‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 85 sur 166 · BRULURES. — EXPÉRIENCES SUR LE CADAVRE · texte numérisé non relu

BRULURES. — EXPÉRIENCES SUR LE CADAVRE

ré?«poratioii de liquides qui restent emprisonnés dans l'épiderme* Ces phlyctënes ressemblent d'autant plus à celles qui sont produites pendant la vie qu'elles ont été produites moins de temps après la mort, t

Les meilleurs praticiens sont d'un avis contraire.

Orfila dit {Méd. lég., l, Paris, 1828, p. Aô?) : c On cherchera à découmr s'il y a des phlyctènes, altération qui dénote manifestement i(oe l'enfant était vivant lorsqu'il a été brûlé. » Orfila ne dit rien des ùpes caractéristiques de l'auréole ou du fond.

Deyergie (Méd. lég.j Paris, 18&2, S** édit. p. 303) remarque : ( si l'on applique de l'eau bouillante ou un fer rouge à la surface du corps d'un individu dix minutes ïEAm^ après la mort, il ne se manifeste jamais de rougeur ni de phlyctènes. » Plus loin il dit qu'il n'est pu possible de confondre une brûlure faite pendant la vie avec une brûlure faite après la mort.

Cbristison {£dim. Med. and sur g. Joum.j avril 1831) a fait

il expériences d'après lesquelles il lukfaratt c évident que l'action

'e la chaleur, même quelques minutes après la mort, nepeutpro-

t^oire aucun des effets produits par la réaction vitale. > Un de ces

cisest très curieux; c'est une femme qui, quatre heures ayant la moit,

tent atteinte de coma, fut traitée par l'eau bouillante, et une demi-

beire après la mort, fut brûlée par le fer rouge. Sur le cadavre on

Til les plaies brûlées avant la mort, couvertes de phlyctènes, celles

Ivûlées après la mort n'en présentant aucune. Je crus à cette époque

ne pas pouvoir me contenter de ces résultats, et je fis avec Tassis-

Unce d'un ami, quatre expériences dont voici en peu dennots les

résultats .;

1** Le mollet du cadavre d'une femme de soixante ans morte lipais quarante-huit heures, fut enveloppé avec un morceau de oiiite de 3 centimètres de largeur imbibé d'huile de térébenthine (qui produit sur le vivant les phlyctènes les plus étendues). On avait fait iiec cette étoffe quatre fois le tour du membre. On alluma l'huile ; les étoffes brûlèrent pendant quatre minhtes, le sillon de peau autesous de la ouate était superficiellement rôti ; il n'y atait nulle

22& PARTIE THANATOLOGIQUE.

part une êrace d'épanchement de liquide ou une formation ^ phlyctène,

V On mit sur le dos du pied la flamme d'aoe lampe à huile pea dant trois minutes, de manière que toute la largeur de la flamme fi en contact avec la peau. L'endroit devint brun, sec et dur, mais n'y eut nulle part use trace de soulèvement^ de gonflement ou d phlyctène.

3o*Sur uu enfant non à terme, mort vingt-quatre heures après ii naissance, on fit deux expériences treize heures après la mort. Dau la région de l'estomac on mit un morceau de ouate d'un pouce carri et imbibé de térébenthine. On y mit le feu et il fut consumé après trois minutes et demie. On trouva des petits plis rayonnes sur la pean, et dans les parties environnantes de petites déchirures. L'espace qui avait été couvert par la ouate formait une croûte d*un brun clair] rôti ; sans trace de phlyctènes.

à"" Le scrotum d'un cadavre était oedémateux et distendu, et d'à* près la théorie de l'expert citj^ on devait s'attendre là ou jamais i U formation de phlyclènes. On appliqua sur la peau le bord de la base d'une flamme de bougie. Ainsi la chaleur avait une action modérée mais continue, et on n'avait pas à craindre une déposition de noir d< fumée. L'endroit en contact avec la flamme se rétracta et se revéUl d'une surface grise et luisante, mais il n'y eut pas la moindre traa d'une formation de pklyctènes.

Si Ton veut objecter contre la troisième et la première expérience que les résultats ont été troublés parce que la peau était couverte, on perd«le but pratique de ces expériences, car personne ne niera que ces brûlures faites sur le vivant auraient donné lieu aux suites ordinaires.

Cependant je ne me suis pas contenté de ces expériences, j'ai continué à en faire d'autres dans les conditions les plus diverses; j*ai toujours obtenu le même résultat. Des matières de toutes sortes ont été employées, de la ouate sèche ou imbibée de matière comboûH tible, de l'eau bouillante, de la cire en combustion, la flamme d'une lampe de Berzelius, ont été mises en contact avec des parties convexes

ORULIIUES. — EXPKRŒNGES SL'K LE CADAVRE.. 225

(lu Corps. De toutes ces expériences nous avons acquis la cerlituJe complète que :

l'/Zn'y a aucune réaction si le cadavre est mis en contact atee un objet brûlant même carbonisant et si ce contact a lieu far surface, c'est-à-dire quand une partie du corps est recouverte de toile ou de coton en combustion ; on voit tout au plus alors quelques petites places qui paraissent brûlées mais qui ne sont que des dépositions de matières charbonneuses provenant de l'objet qui a brûlé ; les poils qui se trouvent sur cet endroit du corps brûlent également, ce qui peut donner un aspect général derôtissure.

