sont importance. Comme le règlement le prescrit, on doit disséquer les deux cerveaux et leurs 'enveloppes, les ventricules et leurs plexus, te peit de Varole et la moelle allongée, les sinus et les os du crâne.

30 QQjj £T THORAX.

L'ouverture du thorax, comme le prescrit le paragraphe 13 du règlement, doit être précédée de la dissection du cou dans laquelle ou devra surtout examiner le larynx, la trachée-artère, l'œsophage, tes grands vaisseaux et les vertèbres. Dans les cas où cela semble nécessaire, on ne doit pas négliger de regarder la langue, la cavité bncGale et le pharynx, lorsque, par exemple, on soupçonne qu'il y a ^ asphyxie causée par la présence de corps étrangers ou empoisonnement par des substances corrosives.

La méthode recommandée dans le règlement pour ouvrir la cavité ^oraciqne est la plus simple et la plus appropriée. J'ajouterai un procédé pour examiner la trachée-artère dans des cas d'asphyxie. Il vrive assez souvent que, même lorsque Ton doit s'attendre à trouver 'ins la trachée du mucus aqueux et sanguinolent, on trouve ce <^al tout à fait vide ; on doit alors presser avec précaution la P^e supérieure des poumons, et on verra du muciM écumeuxy ^^^uinolent^ monter des bronches dans la trachée. Ce procédé, ^A que celui que j*ai recommandé pour juger la quantité de sang ^ se trouve dans le cœur, a été adopté dans le nouveau règlement D est impossible de constater exactement la quantité de sang qui ^ trouve dans le cœur, les poumons et les grands vaisseaux sans 'igsture, car si le sang est très fluide, ce qui arrive justement dans 1^ cas où cette quantité est le plus nécessaire à apprécier, chaque incision de l'un des organes laisse couler nécessairement plus ou ^oins de sang des oi^anes environnants. Pour éviter cela, il est i^écesiaîre d'examiner d'abord le cœur en le laissant dans sa position

16& PARTIE THANAT0L06IQUE.

horizontale, et en ouvrant ses deux cavités par une incision longitudinale. De cette manière on peut apprécier avec exactitude la quantité de sang contenue dans les cavités. Puis on incise les poumons, et après, les grands vaisseaux. En agisssant ainsi on pourra se passer de ligatures, et en môme temps on évitera à peu près complètement Tin* convénient signalé plus haut du sang coulant d'un organe dans Taûtre. Il va sans direfîe, lorsqu'il y a des blessures pénétrantes, lesparoii de la cavité doivent être inspectées avant de toucher aux organes internes, afin de ne pas changer la forme et la grandeur des blessures.

3^ CAVITÉ ABDOMINABLE.

Il n'y a rien d'essentiel à ajouter aux prescriptions des paragraphes lA et 15 du règlement. La marche que l'on doit suivre dans l'examen des organes dépend de la situation générale. Si la putréfiMtion est un peu avancée, il sera bon de visiter d'abord l'estomac, afin qu'il ne se déchire pas et ne laisse pas couler son contenu. Je ne parle pas, bien entendu, des cas d'empoisonnement, car alors les ligatures prescrites dans le paragraphe 15 du règlement ne doivent jaroaii être négligées. Après l'estomac on doit regarder le foie, l'épiploon et lei autres organes; Pour apprécier la quantité du sang contenue dans les grands vaisseaux, il suffit d'examiner la veine cave ascendante. Dans les cas où il est très important de mesurer la quantité de sang contenue dans la veine cave, par exemple les cas d'asphyxie et d'apoplexie, il faut avoir soin dès le commencement de soulever le dos du cadavre, afin que la veine ne se vide pas par les ouvertures faites dans le thorax; et même dans ces cas, il vaut mieux ouvrir la veine cave avant les organes abdominaux, afin de bien constater son contenu. On doit décrire les épanchements trouvés, soit dans la cavité abdominale, soil dans la cavité thoracique; comme le dit leféglement, il est bon de les extraire dans un vase à mesures, ce qui permet d'en savoir le poids. Il n'y a que les très petites quantités qui doivent être pesées réellement.

Il n'est ordinairement pas nécessaire d'ouvrir la colonne vertébrale, excepté dans les cas où l'on suppose que cela peut offrir des renseignements importants.

PROCÉS-VERBAL DE l'AUTOPSIE. 165

Page 1