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PROCÉDÉ DE DÉCALQUE, SUR BOIS, PIERRE, ETC

Le dessin ou les caractères se sont fixés sur la pierre et deviennent susceptibles de recevoir le noir et de fournir des épreuves.

Dès que l'original est enlevé, on acidulé à un demidegré, on gomme légèrement et l'on charge la pierre avec un noir bien adhérent. On gomme de nouveau, on laisse reposer pendant quelques heures, ensuite on peut tirer.

Procédé à V acide et à la gomme. — On humecte d'abord la feuille avec un acide étendu d'eau, qui attaque la colle du papier et le rend plus perméable à ce liquide, l'empêche en même temps de prendre l'encre qu'on va étendre dessus. Selon la finesse de l'original à décalquer, on prend un rouleau ou un tampon garni d'encre typographique un peu résineuse.

Mais, pour que l'encre nouvelle ne se mêle pas avec l'acide, on passe sur la gravure une légère couche de gomme arabique qu'on a le soin d'étendre avant de tirer des épreuves. Le noir ancien devient plus susceptible de recevoir l'encre du rouleau et, par conséquent, de donner facilement une contre-épreuve.

L'estampe étant suffisamment noircie, on la pose sur une pierre en la recouvrant d'une maculature humide et l'on opère plusieurs pressions. Avant d'enlever l'estampe, on s'assure du résultat en soulevant un des coins. Si l'on s'aperçoit qu'il est incomplet, on continue les pressions.

Quand ces différentes manipulations ont été bien exécutées, l'impression primitive se trouve transportée sur la pierre avec assez de netteté pour donner des contreépreuves exactes.

Procédé permettant la reproduction sur pierre des impressions récentes ou anciennes ('). — On prépare une solution très claire de gélatine dont on verse une

(1) L'Imprimerie, 1889, p. 445.

couche mince sur une pierre lithographique ou sur un zinc. On laisse sécher.

On fait dissoudre, d'autre part, de l'alun dans l'eau jusqu'à saturation. On mouille dans cette solution d'alun le verso de la feuille imprimée que Ton veut reproduire, de sorte que l'alun pénètre toute l'épaisseur du papier sans traverser l'encre d'imprimerie qui forme le dessin ou les lettres du recto.

On applique le recto sur la pierre ou sur le zinc, que l'on passe aussitôt à la presse. Par l'effet de cette pression, l'alun dont le papier est imprégné rend la gélatine insoluble à l'eau chaude partout où elle touche les parties non imprimées du papier, tandis que les endroits de la gélatine qui n'ont été touchés que par l'encre du dessin ou des lettres ont été préservés de l'alun. Ces endroits restent donc solubles à l'eau chaude.

On enlève la feuille de papier qui doit rester intacte et l'on verse de l'eau chaude sur la couche de gélatine.

Cette eau dissout la gélatine aux seuls endroits qui étaient recouverts par l'encre du papier, c'est-à-dire qui n'ont pas été insensibilisés par l'alun. Aux autres endroits qui correspondent aux blancs du papier, la gélatine insolubilisée reste intacte.

On laisse sécher la surface ainsi préparée. Quand elle est sèche, on l'encre, et le noir ne reste adhérent qu'aux endroits qui ne sont plus recouverts de gélatine et qui maintenant reproduisent les lettres ou le dessin en négatif.

11 ne reste plus qu'à préparer la pierre ou le zinc par les procédés ordinaires de Lithographie.

Le même travail peut se faire pour le recto et le verso du papier.

Cette méthode a l'avantage de ne pas détériorer l'original, s'il ne fait pas partie d'un livre relié; elle permet de reproduire toutes les finesses du dessin; elle est très peu coûteuse, puisque, à part le matériel ordinaire de la Lithographie, on n'a besoin que d'un peu d'alun et de gélatine.

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