2" Si Von soumet un cadavre à une flamme très intense, on peut produire des phlyctènes sur le cadavre, mais elles se crèvent de «Mi/e. La chaleur très intense produit une évaporation rapide des guides, et donne lieu à des phlyctènes de petite dimension, la force eipansive des gaz formés crève la cloche en faisant une espèce (ie petite explosion, et Fépiderme retombe. Dans des cas très rares, l> plilyctène resta quelques minutes avant de crever. Jamais on ne rencontra un changement de couleur à la base d'une pareille phlyctèoe. Ajoutons que jamais ces phlyctènes ne contiennent de liquide, quelles sont simplement pleines de gaz.

3* Il n'y a aucune différence si l'expérience e$t faite peu de

temps ou plusieurs jours après la mort. Un joueur d'orgue se jeta

à l'eau avec ses deux enfants, ils furent retirés de suite, le père

était mort, mais les enfants vivaient encore et furent sauvés. Pour

lâcher de rappeler le père à la vie, on l'avait frotté fortement sur la

poitrine et sur les cuisses, et les hommes ignorants qui l'avaient

recueilli avaient aussi imaginé d'alfumer au-dessous de lui un feu de

paille ! Je vis le cadavre trois jours après ; les deux cuisses et les deux

jambes étaient presque entièrement revêtues d'une couleur gris noire

par le noir de fumée qui s'était aussi déposé sur le dos et le bras

droit. En dix ou douze endroits on trouva des phlyctènes crevées de

grandeurs différentes, jusqu'à la grandeur d'une noix et tout ù fait

tomme nous les avons décrites en haut, sans trace de coloration ni de

l*^piderme environnant ni de la base.

216 PARTIS TBANATOLOOIQUR.

D'après cela^ op peut conclure que Ton ne trouvera janiais sur le cadavre une phlyctène qui ne sera pas crevée, loraque oiUl phlyctène aura été produite après la mort, pas plus que l'on ne trouvera des phénomènes de réaction produits par la eontactii la cire bouillante que i*on met souvent dans la région du comi d*una personne qui vieot de mourir, pour s'assurer que la via n*¥k plus. Il est donc impossible de confondre des brûlures faites peaëul la vie avec des brûlures faites après la mort. Je ne reviens pas sur ki carbonisaiions, car il est certain que Vhommi est déjà mori attal que le feu ait produit de tel^ effets.

^ 3. *- Déterminer s'il y « faute d'an tieri ? Oombvf tioa •ponteBés.

Une personne trouvée brûlée est -elle morte par la faute d*an lienl Dans cette question, il s'agit de savoir s'il y a eu accident m meurtre, car jatnais ce genre de mort n^est choisi pour te suicida, excepté chez les veuves indiennes! L'autopsie permet de décida h question, si elle indique un autre genre de mort, par exemple dei blessures mortelles à la télé et a'u cou, des signes de stranguhh tien, etc. Mais il peut être très difficile et môme impossible d^ ^ répondre, si les circonstances font entrevoir comme vraisemblabk un genre de mort autre que la combustion et si le corps a été dé< truit par la brûlure, de sorte que les traces du genre de mort pré* sumé ont été eiïacées; par exemple une marque slrangulatoire, um blessure de télé peuvent être effacées par les désordres produits pai une brûlure. On ne peut pas donner à ce sujet de règles générales, il faut peser toutes les particularités du cas spécial pour poser le juge* ment. Si un ouvrier qui travaille avec le feu est trouvé biûlé dans soi atelier, il est moins vraisemblable qu'il y ait eu meurtre que si uni comtesse est trouvée brûlée près dé son secrétaire (1) ; de même cetti vieille femme qui a été trouvée brûlée à moitié dans son fourneau i été probablement victime d'un accident, tandis qu'il en est autre-

(1) Mort de la comtesse de torlili trouvée moitié brûlée, par Graff, griai* geo, ISSO.

BRULURES. — T ▲•T-IL PAUTE D'UM TIERS ? 227

Mit faii TÎeil avare vivant seul, que Ton a trouvé brâlé dans sa émhrt et chez lequel on a trouvé tous les tiroirs vides. H. Deverpt a raison de dire qu*en général dans les quafre-vingl-dix centièmes des cas où le suicide et le meurtre par brûlures sont en (haie, il faut aller chercher les critériums hors de la science médicale.

