‹ Traité pratique de photogravure en relief et en creuxChapitre 49 sur 51 · Potasse caustique pure en plaques.. 136' Eau G · texte numérisé non relu

Potasse caustique pure en plaques.. 136' Eau G

Pour une pose normale, user de parties égales du n° 1 et du n° 2.

Ces plaques, pouvant être traitées avec une lumière plus grande dans le laboratoire sombre, peuvent être suivies de plus près lors du développement, ce qui constitue une commodité sérieuse.

Résumé des revendications de VJ. VToodbury dans son brevet du 8 novembre 1884.

1<» Une méthode de production d'un bloc typographique par le transfert d'une épreuve au charbon, d'après un positif ou un négatif ayant une surface grainée ;

2° Une méthode de production d*un bloc typographique par le saupoudrage, avec une poussière convenable, d'un négatif ou d'un positif photographique ordinaire ;

3° Une méthode de production de ces négatif ou positif par le saupoudrage d'une poudre conve- . nable sur une couche sensible à la lumière ;

4° Une méthode de production d'un bloc typographique par compression d'un relief photographique sur une feuille de carton appliquée contre un transfert encré, lequel porte sur une plaque de métal qui est ensuite gravée.

Nous donnons ici ces revendications pour mémoire, car ces méthodes retombent dans la plupart de celles qui sont appliquées, décrites d'ailleurs dans d'antres parties de cet Ouvrage.

L'intérêt du brevet Woodbury est surtout historique.

Diagrammes représentant les diverses phases

de Topera tien dans la mise en pratique de trois procédés

de Phototypographie.

Le Photographie News a publié en 1884 un intéressant article relatif à l'application de la Photographie aux journaux. Nous en extrayons les trois diagrammes ci-après, montrant la section d'un trait et les diverses phases de l'action afférentes à trois procédés différents.

Le diagramme 1 (fig. 49) montre les divers états dans le procédé d'un photo-relief.

La couche négative est d'abord amenée au contact de la gélatine sensible, puis on l'expose à la

Fig. 49.

Négatif.

Gélatine sensibilisée.

Action de la lumière.

Gélatine gonflée.

^ Moulage en cire.

Contre-moulage en plâtre (le Paris .

Type en métal stéréotype.

lumière, après quoi la gélatine impressionnée est placée dans une cuvette pleine d'eau; les parties de la gélatine non durcies se gonflent, on prend un moulage de ce gonflement avec une composition à base de cire, et de ce moule on fait un contre-nioulage au plâtre de Paris, dans lequel on prend l'empreinte avec du métal stéréotype.

Cette méthode présente cet effet particulier que les bords des traits sont légèrement arrondis.

Pour des impressions de livres ou de revues où

le cylindre compresseur tourne bien droit et où la durée de la pression n'est pas rapide, ce procédé peut offrir, entre les mains d*un imprimeur doué d'un goût artistique, un certain avantage, en ce sens que les traits sont susceptibles, suivant que la pression contre le papier est plus ou moins forte au moment de l'impression, d'être plus ou moins légers ou marqués.

Avec le trait photo-électrique (fig. 50, diagramme 2) que l'on produit par l'action de la lu-

Fig. 50.

Négatif.

ai^^iS=^i;jM^?• Gélatine sensibilisée.

Action de la lumière.

Etat après développement.

Electrotype.

N« 2. — ÉLECTROTYPE.

mière sur une feuille de gélatine sensibilisée, comme dans le photo-relief, la gélatine non durcie est enlevée à l'aide d'un pinceau dans une eau tiède, laissant en relief les parties insolubilisées par la lumière.

De ce relief on tire un électrotype par la méthode ordinaire. La surface du trait produit par

ce procédé présente un état inverse de celui qu'on obtient par la méthode du photo-relief, c*est-à-dire qu'il est concave, tandis que l'autre est convexe, les bords étant très aigus et plus élevés que le centre. Ce procédé donne des clichés d'une application plus avantageuse aux journaux, à cause de la production de traits bien nettement formés.

Fig. 51.

