III. Eau 1 litre
Acide gallique 10 grammes.
Ces solutions se conservent fort longtemps et peuvent servir à un grand nombre d'épreuves.
Le verre portant l'image est immergé pendant 5 minutes dans le premier bain, enlevé, et rincé un instant dans l'eau ordinaire. On l'immerge alors pendant 10 minutes dans le second, on le retire pour le rincer encore. Examinée au jour, l'image a un peu rougi. Enfin, on l'immerge maintenant dans le 3^ bain, un temps
(1) M. Laurent a le premier, croyons-nous, indiqué le principe de cette méthode. Il trempait le verre dans un vieux bain de fer, puis dans l'acide gallique. Seulement, ce renforçage donne un ton bleu d'encre fort peu agréable.
(2) Ne confondez pas le sulfate de fer ordinaire (protosulfate de fer) avec le persulfate de fer. C'est le dernier qu'il faut se procurer chez un fabricant de produits chimiques.
variable suivant l'intensité que 1 on veut obtenir, et, pour cela, on retire de temps à autre le verre pour examiner l'image contre le jour. Rien n'égale la beauté du transparent ainsi obtenu si l'on n'a pas imprimé trop fort l'épreuve originale au châssis-presse. Le ton est d'un violet foncé, et la finesse irréprochable.
L'image est maintenant lavée avec soin et séchée. Puis un verre dépoli est monté contre l'image, les bords collés, etc.
De cette manière, il est facile d'obtenir d'admirables épreuves stéréoscopiques sur verre, à peu de frais, et bien moins de temps qu'à l'aide des procédés ordinaires, et avec une perfection sans égale.
Ce genre de transparents convient aussi à l'obtention de clichés destinés à l'agrandissement. Ces positifs, toul-à-fait transparents dans les ombres, donnent des négatifs agrandis bien plus fins et plus fouillés que ceux que Ton obtient par les méthodes ordinaires.