Mais le décédé n'a-t-il pas pu trouver la mort par combustion spontanée ? Deux hommes ont été condamnés et exécutés en Angle» terre pour avoir brûlé leurs femmes, les experts avaient déclaré qu'il y avait eu combustion spontanée, les jurés ont néanmoins rendu ai verdict de culpabilité. Ces hommes étaient-ils innocents?

n est affligeant d'être obligé, dans une œuvre scientifique sérieuse^

n 1861, de parler encore de la fable de la c combustion spontanée >,

fw personne n'a jamais observée, dont les soi-disant preuves ne

ivpoeeal que sur les contes des ignorants et sur les anecdotes

>l^rdes des journaux, et qui ne résistent à aucune critique. Tout

Bédeein légiste qui connaît les criminels, leurs mensonges et les

simulations employées pour voiler les crimes, doit regarder la com-

hislion spontanée* comme une fable des plus absurdes. Liebig (1) en

• faitjasiice avec les armes de la science, et pourtant des auteurs

i^tsne craignent pas d'admettre encore la possibilité de cette com-

histion spontanée. Pour ne citer qu'un des raisonnements de Liebjg,

nous dirons qu'il a calculé que le corps contient 76 pour 100 d'eau, et

Peaveul qaMI soit réduit spontanément en cendres en peu d'instants !

En laissant même de côté les arguments scientifiques irrésistibles

le Liebig, j'ajouterai les arguments du bon sens et de l'expérience.

Qaicanqae a vu des cadavres morts dans de grands incendies, les a

neharbofinés, en morceaux, a toujours trouvé assez de parties con-

Krtéet pour reconnaître que c'était des restes humains. Jamais on n'a

Iromé comme restes d'un homme, absolument que des cendres, quand

ite le cadavre était resté des journées entières dans le feu. Tandis

(t) Ziir BewihêUung der Selbstverbrennungen des menschlichen Korpon 8* édit. ^^^^^^Uierf 1850. (Un modèle de critique scientifique en peu de mots.)

que dans tous les cas où on a vu des soi-disant combustioas s|M)Dtanées en quelques heures, il n*est plus resté, dit-on, quedesceO' dres ! Toutes les observations de combustion sponlanée sont, du reste, accompagnées de circonstances plus ou moins miraculeuses, imps sibles, qui dénotent surabondamment Tinexactitude. En voici quelipe exemples :

Une vieille ivrogne mourut de combustion sponlanfe, mais 1 chaise sur laquelle on trouva les parties de son corps en combustioi était intacte ! Dans d'autres cas, les pieds et la tête furent brâli et les bras et le bonnet restèrent intacts !

Un monsieur D... jouaitavecdu soufre qu'il alluma à lachaodell il se brûla les doigts et les habits, mais il parvint à éteindre le fe bientôt après les doigts recommencèrent à brûler comme des boi gies avec des flammes bleues (!!) et avec ces lumières il courut ck un médecin (!!) plus tard les doigts se mirent à brûler de nouvel « On fuie pansement comn^e pour une brûlure simple, et vingl-de jours plus tard le malade était dans un état satisfaisant >, car s^était produit de grandes phlyctènes (1) !

Comme ces observations sortent de toutes les lois connues de physique, on a cru devoir avoir recours, pour les expliquer, à d hypothèses plus ou moins ingénieuses. Or, on doit rejeter tout ce q les sciences naturelles défendent d'admettre, sans quoi ou ouvre I portes de la science à la plaie de la superstition.

Parmi les trente cas souvent cités d'hommes qui, la veille, étaii sains et bien portants et qui le lendemain ne* présentaient plus qu^\ tas de cendres^ il est possible qu*il y ait eu des cas de meurtre api lesquels le meurtrier a jeté sa victime dans le feu pour cacher '. traces de son crime (obs. 1&2), il se peut aussi que les cendres aie été celles d'un objet quelconque, tandis que le cadavre avaitété enlev nous ne chercherons pas ù discuter ces possibilités, pas plus que vraisemblance de la bonne foi de cette jeune fille qui, à Hamboui

(1) Richond dans les Archives de médecin:. Devcrgie, Annales d'hygiène jmi que, 1S5I, p. 386.

BRt'LURES. — y A-T-JL FAUTE D'UN TIERS. 229

rtuonla qoe ses doigts avaient pris feu sponlanément, et montra à l'appui, des brûlures réelles aux doigts; ce cas qui n*était destiné qu'à myslifier.le médecin, a été admis comme réel et on Ta déclaré eoinme c constaté t. A ce sujet nous soumettrons à la réQexion du lecteur les faits suivants :

Parmi les vingt-huit casque Jacobs (1) a ramassés, nous laisserons

décote ce cas de Hambourg et les deux Anglais exécutés dont nous avons

parié plus haut ; les 25 autres cas en présentent 20 arrivés en France,

^ eo Angleterre, 1 en Italie, 1 en Allemagne et 1 en Amérique. Ainsi,

20 cas en France sur 1 cas en Allemagne, tandis qu*une autre maladie

oierveilleuse (car on ne peut donner un autre nom à la combustion

spontanée) la fameuse c p;romanie > qui ne résiste pas mieux à un

^men sérieux et scientifique, a choisi son domicile en Allemagne

^t presque jamais en France. C'est déjà une circonstance curieuse, car

i^ ne sache pas que la pathologie connaisse la frontière du Rhin. Il

^ siogulier que presque tous les exemples de combustion spontanée

^ soient présentés dans le siècle dernier, et que les centaines de jour-

^^Jux scientifiques du siècle actuel n*en rapportent que très peu d*exem-

l^l^sicela seul doit faire soupçonner a la combustion d'autres causes

^Ue la spontanéité.