Négatif.

Zinc avec la couche sensible.

Action de la lumière.

Utat après encrage et lavage.

État après la première morsure.

État après saupoudrage WMWMMM, à la résine.

m^^^m^m,. Après la seconde morsure.

^^^^^^5^ Cliché terminé.

N« 3. — Photogravure sur zinc

Le diagramme 3 [fig. 51) indique les diverses phases du procédé de gravure sur zinc.

Une plaque de zinc est enduite d'une couche d'albumine sensibilisée avec du bichromate d'ammoniaque.

Après exposition à la lumière, la plaque est

couverte d'encre grasse au rouleau; puis l'albumine non impressionnée est enlevée par lavage à l'eau, laissant l'encre sur les traits seulement.

L'encre a pour objet de protéger le zinc, dans les parties recouvertes, contre l'action de l'acide lors de la morsure.

Nous avons décrit ailleurs le détail complet des opérations de la photogravure sur zinc.

Pour les journaux les mieux illustrés, ce sont les clichés ainsi obtenus qui ont la préférence ; mais, dans certains cas, ils ne sauraient rivaliser avec ceux qui sont dus aux deux procédés précédents, dont l'obtention est plus mécanique.

Solation poar le procédé « émail » (1898).

Dans un travail récent, nous avons trouvé d'intéressantes indications au sujet delà solution qui peut convenir le mieux à la mise en pratique du procédé émail.

L'auteur dit qu'il y a pour cette solution de nombreuses formules contenant une demi-douzaine et plus de composés différents; il lui semble que la colle de poisson et le bichromate seulement sont de nature à donner de très bons résultats. Un opérateur produira d'excellents travaux en faisant usage de cette simple formule et n'aura pas à en rechercher une meilleure.

Si la glu clarifiée de Le Page est diluée dans

une quantité égale d'eau additionnée de 2*'' de bichromate d'ammoniaque pour chaque 100*=* de la solution totale, on obtient un liquide donnant une très bonne couche.

Les difficultés qui peuvent se présenter seront afférentes aux différences de fluidité, de solubilité de la glu, à son acidité et à l'écume grasse.

Quant à la différence dans la fluidité, on peut la corriger à l'aide d'un aréomètre Baume.

L'excès de solubilité de la glu peut se corriger en accroissant la quantité de bichromate, en posant davantage et par de plus grands soins lors du développement.

L'acidité peut être supprimée en neutralisant la liqueur avec de l'ammoniaque. On a soin de bien agiter la solution après l'addition de l'eau à la glu.

Enfin, on évite l'écume en conservant la solution dans un récipient à large ouverture; quand elle se montre à la surface du liquide, on l'enlève avec un fragment de papier.

Une des grandes erreurs dans la pratique de ce procédé est celle que l'on commet en usant trop tôt de la solution de glu après l'avoir préparée. Elle doit être laissée au repos pendant douze à vingtquatre heures au moins pour lui donner le temps d'acquérir toutes ses qualités. Après ce laps de temps, on s'occupe de vérifier les incorrections (|u'elle peut présenter et d'y remédier.

En outre des avantages qui résultent du repos de la solution avant l'usage, il y a encore le dépôt des matières solides au fond du flacon, dont l'effet est de rendre la solution bien plus claire pour le filtrage; cette opération trop parfaite semble à tort enlever de la valeur à la solution.

Des récipients de verre assez hauts, tels que ceux qui servent à la préparation du perchlorure de fer, sont excellents pour conserver les solutions de glu à l'état de repos.

Un morceau d'étoffe de coton ou deux ou trois doubles de mousseline suffisent pour couvrir les goulots des récipients et préserver le liquide contre la poussière.

De bons résultats, a-t-il été dit, ont été obtenus avec cette simple solution, mais il y a quelques indications à donner quant à son emploi :

D'abord il est essentiel de rechercher le degré de fluidité qui donnera un enduit convenable.

