‹ Traite pratique de photographie au charbonChapitre 4 sur 34 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Résumé clu. procédé slu. cliarboin.

Une feuille de papier recouverte d'une couche de gélatine et de matière colorante, constitue le papier au charbon, ou comme on l'appelle encore, le papier mixtionné.

Veut-on sensibiliser ce papier, on l'immerge dans une solution de bichromate de potasse, et on le suspend pour sécher dans une chambre bien aérée et bien obscurcie.

On insole maintenant le papier mixtionné derrière le négatif placé dans le châssis -presse. Comme le progrès de l'image n'est pas visible, ainsi que cela a lieu avec le papier préparé aux sels d'argent, on mesure l'action de la lumière à l'aide d'un photomètre.

Le papier impressionné est rapporté dans le laboratoire. Deux voies se présentent maintenant pour obtenir l'image :

1« Le transport (ou transfert) simple donnant des épreuves retournées ; ce procédé est d'une merveilleuse simplicité, c'est celui que l'on doit étudier d'abord. Il consiste à mouiller un instant le papier mixtionné dans l'eau et à l'appliquer sur un papier blanc préparé exprès et appelé papier transport

simple. L'ensemble est immergé dans l'eau chaude. Les deux papiers se séparent, et l'image reste adhérente au papier transport.

2« Le transport (ou transfert) double donnant des épreuves redressées. Ce procédé est plus compliqué. Le papier mixtionné portant l'image latente est mouillé un instant et collé, par simple pression, soit à une glace collodionnée, soit à un papier spécial. Supposons d'abord que l'on emploie la glace.

Celle-ci (portant le papier mixtionné) est immergée dans Peau chaude qui détache le papier mixtionné et l'image reste adhérente à la glace. On colle ensuite sur la glace un papier spécial, dit transport double. Quand ce dernier est sec, il s'enlève du verre et retient la pellicule gélatinée que portait auparavant la glace. — L'image est ainsi redressée et adhère au papier.

Au lieu de la glace, on peut aussi se servir d'un papier spécial préparé pour cet objet, et opérer ainsi le double transport.

Ainsi que le lecteur peut le voir, les premières manipulations sont communes aux deux procédés du simple ou du double transfert. Nous les décrirons en premier lieu; puis, pour la description des suivantes nous suivrons l'ordre indiqué dans notre résumé.

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