Considérons que la plupart des victimes de combustions sponta- >^ées étaient des sujets âgés et même très âgés (cinquante à quatre- ^ingt-dix ans), adonnés aux boissons alcooliques, et que les accidents arrivaient la nuit, pendant l'hiver et dans la solitude. Rappelonsnous que dans le plus grand nombre des cas, on trouva près du corps brûlé un objet en combustion ou qui avait été en combustion, tel qu'une pipe, une bougie, une lampe et le plus souvent une cheminée. Représentons nous la scène : n'est-il pas naturel que dans un pays ^oble tel que la France, pendant l'hiver, lorsque le soir un homme ivre revient chez lui ayant froid, fait un grand feu dans la cheminée il puisse allumer par accident ses habits et se brûler? ou bien qu'un

^1)Voirini Wochenschrifty 18 il, p. 113. I.<»s mômesiobservalionçsc retrouvenl te tous les mémoire?.

330 PARTIE THANATOLOGIUUE.

vieillard ivre de vin et de sommeil, dans un étal de débiKlé nnrike et physique, puisse approcher soit ses habits, soit les rideau dem lit de sa pipe, ou de la flamme de sa lampe? Gela me aaalilsfhi raisonnable et plus probable que d'aller chercher les hypotkèitt le c surabondance de phosphore dans le corps », des c eAla eitra«inaires d*électricité », etc.

Les combustions accidentelles telles que nous veiMiBs de ks tf* crire, arrivent tous les jours dans tous les pays, et il eti iraiwi blable qu'en France elles sont plus fréquentes qa*eii Allenagae, parce qu'en France les lits ont des rideant et qu'on y traoïe dn cheminées très vastes, tandis qn'en Allemagne les lits n'onl jibmb de rideaux et on n'y trouve que des poêles. Ajoutons que defrii deux siècles, en Allemagne, il y a une orfanisation médicale Hfh lière, qui contrôle les cas de cette espèce, tandis que h FtWÊtê é d'autres pays n'ont pas encore ou ont depuis peu cette orfMÎsatiil. Rnnarquons en outre que ces faits de combustion spontauéeeiltt constatés et rapportés par des prêtres, des maires, des ptysani, é qu'en France il y a bien plus de superstition qu'en Allemagne, e'eit pourquoi il n'est pas étonnant que ce soit la France la patrie de h combustion spontanée qui, j'espère, n'aura plus i parattre devMt la science médicale (1).

Obs. 139. — Exi}érience de coinbuxtion sur un cadavre»

Il sera intéressant ici de rapporter une expérience que j*ai ftite coaeefMitk combustion spontanée, l'a fœtus de cinq mois qui était conservé depuis pluiiMi* années dans de l'esprit de \in, dont les tisus étaient certainement plus imbibii^ matières combustibles que ceux d'un ivrogne, fut exposé à une flamme inicMe • qui fut promenée sur le corps : après quelques minutes, la peau eomraenfa i hfili'* La flamme Tut éloi(?née, mais instantanément le feu s'éteignit. Cette expéricosi ^ recommencée dix à douze fois. A peine la flamme était-elle approchée, le eofp* brûlait, mais à peine était-elle éloignée, le corps s'éteignait. Toujours il y t*^ cembustSon de la place allumée, mais jamais « combustion spontanée» .

(1) Voyez le mémoire de E. Pelikan dans Beitrdge zur gerichl, HiediC'^' Wurzbourg, 1858, avec un rapport excellent sur un cas arrivé à Saint-Pélersbesr^

BRULURES. — OBSl!;HVATIO^S. 2Sl

Om, 140. — CotnbutUon <Vun ramone w dams mte chemmèe.

lojeuiM ramoneur, nettoyant une cheminée, fut surpris par un tém ée cuisine fû avait été allumé dans l'ignorance de sa présence, Tenfant fut bientôt jsphyxié, Amta mort quelque temps dans la cheminée et en fut tiré complètement rôti. U Imitait pas carl>onisé, mais tout le corps présentait l'aspect des taches que Ton trouve sur le cadavre quand on a mis un vésicatoire peu de temps avant la mort, e*Mt-à-dire toute la peau était d*un brun cuivre avec des taches jaunes, dures eonme dn parchemin sous le couteau. En beaucoup d'endroits la peau était fèndoa, bfratsse fondue avait coulé et avait enduit les parties^ environnantes qui avaitnt Ts^ieet du vernis. Le cadavre ne fut pas disséqué.

Obs. 141. ^ Cinq personnes cûrbonisées.