Nous avons indiqué des quantités égales de glu et d'eau, mais il se peut que la glu soit plus fluide une fois que Tautre, par exemple en été, et, en ce cas, la quantité d'eau doit être moindre. Le mieux est, en préparant la solution, de ne pas mettre toute la quantité d'eau et de l'augmenter suivant les indications de l'hydromètre.

Après un peu d'expérience, l'opérateur saura bien vite reconnaître si la couche a l'épaisseur voulue. Mais, en tout cas, la cuisson l'indiquera

aussitôt, car si la couche est trop mince, il sera impossible d'obtenir la couleur brun foncé qui distingue une impression parfaite.

Pour l'emploi de cette solution, il faut un négatif clair avec des points nettement définis, bien liés dans les grandes lumières, et des points d'une bonne densité dans les ombres.

L'exposition doit être très correcte et le développement dirigé avec soin, parce que la couche est assez tendre et ne supporterait pas un frottement un peu fort à sa surface.

Il est toutefois essentiel que le développement soit continué jusqu'à ce que Ton aperçoive le métal à nu entre les points. C'est là une partie de l'opération que négligent bien des débutants, parce que leurs yeux ne sont pas encore suffisamment exercés à distinguer le métal nu de celui sur lequel se trouve encore une mince couche de glu.

En teignant la couche avec du violet d'aniline et en se servant d'une loupe il est tout à fait facile de distinguer si les points sont clairs. Il ne serait pas bon de procéder à la cuisson sans être sûr de ce fait.

Après le développement, la couche est séchéc avec de l'alcool méthylique que l'on verse sur une des extrémités de la plaque pour le ramener à l'autre bout par lequel il s'écoule.

De cette façon, l'alcool semble repousser l'eau

devant lui. Ce moyen est préférable au séchage en usant d'une cuvette. D'abord, il faut plus d'alcool, mais aussi l'on court le risque d'avoir des taches.

Souvent on demande s'il est réellement utile de sécher la plaque à l'alcool.

Nous pensons que c'est nécessaire, parce que les points de glu humide ont une tendance à s'attacher les uns aux autres quand on a recours à un séchage spontané, et que la plaque qui semble avoir été bien développée a, quand elle est sèche, l'aspect d'une couche qui aurait coulé.

De plus, une couche qui n'a pas été séchée à l'alcool peut contenir un peu d'humidité, ce qui expose à des accidents lors des opérations ultérieures, par le fait d'une condensation entre la couche et la plaque et par une suppression de l'adhérence.

Diverses sortes de diaphragmes pour remploi des réseaux.

Ainsi qu'il a été dit page 77, la nature du résultat dépend non seulement de celle du réseau, mais encore de la forme du diaphragme employé; nous pourrions dire aussi : et de la position du diaphragme par rapport au sens des lignes du réseau.

C'est ce que montrent les diverses figures (/Ip. 52)

Fig, 52.

Fig. 52 (suite).

Fig. 52 {suite).

ci-jointes. La modification que subit la forme régulière du réseau se trouve indiquée à côté de chacun des diaphragmes simples ou munis de plusieurs ouvertures de dimensions égales ou différentes.

Tous ces effets ont été obtenus avec un réseau normal à lignes croisées obliques par rapport aux côtés de la chambre noire.

Les diaphragmes les plus employés sont ceux que l'on voit en E et F; la forme carrée est égalem'ent usitée, mais en disposant le carré de façon que ses côtés soient dans le sens des lignes du réseau.

L'examen des résultats si divers, correspondant aux différentes sortes de diaphragmes, conduit les opérateurs à recourir à tel dispositif plutôt qu'à tel autre, suivant le genre de travail qu'ils ont à exécuter.

L'œuvre en pareil cas est en quelque sorte analogue à celle du graveur qui varie l'aspect des

tailles en vue de la diversité des effets qu'il désire réaliser.

Il ccavient donc de se munir d'une collection variée de diaphragmes et d'y puiser suivant les besoins.

Il est très aisé de les obtenir avec de la carte noire où l'on découpe les ouvertures voulues à l'aide d'une pointe de canif.

