‹ Traité pratique de photochromieChapitre 19 sur 24 · LATE: TESTER · texte numérisé non relu

LATE: TESTER

Fig. 93.

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PLATETESTER

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La comparaison des figures 92 et 93 montre les effets obtenus dans les deux cas d'une plaque ordinaire et d'une plaque panchromatique, le rouge foncé seul n'a pas impressionné dans ce dernier cas.

Étude des écrans colorés avec le sensitomètre. — Ces essais doivent s'effectuer dans la chambre noire. Un écran parfaitement réglé aux plaques à employer doit donner des intensités égales avec tous les carrés 1 à 5.

Quelques écrans jaunes couperont entièrement les radiations bleues avant que les radiations rouges soient visibles, ce qui démontrera qu'un pareil écran absorbe tous les bleus avant de laisser agir le rouge.

Si la première série des radiations colorées n°' 1 à 5 donne des dépôts égaux ou à peu près d'une égale intensité, la couleur de l'écran peut être considérée comme satisfaisante. La perfection dans cette voie est pratiquement impossible dans les conditions où Ton fait l'essai, la lumière n'étant pas constante, et cet appareil peu coûteux ne saurait être ajusté d'une façon parfaite, mais l'appareil montrera, d'un seul coup d'œil si l'écran coloré est trop intense ou peut être employé tel que pour la plaque dont on doit user.

Pour tous les essais comparatifs de la sensibilité aux couleurs, la pose donnée à la plaque dans

la chambre noire doit être telle que le chiffre le plus haut de l'échelle graduée visible au développement tombe entre les n*»« 10 à 15 ; par une surexposition il est tout à fait possible d'obtenir avec bien des plaques toute la série des carrés 1 à 9 représentée par des dépôts pratiquement égaux.

Les modifications du caractère de la lumière du jour telle que les montre Tinstrument sont très intéressantes.

Si la chambre noire est placée en avant d'un écran d'un blanc pur et si la pose a lieu sur une plaque spectrum avec un écran absolutus à midi, quand le soleil brille, probablement la radiation bleue n** 4 sera plus légère sur la plaque développée que les n«»' 1,2, 3 et 5, tandis que par un jour gris la même radiation se développera avec plus d'intensité que les quatre autres.

Réglage du développateur par rapport à la plaque employée. — Ayant exposé et développé une plaque avec une formule connue qu'on a trouvée satisfaisante, les développateurs à essayer sont essayés sur des plaques de même sorte, exposées pendant le même temps, et les caractéristiques du nouveau révélateur se trouveront déterminées.

L'addition de bromure pour produire un contraste suffisant, l'addition d'eau et d'alcali pour réduire le contraste et tous les autres arrangements devront être faits avec le plus grand soin,

et, si le nouveau révélateur ne donne pas le même résultat pour la même pose, les différences pouraont être immédiatement reconnues.

Éclairage de la chambre noire pour le traitement des plaques panchromatiques, — Depuis que l'on fabrique des plaques sensibles aux diverses couleurs du spectre, il y a lieu de se préoccuper de la sorte d'éclairage qui peut le mieux convenir au traitement de ces plaques sp'éciales.

On arriverait à créer un écran coloré, convenable arrêtant tout le spectre, sauf une bande de sensibilité à l'extrême rouge, en fixant à Tliyposulfite deux i)laques sèches, qu'on lave bien ensuite et que l'on immerge, l'une dans une solution intense d'amantia dans de l'eau et l'autre dans une solution saturée de jaune de naphtol, lavant et faisant sécher. Une de ces plaques doit cire enduite du côté de la couche de coUodion normal teint avec une forte solution alcoolique de violet de méthyle n° 6 B.

Les couches sont alors vernies avec un vernis négatif teint avec une solution d'iode dans de l'alcool; les deux plaques sont alors bordées ensemble, et après un examen spectroscopique pour voir s'il ne se produit que la bande rouge dans le rouge seulement, on les pose-sur la lanterne.

Cette préparation a été employée longtemps et toujours avec succès. Une • plaque 5;}ecf mm cadette

après une exposition de 20 minutes à une forte lumière filtrant à travers un pareil écran, n'a montré au développement aucune trace d'action visible.

Il serait évidemment trop long d'indiquer toutes les applications que l'on peut faire de la Photographie des couleurs. Il résulte de la constatation même de cette possibilité qu'elle implique dans l'ensemble des applications la reproduction, non seulement de tout ce que l'on fait actuellement en couleurs: peinture artistique et décorative, étoffes, céramique, etc., mais encore tout ce qu'il y a de coloré dans la nature.

En plus de ces applications qui s'imposent, il y a celles qu'on en peut faire aux études et recherches scientifiques dans la voie de la micrographie spécialement et de Thistoire naturelle.

A ce propos, les esprits difficiles, impatients et critiques avant tout, reprochent aux moyens actuels de reproduire photographiquement les couleurs, leur imperfection; ils ne les jugent pas encore suffisamment pratiques pour que leur emploi se généralise.

Vidal, Pholochromk.

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