‹ Traité pratique de photographie sur papier négatifChapitre 5 sur 47 · MÉTHODE FABRE · texte numérisé non relu

MÉTHODE FABRE

On peut user pour ce procédé de papier ordinaire, mais il est préférable d’employer du papier albuminé coagulé; dans les deux cas il faut recouvrir la surface à employer d’une mince couche de caoutchouc.

On fait dissoudre par macération :

Caoutchouc naturel (en poire)

Benzine ioocc

(l) Odagik, Le procédé au gelatinobromure, p. 23 et suiv.

Le caoutchouc doit être préablement coupé en minces lanières au moyen d’une paire de ciseaux. La benzine doit être très pure, et l’on doit préférer à toute autre la benzine cristallisable ; cependant on peut la remplacer sans grand inconvénient par la benzine rectifiée de Colas.

La dissolution du caoutchouc est plus ou moins complète selon les cas; et quelquefois le vernis à 2 pour ioo est un peu trop épais; on peut l’étendre à la consistance voulue avec du chloroforme. Le filtrage à travers plusieurs épaisseurs de mousseline permet d’éliminer les parties non dissoutes et les impuretés, mais il est mieux de laisser reposer quelques jours la dissolution et de décanter la partie claire.

On étend le caoutchouc soit au pinceau, soit avec un tampon de coton cardé : pour effectuer cette opération, il est bon d’étendre la feuille de papier sur une glace ou sur un marbre bien uni. Il faut s’efforcer de rendre la couche le plus unie possible en ne lui donnant qu’une faible épaisseur. Les feuilles sont séchées à l’air libre, en douze heures environ ; il faut éviter les poussières qui rendraien t la couche rugueuse.

Les papiers ainsi préparés n’ont plus qu’à recevoir la couche de gélatine sensible; mais, avant de décrire cette opération, il est bon de donner les formules d’émulsion.

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