Les divers aspects présentés par la fig. 53 démontrent bien l'importance et le rôle do la forme» du diaphragme; il y a là neuf sortes d'effets différents indiqués par des fragments d'images modelées, et tels qu'ils résultent de remploi de diaphragmes de diverses sortes.

Évidemment, la nature variable du réseau permet d'atteindre à la variabilité des effets.

Les derniers types de réseaux de M. Lévy, de. New- York, sont représentés très agrandis par les fig. 54 et 55.

Ils sont formés de quatre lignes croisées, dont deux relativement épaisses et deux beaucoup plus minces; les lignes minces sont, soit perpendiculaires [fig. 55 j aux lignes épaisses, soit obliques par rapport à ces dernières [fig. 54).

Cette sorte de réseau permet de serrer le modelé de plus près par la production d'un point intercalaire, ainsi qu'on le voit dans l'épreuve B de la fig, 56.

Si l'on compare cette épreuve avec A, image

ri^, 53

^^yM

ite

■ T: J : r r J : Jj ' LLv'.J^. > . ' jj> ' ^ '

t^:.-::;:,:K:::ii;ii.iii;!i!;fcl!

Fig. 5i. Fîg. 55.

Fig. 56.

Fig. 56.

obtenue avec un réseau normal à lignes croisées, on remarque la différence au profit de B, surtout dans les grandes ombres, beaucoup plus grises et moins riches en demi-teintes en A.

La tête du personnage, très agrandie [fig, 57), montre bien mieux encore le détail des points et

lignes et donne une idée plus complète d'un

Fig. 57.

travail se rapprochant de celui qu'exécute un

graveur au burin.

Un autre genre de réseau peut également être exécuté en vue de produire des effets de demi-

Fig. 58.

teintes d'un aspect encore plus continu, comme, par exemple, celui que voici (fig. 58), dont l'idée appartient également à M. Lévy.

Mais, sans qu'il soit nécessaire pour les travaux courants d'entrer dans ces complications, on peut,

comme le recommande M. Turati, se servir d'un seul type de réseau, soit simple (fig. 59), soit croisé

Fig. 59.

(fîg, 60) ; ce dernier s'obtient en posant l'un contre

l'autre deux réseaux lignés simples, tels que A et B de la fig, 59.

Il existe encore un autre moyen de réaliser des aspects différents : il consiste à faire varier la distance du réseau par rapport à la plaque sen-

ta

sible, autrement dit, à déplacer le plan focal en avant ou en arrière de la plaque.

L'exemple que nous donnons ici [fig, 61) résulte de l'emploi d'un diaphragme ayant la forme d'un T.

L'écran initial est le réseau croisé ordinaire; on voit, à gauche, les variations résultant d'un déplacement du plan focal à —3""™, — 1°'"»,8 et — 1"°*, c'est-à-dire en arrière de la plaque sensible, et, à droite, d'un déplacement à -\- 3™™, ^ jmm^g ^ ^mm^ ^^ avant dc la plaque.

Ces effets sont bien symétriques, mais avec inversion du sens des T, par exemple, dans les positions correspondant à — 1™'" et à -h 1™™.

Nous pourrions, à ce point de vue, donner de bien plus nombreuses indications, mais il semble que l'on a, par celles qui précèdent, assez d'éléments pour conclure à la possibilité d'obtenir des effets d'une variété infinie par l'emploi raisonné des trames et des diaphragmes.

Châssis spécial à l'emploi des trames.

11 existe divers modèles de châssis spéciaux pour placer les réseaux en avant des plaques sensibles et faire varier la position du plan focal par rapport à la plaque. La fig. 62 ci-après donne l'idée d'un de ces châssis. Le bouton placé sur la paroi de droite actionne les traverses qui portent le

réseau en le faisant avancer ou reculer d'une quantité déterminée, indiquée par une aiguille se mouvant sur un arc gradué.

La maison Gilles, à Paris, a construit un type de châssis de ce genre très perfectionné; l'essen-

Fig. 6=2.

tiel est d*oblenir un déplacement sur des plans absolument parallèles entre eux.

