CHAPITRE VIII
Ëpi-enves emaîllées.
Nous venons d'indiquer un moyen d'obtenir des épreuves à aspect très-brillant. En voici un second, plus compliqué, mais donnant des résultats plus beaux.
Prenez une glace bien nettoyée et couvrez-la du collodion mince suivant :
Laissez sécher complètement la couche, sans plonger la glace dans Teau, ce qui prend généralement deux heures.
D'un autre côté, dans 3/4 de litre d'eau (750 cent, cubes), mettez à tremper 100 grammes de gélatine, et, au bout d'une heure, chauffez le liquide au bain-marie à 40 degrés centigrades.
Dans 250 cubes d'eau chaude, dissolvez 1 1/2 gramme d'alun de chrome en poudre, et versez cette solution lentement dans la gélatine fondue en agitant bien avec un tube de verre. Filtrez le tout à travers une très-fine mousseline dans une cuvette en zinc, placée elle-même dans l'eau tiède. Enlevez les bulles avec une bande de papier que vous passez une ou deux fois à la surface du liquide.
L'épreuve simple transfert (') (et ceci peut aussi se faire sur
Ether .
Alcool .
Pyroxyline
i/2 litre.
i/2 - 4- grammes.
(1) Non collée sur bristol, mais retouchée, sans être encaustiquée.
répreuve double transfert que nous décrirons plus tard) est placée à la surface de ce bain, Timage étant en contact avec le bain, exactement comme lorsqu'on sensibilise le papier albuminé sur le bain d'argent. On l'enlève au bout d'une minute, puis on la place sur la glace collodionnée (^), le côté gélatine en contact avec le collodion. On couvre de la feuille de caoutchouc, l'on exprime l'excès de liquide avec la raclette et on laisse sécher. L'épreuve sèche s'enlève en introduisant un canif entre la glace et le papier. Elle est très-brillanle, et gagne ainsi énormément en vigueur.
(1) Pour bien réussir, cette glace doit être légèrement chauffée devant le feu, à la température de la main.