ïkns un incendie, toute une famille composée du père, de la mère et des trois «Itoti, fut brûlée dans une mansarde; on retira les cadavres sous les cendres; *t poavait encore les reconnattre comme des corps humains. On ne put juger que pif les dimensions des bassins, quel avait été l'homme et quelle avait été la Ibattie. n était navrant de voir sur la table ces cinq squelettes de grandeurs gra- 'a^, tous les cinq entièrement carbonisas ; toutes les cavités étaient ouvertes, et 3 i*j avait plus de traces de parties molles. A chaque squelette il manquait une ^wlîe,soit un bras, soit une jambe.

On. 142. — Déterminer si le meurtre a été fait par brûlure ou par éirmn§hm9nL

Le^ avril 18..., dans l'après-midi, le sieur Fritze s'était rendu chez la veuve laie, Igèe de soixante et dix ans, qui demeurait seule, afin de lui emprunter de fargent, et en cas de refus de l'assassiner. Elle refusa ; il lui donna alors un coap de poing sur le front et la renversa. L*accusé rapporte : a Elle était tranquille, ne gémissait pas, et n'appelait pas au secours » . Puis il prit un pivé gros comme le poing qu'il dit avoir trouvé dans la chambre et s'en servi pour lui donner un coup dans la Agure, la femme eut quelques convulsions, et an bout de quelques instants ne bougea plus, tl déclara n'avoir pas fait autre dbase i cette femme, il se défendit surtout de l'avoir étranglée et encore plus de ravoir brûlée : il dit seulement avoir placé le cadavre sur le ventre, parce qu*il laiëlait désagréable de regarder sa (Igure. Il chercha dans les armoires, trouva une Wtrse contenant 1000 écus, resta dans la chambre jusqu'à la nuit, alluma une dMDdelle et s'éloigna le soir quand il fut tard, emportant l'argent, après avoir mis 10 chandelier sous une chaise de paille. Quand on lui demanda la raison de cette ni|ii)ière manière d'agir, il répondit qu'il ne savait pas trop pourquoi.

le lendemain nous trouvâmes la maison de la femme Hake remplie d'une odeur cspjTenatttique. Les murs et les meubles étaient couverts de noir de ftmaée. Dana ^ ehsnbre à coucher, on trouva le cadavre couché sur le ventre auprès du lit en ^^saHre; une grande partie du lit était brûlée. L'oreiller qui se trouvait au-des'

232 PAilTJE THANATOLOGIQUE.

sus du cadavre élait brûlé, el à un pouce de là, une chaise de paîlie élalt conta' mée à sa partie médiane ; sous celle chaise, on Irouva un chandelier de coivre dont la chandelle élait consumée. Dans l'aulrc chambre on trouva le pavé.

Les résultats les plus importants de Tautopsie légale furent les suivants : itf cheveux du cadavre étaierit brûlés, les os du nez étaient Traclurés et les cartiUfe» du ne£ étaient séparés des os, les yeux étaient aplatis ; à la partie interne de rail droit se trouvaient des phlyclènes; le front sali par du sang séché, avait à son milieB une ecchymose de la grandeur d'une pièce, de 2 francs qui, incisée, livra passait à du sang liquide, une aulrc ecchymose plus petite se trouvait sur lajouedroHe. Toute la fi;^re était couverte de sang sec et de plumes délit brûlées ; la figure ellemême était carbonisée et«néconnaissable, Toreille droite s'était plus qu'un morceau de charbon, Toreille gauche n'était que rôtie. A la racine du nez se Iroufail une plaie semi-lunaire, à bords inégaux, longue d'un demi centimètre et large é quatre millimètres. A un centimètre de là se trouvait une autre plaie semblaMi n'atteignant que la peau ; à l'os temporal droit il y avait une troisième bleswn triangulaire ; la pointe de la langue était entre les dents, le cou était carbooin dans toute sa circonférence, la peau en était détachée en grands lambeaux, U réfiM du larynx seule n'était pas carbonisée mais couverte de plusieurs phlyctènet ; I main droite était complètement carbonisée, le bras el l'avant-bras droits ainsi quel bras gauche étaient à moitié carbonisés et couverts de larges phlyclènes en ptrll pleines de sérosité et en partie vides ; toutes les phlyclènes qui se trouvaient « grand nombre sur le cadavre étaient les unes pleines de sérosité, les autres ▼idci Les fesses et les parties sexuelles extérieures étaient complètement carbonisées, d sorte que les dernières étaient presque méconnaissables. Les jambes elles pieds seil étaient intacts.