Spécimens d^épreuves phototypographiques anciennes.

Ce spécimen [fig. 63) a été obtenu par le procédé Pretsch en 1860. Bien qu'à cette époque la tentative de produire de la sorte des clichés industriels

Fig. 63.

Procédé Pretsch.

n'ait pas eu le succès qu'on en espérait, il n'en est pas moins intéressant de constater qu'il y avait là, sous une forme moins parfaite, l'application du grain à la formation des clichés typographiques.

Le procédé Pretsch constitue, au point de vue historique, le point de départ des impressions phototypographiques; il est caractérisé essentiellement par un grain vermiculaire analogue à celui de la gélatine lorsqu'elle se réticule sous l'action combinée de la lumière et d'un bichromate alcalin, et il y a lieu de remarquer combien ce vermiculé s'adapte bien par lui-même à la nature du modelé du sujet.

Voici, résumée en quelques mots, l'indication de ce procédé :

Une plaque de métal (ou une glace) est placée de niveau et recouverte d'une solution de gélatine sensibilisée avec du bichromate de potasse, puis la couche est séchée à une température suffisante pour produire sa réticulation ou un grain une fois mouillée.

La plaque est alors exposée sous un négatif et, après l'insolation, immergée dans de Feau jusqu'à ce que le grain se soit suffisamment accentué.

Un galvanotype ou un moulage d'une autre sorte est tiré de cette surface et l'on a ainsi un bloc typographique.

Tout ceci n'est cité que pour mémoire et dans le but d'attribuer à Pretsch la part de mérite qui

lui revient dans Tapplication de la Photographie à la Typographie.

Ce spécimen a été emprunté au Photographie News de 1883.

Nous avons trouvé dans le Photographie News de 1884 un autre spécimen de photo typogravure, c'est celui que représente la fig, 64.

Il a beaucoup d'analogie avecTépreuve obtenue

Fig. 64.

par le procédé Pretsch, bien qu'il ne provienne pas de la même source.

La description de la méthode qui a servi à lobtention de ce bloc, d'après M. Risley, serait la suivante :

1^ Dissoudre 32»' de bonne colle de poisson dans 100*^^ d'eau distillée, et à SS^*' de cette solution ajouter 2»'' de nitrate d'argent qu'on a fait dissoudre dans 15*^*^ d'eau distillée. - .

Aux autres 66"=*^ de solution de colle de poisson ajouter 66" d'une solution saturée de bichromate de potasse et, pendant qu'elle est chaude, y ajouter le nitrate d'argent et bien mélanger, ' .

2° Mettre de niveau une glace et y verser de-la solution ci-dessus la quantité voulue poiu' fornier, une fois sèche, l'épaisseur d'une mince feuille de papier à écrire.

3'* Exposer au soleil sous un positif pendant environ trois heures, c'est-à-dire jusqu'à ce que tous les détails de l'image apparaissent, tus par .". lumière transmise. ^

4** Laver ensuite à l'eau jusqu'à complète granu-^ lation des moindres demi-teintes dues à l'action de la lumière ; elle se traduit par une contraction particulière de la couche; l'eau en excès est alors enlevée avec du papier buvard. •; ^

0"" On peut faire usage d'un négatif au lieu d'un i;positif, mais, en ce cas, l'exposition à la lumière "^ doit être moindre de moitié. On aura encore un résultat positif et les grains de la couche seront bien plus fins. C'est en cette granulation que ré-« ^ side tout le secret du procédé. •.

6° On fait alors un moulage en gutta-perchà de a couche et on le rend conducteur avec de! la

Fi^. e'i.

plombagine ou par tout autre moyen, puis on le recouvre de cuivre par les procédés usuels de la galvanoplastie.

La fig. 65 donne un autre exemple des résultats fournis par la réticulation ou le grain de la gélatine.

Cette méthode, appliquée à la reproduction d'images assez grandes, donne des effets très artistiques et que Ton peut obtenir soit par voie d'impression lithographique, soit typographiquemcnt en opérant le transfert du grain sur pierre ou sur métal.

