‹ Traite pratique de photolithographieChapitre 27 sur 35 · CHAPITRE V II · texte numérisé non relu

CHAPITRE V II

PROCÉDÉS DE DÉCALQUE, SUR BOIS, PIERRE OU MÉTAL, D'IMPRESSIONS SUR PAPIER l1).

Qu'il s'agisse d'une lithographie, d'un autographe, d'une photographie, dîme gravure coupée dans un journal illustré, on en obtient la reproduction inaltérable sur un panneau de bois, une plaque d'acier ou de cuivre, une pierre bien poncée, etc., en procédant de la manière suivante :

On trempe d'abord pendant deux ou trois minutes dans de l'eau pure la gravure ou la photographie, puis on l'éponge avec un linge sec propre.

On enduit ensuite d'une couche de vernis blanc Soehnée ou vernis blanc français, l'objet sur lequel doit se faire la reproduction. Au cas où cette première couche se trouverait absorbée, on aurait soin d'en étendre une seconde. Puis on applique vivement lagravure ou la photographie, le côté imprimé en dessous, en tamponnant doucement avec un linge fin et sec jusqu'à complète et uniforme adhérence au corps qui reçoit le dessin.

On laisse reposer ainsi à l'ombre et à plat pendant quatre heures, plus longtemps si le séchage complet paraît le demander. Puis on mouille, avec une éponge fine imprégnée d'eau pure, le dos de la gravure ; en soulevant entre le pouce et l'index un des coins, le papier doit pouvoir s'enlever du coup. S'il se déchirait, le nettoyage se

(1) L'Imprimerie, 1886, p. 881.

finirait en frottant légèrement avec le doigt ou en se servant d'une éponge humide ou d'un linge fin.

Le papier enlevé, on passe une couche de même vernis et on laisse sécher.

Il est d'autres procédés de décalque des vieux imprimés. Nous allons les indiquer.

Procédé de décalque a la soude (*). — Mettre des feuilles imprimées dans une solution légère de soude caustique, où on les laisse pendant trois jours. Après ce temps, les laisser sécher et humecter le papier au moment de faire le transport, puis on donne un coup de presse et l'écriture reste sur la pierre. Mais on acidulé très légèrement, attendu qu'il faut peu de chose pour enlever cette encre, et encore c'est à travers le papier qu'on étend l'acide.

Procédé a l'amidon. — On recouvre la vieille impression d'une légère couche d'amidon cuit à Peau. Seulement, avant d'en faire usage et lorsque l'amidon est coagulé, il faut y mêler un peu d'acide sulfurique et un peu de soude étendue d'eau.

Lorsque la feuille est ainsi recouverte, on passe un rouleau garni de bonne encre typographique jusqu'à ce que le papier soit bien encré. Les parties blanches défendues par l'amidon qu'on y a mis premièrement ne gardent point l'encre, pendant que les parties imprimées s'en humectent et se colorent.

On enlève ensuite soigneusement, au moyen d'une éponge fine imbibée d'eau, l'amidon qui entraîne avec lui l'encre restée sur les blancs de la gravure.

Quand l'opération est terminée, on applique cette feuille sur une pierre polie, on lui fait subir plusieurs pressions et on la mouille pour l'enlever.

(1 ) Ce procédé a été essayé sur les indications de M. Brevière. L 'Imprimerie, 1880, p. 835.

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