A la dissection on trouva la cavité crânienne et le cerveau anémiques, le rasl de l'intérieur du corps élait sans importance. La fracture des os du nés put èti vérifiée plus exactement el les ecchymoses des os prouvèrent que la blessure ava été faite pendant la vie. La muqueuse de la trachée-artère était couverte de no de fumée que l'on po.ivait dter avfc une éponge ; au-dessous de ce noir, 1 muqueuse était rouge cerise et il s'y trouvait de l'écume sanguinolente. Les poi mons étaient remplis de sang foncé, le cœur gauche ne contenait pas de sang, 1 cœur droit élait gorgé de sang noir. L'œsophage était vide, les grandes veiw étaient gorgées de sang foncé. Dans la cavité abdominale nous n'eûmes à noter qi la grande quantité de sang foncé qui remplissait la veine cave. D'après ces résu tais, nous avions conclu dans le procès verbal de l'autopsie : que la décédée éta morte par asphyxie el qu'il était très possible que les brûlures importantes que Te avait trouvées sur elle fussent la seule cause de celle asphyxie.

Quand nous reçûmes l'ordre de faire notre rapport, on nous posa les questioi suivantes :

i° Est-il certain, ou vraisemblable ou possible, que l'asphyxie ait été prodvi seulement par les coups sur le front et sur le nez, soit médiatement, soit immédii tement ou est-il impossible que ces coups aient été la cause de l'asphyxie?

2* Si cette impossibilité rxiste, l'asphyxie a l-cllcpn être produite parce qu

BRULURES. — OBSERVATIONS. 233

FriUe, après avoir donné les deux coups à cette femme très grosse et très âgée, l'a mise sur le ventre et l'a laissée dans cette position pendant quelques heures ?

3* Quelles sont les raisons scienliflques qui peuvent prouver que la fumée seule » pu asphyxier la femme Hake ?

Après avoir motivé scientiAquement notre opinion de mort par asphyxie, nous

Raisâmes en revue toutes les causes possibles de cette asphyxie et nous répondîmes

à la première question : « En tout cas, Tasphyxie ne peut avoir élé produite par

^ blessures de tète qui n'étaient rien moins que graves, ces blessures n'ont pas

atteint les organes cérébraux et ne peuvent pas avoir altéré le système nerveux des

poumons. Dans celte circonstance, l'écrasement du nex ne doit pas être passé sous

'i'^nce, car ceite blessure a dû rendre la respiration plus difiicile, cependant la bou-

fhe étant restée intacte, l'air avait encore un passage très suffisant, et l'asphyxie

' ét^t pas encore possible, nous répondîmes donc à la première question : H €st tm-

P^^**ible qtiê ces coups aienl été la cause de l'asphyxie.

A la deuxième question nous répondfmes : Nous devons répéter que la femme '^^ke n'est pas morte de ses blessures de. tête, elle n'était donc pas morte quand '^'itxe le crut en la voyant sans mouvement, elle était tout au plus dans un évanouis- ^Oieot produit par ses blessures, mais elle respirait encore, c'est alors que Fritse ^ tourna et la mit sur le ventre ; la figure, par suite de la fracture du nex, devait ^W^ à plat sur le parquet, et cette position de\ait rendre difficile la respiration. ^joatons que cette femme était très âgée et que par conséquent la respiration était l^tis difficile, et comme il peut, à la rigueur, y avoir eu commotion cérébrale, il n'est ^Qi impassible que ces circonstances aient amené un arrêt dans la respiration et ^»e asphyxie. Je ne puis m'arrèter a cette opinion, car comment expliquer la ^rbooisation de la figure qui se trouvait à plat sur le plancher, tandis que le Mancber loi-méme était intact? Et la main droite carbonisée ? H est possible, mais i^iiis n*en avons pas de preuve, que cette main ait été ditns une disposition telle, Qu'après b mort elle a été spécialement exposée au feu. Mais qu'il est plus vraisemblable de supposer que la flamme s'empara des habits et de l'oreiller qui coûteraient le dos de cette femme encore vivante, et que celle ci essaya instinctieemeot de se débarrasser avec la main des corps qui la brûlaient. Nous répondrons donc à la seconde question que : il esl possible que Vasphyxie ait pu être proérniie^ parce que Fritze, après avoir donné les deux coups à cette femme. Va mise emr le ventre et Va laissée dans cette position pendant quelques heures,

X la troisième question nous répondîmes : D'après la déposition importante de

wMrde fumée trouvée dans les deux chambres, on peut admettre que la fumée a été

très considérable, c'est également prouvé par l'état des vêtements, l'intensité du feu

eitproavée par la carbonisation profonde de la figure, de la main droite, de l'oreille

droite, des fesses et des parties génitales. 11 n'est pas extraordinaire que la mort

lUaifQe une personne abandonnée sans secours dans un tel incendie, et l'on devait

l'attendre aux résultats de l'autopsie, à la surface des carbonisations, et à l'intérieur

éei lifnes d'asphyxie.

On oe peut pas cependant <f prouver par des raisons scientifiques » que la mort a dû être seulement produite par l'incendie. On peut au contraire trouver d'autres

'28i fKKtlE TRAÏfATOLOGiQUE.

explications. Le cadavre aurait été absolument dans le même état si Pritts iii^ étranglé avec ses deux mains la femme Hake évanouie à la suite de ses devi Uef «ires, ou sMl s'était servi d*un instrument quelconque pour Tétranfier, et q«*eis^ suite le cou ait été rôti comme nous l'avons trouvé. Car il est impossible de dim*0 n*a |>as existé une marque strangulatoire, ou bien si Fritte a serré la tète ée IM fsnme dans un oreiller jusqu'à ce qu'elle fût asphyxiée, et si ensuite i! 1 1 tii le feu.

