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CHAP. I. — DU MATERIEL POUR LA RADIOGRAPHIE ET LA RADIOSCOPIE. II

batterie en deux séries de 4 accumulateurs montées en dérivation. Une fois chargés, les 8 accumulateurs sont remis en tension en une seule série.

La charge au moyen de piles occasionne naturellement des perles considérables au point de vue du rendement final : elle ne peut être avantageuse que si Ton n'utilise les accumulateurs qu'à des- intervalles éloignés : ceux-ci, en effet, peuvent rester chargés uu temps assez long et être toujours prêts à fonctionner au moment voulu. On ne montera la pile que pour les recharger.

Avec les piles au bichromate qui ne dépensent pas lorsqu'on retire les zincs, il sera préférable de les employer directement au lieu de les utiliser à la charge des accumulateurs.

Les pelits modèles d'accumulateurs sont généralement livrés chargés ou prêts à être chargés, c'est-à-dire qu'ils contiennent la solution d'eau acidulée. Pour les grands modèles on fera un mélange d'eau et d'acide sulfurique ainsi composé :

Eau 7 à 8 volumes .

Acide sulfurique (66" B. ) i volume.

Ce dernier doit être absolument pur et exempt de toutes traces d'arsenic, de cuivre ou de fer. On trouve, du reste, dans le commerce de l'acide sulfurique spécialement préparé pour garnir les accumulateurs. Il est désigné par les lettres SA (sans arsenic). Le liquide doit recouvrir complètement les plaques.

Pour effectuer la charge des accumulateurs, on dispose dans le circuit les appareils suivants :

i" Un disjoncteur automatique de courant; 2** Un ampèremètre et un voltmètre; 3" Un interrupteur et un rhéostat.

Le disjoncteur automatique est un appareil destiné à couper automatiquement le courant lorsque la force électromotrice de la source vient à baisser pour une raison quelconque. Sans ce dispositif, les accumulateurs se déchargeraient dans la dvnamo et pourraient se vider complètement.

L'ampèremètre sert à contrôler l'intensité du courant de charge,

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il doit être surveillé fréquemment et il faut noter le temps de la charge afin de connaître la quantité d^électricilé emmagasinée : il est indispensable de ne pas dépasser les régimes de charge fournis par les constructeurs sous peine de mettre les accumulateurs hors d'usage. On règle du reste le régime de charge au mojen du rhéostat qui permet d'augmenter ou de diminuer la résistance intercalée dans le circuit et fait varier par suite l'intensité du courant.

De temps en temps on constate les progrès de la charge au moyen du voltmètre. Lorsque les accumulateurs sont considérés comme déchargés, ils ont une force électromolrice de r®",65 environ par élément. Celte force augmente progressivement jusqu'à 2^°*", 2 pendant la charge, qui se termine à 2"*^**, 45 ou 2*^^'% 5.

Au début de la charge on peut employer sans inconvénients un courant plus intense, mais lorsque le voltage a atteint 2^""% 3 il faut diminuer peu à peu et terminer par un courant très faible.

On est averti que l'opération est terminée par le dégagement de nombreuses bulles gazeuses dans le sein du liquide, celui-ci bouillonne. On doit alors s'arrêter : continuer la charge ne servirait plus à rien et amènerait la désagrégation des plaques.

Lorsque dans une batterie quelques accumulateurs ont été inégalement épuisés, il faut retirer du circuit ceuK qui bouillonnent et parachever la charge des autres en augmentant la résistance du rhéostat.

Le pôle positif, d'après une règle généralement adoptée, est marqué en rouge, le pôle négatif en noir ou en bleu. Au cas où les pôles n'auraient pas été marqués, ou si la couleur avait disparu, il suffit de regarder les plaques qui ont un aspect différent. Les plaques positives ont la teinte brune du peroxyde de plomb, les négatives sont noires.

La charge des accumulateurs doit se faire chaque fois que ceux-ci sont épuisés, mais il ne faut jamais les décharger à fond, et lorsque le voltage est descendu aux environs de i*"**,65 par élément il est nécessaire de les recharger : autrement les oxydes réduits seraient transformés par l'acide sulfurique en sulfate de plomb qui est inactif.

Si les accumulateurs doivent rester plusieurs mois sans être utilisés, on doit les charger complètement, puis transvaser l'eau

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acidulée dans une tourie. Dans cet état ils ne subiront aucune altération.

On surveillera bien le niveau du liquide qui doit toujours baigner entièrement les plaques : on remplace la partie qui s^est évaporée par de l'eau distillée.