Procédé de Photogrravare en crenx par moulagre galvanoplastique.

Avant que M. Manzi eût introduit dans les ateliers de la maison Goupil (Boussod, Valadon et C*®) le procédé d'aquatinte photographique, on pratiquait avec grand succès, sous la dii^ection de M. Rousselon, un procédé de photogravure en creux par voie de moulage.

Le procédé qu'employait M. Rousselon n'a jamais été décrit par lui-même, ou s'il en a été donné une indication sommaire, elle n'a jamais été assez explicite pour qu'on pût en connaître les tours de main spéciaux.

Il a bien été dit qu'on introduisait dans la couche de gélatine servant à obtenir la première

impression un grain proportionnel à Pintensité des demi-teintes, mais il nous a semblé que ce grain proportionnel était plutôt dû à l'action de la lumière elle-même produisant, sur une couche colloïde bichromatée, des effets se traduisant par une réticulation proportionnelle à l'intensité du modelé, réticulation nulle dans les blancs ou parties les plus fortement impressionnées, et atteignant son maximum dans les grandes ombres.

La mise en pratique de cette méthode peut se résumer dans les diverses phases suivantes :

1** Emploi d'un positif qu'on met au contact d'une couche bien plane de gélatine bichromatée préparée ainsi qu'il est indiqué en maintes parties de ce Traité, de façon à obtenir un grain : procédé Placet et autres ;

2** Après insolation, provoquer la réticulation, laisser sécher, et comprimer fortement sur l'empreinte réticulée une couche de gutta plombaginée ;

3° Mettre à la cuve galvanoplastique pour en tirer un contre-moulage en cuivre ;

4** Se servir de cette matrice pour la formation de la planche de photogravure.

Le dépôt de cuivre doit s'effectuer très lentement pour que la planche soit suffisamment résistante à la pression lors du tirage ;

5° Aciérage avant de procéder au tirage.

Ce moyen donne de fort beaux résultats, mais il faut environ trois semaines: avant d'avoir une-

planche assez épaisse, et c'est à cause de cette lenteur dans Topération qu'on donne la préférence aux procédés d'aquatinte qui dispensent de toute action galvanoplastique et donnent, par voie de morsure, la planche gravée au bout d'un laps de temps relativemeilt fort court.

Prlncipanz fabricants de réseanz.

Il n'existe pas en France de maisons produisant industriellement des réseaux translucides propres à la similigravure, mais les fabricants étrangers, tels que MM. Gaillard et Lévy, ont des représentants à Paris.

M. Mackenstein est le dépositaire des trames de la maison Gaillard, de Berlin.

M. Voirin et la maison Penrose, de Londres (dont la succursale est rue Notre-Dame-des-Ghamps, 44, à Paris), tiennent des trames de M. Lévy, de New- York.

Ces trames sont de dimensions et de structures très diverses.

Réseaux à gredns d*Edm. GaiUard, de Berlin.

Pour les réseaux de la maison Gaillard, voici le Tableau des différents formats et les prix correspondants, établis suivant la finesse plus ou moins grande des grains :

Prix :

Dimensions. ■ ^^ .

13x18 62 '',50 n'importe le degré de finesse.

18x24 137 50 ou 158'%75 ou 218f',75

24x30 206 25 ou 356 25 ou 487 50

30x40 406 25 ou 675 » ou 887 50

40x50 937 50 bu 1425 » ou 1875 »

50x60 1025 »• ou 2031 25 ou 2437 50

60x70 2025 » ou 2531 25 ou 3037 50

70x80 2537 50 ou 3050 » ou 3656 25

80x100 2937 50 ou 3675 » ou 4406 25

Comme on le voit, le prix de ces réseaux augmente dans une forte proportion à mesure que s'accroissent les dimensions des plaques, et il est aussi bien plus élevé lorsqu'il s'agit d'un réseau d'un grain plus fin.

Il en est de même pour les réseaux lignés, ainsi que le montre le Tableau ci-après, également emprunté à un Catalogue de la maison Gaillard.

Page 1