Diaprés cela, nous conclûmes que l'on ne pouvait pas prouv9r par des nUm médiotfles, qne la femme Hake avait été asphyxiée seulement pdr ta fkmiè.

Fritte a été exécuté. Il était psychologiquement remarquable que cet hèMi qui) dans la prison, se montra repentant et Ht un aveu com|>1et de son crime a^ toutes ses particularités, ne voulut jamais avouer qu*il avait allumé nhcenUl Même la veille de son exécution, lorsqu'il n'avait plus rien è craindre nié ètpêta je le priai de me raconter comment il avait ag^ pour ce qui concernait Hncendli, j lui disais que cel4 m'était particulièrement intéressant au point de vue de la seleâei H s'obstina è dire qu'il ne savait pas pourquoi, en sortant. Il avait mis la chaaM sous la chaise de paille avant de sortir de la chambre. II n'hésita pis à avoiief ^ était devenu un assassin, mais jamais il ne voulut avouer qu^il avait été incendiair Singulier point d'honneur des criminels dont on voit souvent des exemples.

Ois. 143. — SfiUmret martelles dam un bain.

L'n vieillard aliéné, de soixante huit ans, mourut dans une maison desratéi se brûlant dans un bain chaud, on soupçonnait de la négligence de la pari d surveillants, c*est pourquoi on instruisit TafTaire, et l'autopsie li^gale fut faite.

Nous trouvâmes la moitié du dos et du ventre, tout l'avant-bnis gauche, 1 parties sexuelles et les extrémités inférieures brûlées ; à toutes ces parties ré| derme pendait par lambeaux et laissait voir le derme d*un rouge brun, les ong des mains et des pieds manquaient : le malheureux avait encore vécu deux hew après. Il y avait un épanchement gélatineux à la surface du cerveau, la suttstM était très dure. le foie était considérable et avait la couleur de rouille, la rate él molle, tout cela devait provenir de la longue maladie mentale du décédé ; mais brûlure avait dû produire rhypêrém«e que l'on trouva au cerveau, au cœur dit et l'état foncé du sang, presque noir et épais. II est évident que l'on devait regard comme cause de mort la brûlure occupant un tiers du corps et qui fut suivie de mort après deux heures.

Ois. 144. — Un hommf bnUé.

Un homme de quatre-vingt-trois ans était assis devantle poêle, lorsque ses bal prirent feu ; le vieillard f\it trouvé mort et rôti devant le poêle. Le corps étaft dl une position fléchie, il était charbonné, excepté aux extrémités infSrienrts l n'étaient que rôties; le dos surtout était détruit, de manière que leeadavre sft t sait lorsqu'on essayait de le soulever. Du cdté droit les téguments étaient crevÉl, sorte que l'on pouvait voir dans les cavités abdominale et IhoraelqBe. te f était rûti.

BIIULUIIBS. — OBSERVATlOIfS. 2S5

Oss. 145 et 146. — CombuslUm de deux enfants.

tin f arçon de m% ans et neuf mois et sa sœur de deux ans et demi périrent dans UD incendie que la mère avait allumé avec intention dans la chambre, tout près da t»erceau dans lequel le plus jeune reposait sur des plumes et des chiffons.

Sur le corps du plus jeune enfant, il y avait de nombreuses brûlures. Oq trouva

carbonisés la surface extérieure du membie supérieur gauche, les organes

lexuels, les fesses, les doigts du pied droit; on trouva rôtis la partie gauche delà

figure, la partie gauf^ du tronc et enfin l'épiderme était détaché au bras droit,

à Im maio gauche et aux deux cuisses. Le garçon ne présentait aucune brûlure. Les

deux enfants étaient morts de suffocation. Les deux trachées-artères étaient rem-

pis^s de mucus foncé, pas très écumeux, dans lequel on pouvait apercevoir très

clairement des traces de charbon ; les poumons des deux enAmts, surtout les pou*

''^oqs droits, étaient remplis de sang foncé et liquide, ainsi que les^ grandes veines

^^% cavités thoraciqueet abdominale. Le cœur droit contenait, chez le garçon, une

'^Osi-euîllerée à soupe de sang, et sur la fille une demi-cuillerée à café. Les intM-

^^K^sdela fille n'étaient pas hypérémiques;le foie et le rein droit du garçon étaient

^^vuplis de sang. Les deux estomacs étaient remplis de pommes de terre, les deux

^^'^sies étaient vides, Tintestiii grêle du garçon avait une coloration rosâtre comme

^^^^ la trouve très souvent après la suffocation. Les gros intestins des deux enfiEints

^^^ient remplis de fèces. Les cerveaux étaient roses dans toute leur surface, la

^^Intance était plus hypérémique qu'à l'ordinaire. Mais les sinus étaient normaux.