Au lieu d*emplovcr les piles pour le chargement des accumulateurs, on préfère généralement utiliser le courant produit par une dvnamo particulière ou par une dynamo centrale (courant de ville). Dans le premier cas, on choisit une dynamo du voilage convenable pour assurer la charge dans les conditions indiquées précédemment ; on actionne celle-ci par un moteur quelconque, hydraulique, à vapeur, à gaz, à pétrole, suivant les ressources dont on dispose. Dans le second cas, qui est évidemment plus pratique lorsqu'on est dans un endroit éclairé à Télectricité, il sufGt de se brancher sur le secteur, à condition que celui-ci donne le courant continu. Le voltage habituel (environ i lo volts généralement) devra être réduit dans les proportions voulues, suivant le nombre d'accumulateurs à charger, au moyen d'un rhéostat. Cette solution qui est très pratique a néanmoins le défaut d'être dispendieuse si l'on n'a que peu d'accumulateurs à charger, car dans ce cas la majeure partie du courant est dépensée en pure perte dans la résistance. Au Heu de conslituer celle-ci par un rhéostat métallique, on peut intercaler des lampes à incandescence dont la lumière sera utilisée pour l'éclairage du laboratoire, ou encore un rhéostat liquide dont nous parlerons plus loin.

Si l'on n'a à sa disposition que le courant alternatif (secteur de la rive gauche), il est nécessaire de le transformer en courant continu. On actionne alors au moyen du courant du secteur un moteur alternatif qui entraîne à son tour une dynamo à courant continu. Ces transformations successives du courant sont loin d'être économiques à cause des perles inévitables qui en résultent, mais, une fois Tinstallation faite, cette solution est encore plus commode que l'emploi d'un moteur indépendant qu'il faut mettre en route et entretenir avec soin.

Pour brancher la ligne de charge des accumulateurs sur la prise du courant de lumière, on établit une dérivation aux bornes du compteur, en ayant bien soin de déterminer le sens du courant.

Pour reconnaître les pôles de la prise de courant que Ton veut installer, on se sert d'un appareil spécial qui se trouve dans le commerce et qu'on nomme indicateur de pôles. A défaut de cet appareil, on prend une petite bandelette de papier filtre blanc et on l'imbibe d'une solution de sulfocjanure de potassium ou d'ammouium. On branche sur les deux pôles deux petits fils de cuivre dont on applique les extrémités sur la bandelette à 5'°" ou 6""" de distance. Le courant traverse le papier humide et décompose le sel, au pôle positif apparaît une raie rouge due à la formation de sulfocyanure de cuivre. On marquera du signe -f- la borne positive et du signe — la borne négative. On vérifiera ensuite avec un voltmètre le voltage de la ligne. On intercalera alors dans le circuit un rhéostat qui servira à régler l'intensité du courant suivant le nombre d'accumulateurs à charger. On disposera dans le circuit deux plombs fusibles destinés à parer à tout accident. Un ampèremètre installé également dans le circuit indiquera le régime de charge.

Pour bien fixer les idées du lecteur, nous croyons utile de mettre sous ses yeux diverses figures schématiques représentant la disposition des appareils dans le cas de la charge des accumulateurs, soit au moyen de piles, soit au moyen du courant envoyé par une dynamo spéciale ou du courant du secteur (courant continu).

I® Charge des accumulateurs au moyen de piles:

Fig. 4.

Pile

Une batterie de huit éléments au bichromate de potasse, charge deux batteries de 4 accumulateurs montés en dérivation {fig, 4).

CRAP. I. DU MATÉRIEL POUR LA RADIOGRAPHIE ET LA RADIOSCOPIE. l5

2® Charge des accumulateurs au moyen dune dynamo ou du^ courant direct dune station centrale {Jig* 5).

Fig. 5.

IntAPruptaup Disjonct«ur

Plombs PuaibUft

Rhéostat

^mimbN

Coup«-eircuii

Votimitr. /^ynierrupuur

Accumulateurs

3** Charge des accumulateurs au moyen du courant continu

Fig. 6.

Accumulateurs

5«|il'Ni|i|i!^

Lampes du laboratoire ( à 85 volts )

Ampoule

Coupa circuit interrupteur

Rhéofttet

Interrupteur inverseur

Trembleur

iitwihMiijiiiii»<miMiiiiiii

wm

fourni par une station centrale, combinée avec l'éclairage du laboratoire {fig- 6).

|6 PACMIÉme PARTIE. — MATERIEL ET TECH^nOCE.

Cette disposition est la plas économique, les accumulatears se chargeant automatiquement chaque fois que Ton allume une lampe. Il est seulement nécessaire de prendre des accumulateurs de grandes dimensions : de manière que si Tusage de la lumière dépasse de beaucoup l'emploi de la bobine il n'en résulte pas d'inconvénients pour les accumulateurs.

3* Emploi des machines d'indnctioii.

Au lieu d*emplo^er des piles ou des accumulateurs pour actionner Je transformateur, on peut se servir de machines magnéto ou dynamo 'électriques. Le principe de ces machines repose sur le déplacement d'un circuit électrique dans un champ magnétique intense, lequel déplacement donne naissance à des courants induits que Ton recueille au moyen de balais frottant sur le collecteur. Pour faire fonctionner une bobine donnant de 20*^'" à 3o*" d'étincelle, on peut employer une petite dynamo de 20 volts et 10 ampères, soit 200 watts. Un moteur d'un tiers de cheval est suffisant pour l'actionner. Parmi les trois catégories de dynamos qui sont caractérisées comme on le sait par le mode d'excitation, celles qui sont excitées en dérivation ou shunt-dynamos sont préférables : elles peuvent être utilisées également pour la charge des accumulateurs.

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