‹ Traité pratique de photographie sur papier négatifChapitre 16 sur 47 · SYSTÈME PONS ET PÉLEGRY · texte numérisé non relu

SYSTÈME PONS ET PÉLEGRY

Nous empruntons à M. Pélegry la description de ce portefeuille , nom adopté par cet auteur.

« Le portefeuille pour l’exposition à la chambre noire consiste en une pièce de carton ayant en largeur om,2Q et en hauteur om,25. Sur les deux

côtés et sur le bas, un repli de om,oi de largeur forme la coulisse qui reçoit le carton, sur lequel sera tendu le papier sensible; ce repli est à ajouter à la mesure de om,29 et om,2D : soit en tout, pour tailler la pièce, om,3i en largeur, om, 29 en hauteur. Les angles sont collés ensemble, le repli du bas étant rabattu par-dessus celui des côtés, afin que le volet descendant dans la coulisse ne rencontre pas d’obstacle. Le carton dont il est formé consiste dans un fort papier à dessiner, sur les deux faces duquel est collée une épaisseur de papier noir violet, appelé papier à aiguille . Le carton est ainsi très mince, et il suffit de le plier pour former le rebord des coulisses. Pour qu’il reste bien plat, il faut coller en même temps le papier noir sur les deux faces; si on laissait sécher l’une avant de coller l’aufre, le retrait ne se ferait pas également et le carton gondolerait. On le mettra d’ailleurs sous une planche chargée d’un poids avant qu’il soit absolument sec. Comme il est nécessaire que toutes les pièces de carton puissent se remplacer les unes par les autres, il faut former les plis des coulisses sur un calibre en carton ou en zinc; ils seront ainsi d’une régularité parfaite.

» A la partie supérieure du portefeuille est une bande du même papier à aiguilles en deux épaisseurs collées ensemble. Elle adhère par son bord au côté supérieur du portefeuille et se rabat sur le carton portant le papier sensible, après qu’il a été introduit dans la coulisse. Elle en re-

couvre le bord sur une largeur de om,oo5, afin que ce papier ne puisse pas être accroché et déchiré par le volet quand on le remet en place après la pose. La partie du papier sensible destinée à recevoir l’impression lumineuse se trouve ainsi limitée dans le bas et sur les côtés par les coulisses, et dans le haut par la bande de papier rabattue. Cet espace doit avoir om,2i de hauteur et om,‘ïj en largeur. Le volet est une pièce du même carton, plate du côté qui se présente à l’objectif, et ayant sur sa face postérieure, dans le haut, une bande >de recouvrement derrière laquelle s’engage le bord supérieur du portefeuille. Pour établir ce recouvrement, on colle d’abord, tout le long du haut du volet, par derrière, une bandelette de carton de om,oi2 de largeur. Sur cette première bande-, on en colle une autre, large de om,02Ô; il en résulte une coulisse dans laquelle le portefeuille s’engage, en sorte qu’aucun rayon de lumière ne peut s’y introduire.

» On pratique dans la partie épaisse du volet, là où les trois cartons sont superposés et au milieu, une petite entaille, afin de pouvoir, en y enfonçant l’ongle, retirer par là le volet, pendant que de l’autre main on retiendra le portefeuille en appuyant l’ongle sur la tranche d’un petit carré du même carton collé vers le bas (1). »

(‘) Pélegry, La Photographie des peintres , p. 58 et suivantes.

Avec ces indications il est facile de se faire une idée exacte du châssis Pélegry, et sa construction sera des plus aisées, si l’on suit exactement cette description. Le portefeuille s’introduit dans une rainure, ce qui fait que la feuille de papier est simplement maintenue en place par le . carton mince qui constitue le fond du châssis. Gomme nous l’avons dit déjà, ce système, excellent pour les petits formats ~ et £ demande à être complété par une glace contre laquelle vient s’appuyer le papier sensible, disposition que nous allons trouver dans les châssis que nous avons encore à décrire.

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