''^^serve en passant que le thymus était encore chez le garçon de sept ans, de la

^>andeur d'une noix, et que ta langue de§ deux enfants n'était pas entre les dents.

Ou. 147. » Brûlure morielie produite par un méial chaud.

Une fille de deux ans tomba sur un fer à repasser très chaud, de manière que

^^anas et les parties sexuelles furent en contact avec le corps chaud. Les parties

^xndles étaient d'un rouge brun jusqu'au coccyx ; le vagin était rouge grti,

ramolli, gangreneux ; la matrice n'avait pas été attaquée par la gangrène, et il y

avait de remarquable, la grande fiuidité du sang, la rougeur de la muqueuse de k

trachée-artère sur laquelle se trouvait même de l'écume rouge ; c'était là un résultat

très singulier, car l'enfant avait vécu encore onze jours, et on ne pouvait admettre

une mort par suffocation, les poumons étant exsangues. Nous dûmes au contraire

admettre que l'enfant était mort d'une maladie interne produite par les blessures

trouvées. L'affaire n'alla pas plus loin.

t>it. 148. — Brûlure produite par du café bouillant.

Cae fills de six ans fut brûlée dans son lit par du café bouillant, et mourut huit

joars après. La* brûlure commençait à l'oreille gauche, traversait la nuque et

^'ileiidait jusqu'à l'aisselle droite, et le bras droit- C'était en partie des places d'un

iaaae brun, molles sous le couteau, en partie des détachements d'épiderme et des

CnmalaUMM. Il y avait pleurésie du cété droit, le poumon droit était collé par dès

i^lhérences fraîches, et il était hépatisé.. Le poumon gauche était sain. Le péri-

236 FARTIE TUANATOLOGIQUE. '

carde était rempli de sérosité. Le cœur droit était rempli de sang rouge eerite moitié coagulé, le cœur gauche était vide. Tout le corps, excepté les veines de l'abdomen, était anémique ; nous déclarâmes que Tenfant était mort par suîted'on^ inflammation des poumons causée par les brûlures.

Obs. 149. — Btûlure mortelle.

Un garçon d'un an et demi mourut de brûlures provenant de l'incendie dese^ habits, il avait vécu deux jours après son accident. L'autopsie montra une congeS' tion apoplectique du cerveau, une inflammation de la trachCl^artère, une hépatisation rouge du lobe inférieur du poumon droit. On sait que rinflammation des voies respiratoires coïncide souvent avec la présence de brûlures.

Obs. 150. — BtUlure causée par des flammes.

Une vieille femme de quatre-vingt et un ans laissa prendre le feu à ses habits; les fesses, le périnée et la vulve furent brûlés, et la malheureuse blessée mowil quelques jours après dans un hôpital. Les parties blessées étaient couvertes d'il' cères profonds et granulés, à bords d'un rouge cerise. A l'intérieur on ne trovri rien de curieux, excepté une anémie générale, une hépatisation rouge du lobe sopé rieur du poumon gauche.

Obs. ir>l. — Brûlure causée par des flammes.

Ce cas est intéressant parce que l'on pouvait très bien voir sur le même cadavr les effets produits avant et après la mort.

Une blanchisseuse s'était endormie sur un banc, près du feu, elle tomba et fa trouvée morte et brûlée par terre. La brûlure avait envahi le côté gauche de 1 Hgure, des épaules et delà poitrine, la cuisse et la jambe gauches ; tandis quel bras, l'avant-bras et la main gauches étaient complètement intacts. La main droit était brûlée. Celait la seule partie droite attaquée par le feu. Ce qui prouve que 1 décédée vivait encore lorsqu'elle a été saisie par la flamme et qu'elle a tâché de § débarrasser des habits brûlants. Le côté gauche de la Agure, l'oreille gauche i Tépaule gauche étaient charbonnés, les bords de ces parties charbonnées étatei rouge écrevisse, secs, parcheminés, larges de 1 à 5 centimètress. La même choi existait sur la cuisse gauche. A la région du tiochanter se montraient deii phlyctènes à fond rouge vermillon, et non loin de là une petite phlyctène encoi remplie de sérosité sanguinolente qui n'a\ait plus de bord à cause de la carbonis; tion de toutes les parties environnantes. Outre ces phlyctènes qui s'étaient formée pendant la vie, on voyait à la partie antérieure de la jambe, trois plaies de la grai deur d'une pièce de cinq francs, sur lesquelles l'épiderme était écorché et qui resso talent par leur couleur blanche des parties environnantes enfermées. Êvidcmmei cette femme était déjè morte lorsque la flamme avait envahi ces parties et y avait pr dutt des phlyctènes cadavériques. La mort eut lieu par apoplexie du cœur. Tout cœur droit et la veine cave étaient gorgés de sang noir et liquide dans lequel m geaieot des caillots. Les poumons et la traohéc-artèrc un peu injectés étaient dai un état normal ainsi que le cerveau.

HÉMORRHACIE NORTRt.tF.. 1i'

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