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CHAPITRE II. — TECHNIQUE RADIOGRAPHIQUE

la forme d'ane caisse robuste qui peut être transportée sans risque. A i^avant se trouvent Tinterrupteur, un plomb fusible, un rhéostat et un interrupteur inverseur. Cette bobine, qui est d^une puissance suffisante pour résoudre la plupart des problèmes qui se présentent en Radiographie, fonctionne avec une batterie d'accumulateurs de six éléments seulement. C'est là un avantage appréciable, car la plupart des bobines donnant 20^™ d'étincelle nécessitent en général huit éléments. La batterie est d'une seule pièce et indépendante, de sorte qu'aucun accident n'est à craindre pendant le transport.

Le matériel est complété par un dispositif radioscopique analogue au fluoroscope d'Edison et à la lorgnette de M. Seguy.

Accessoires divers, — Maintenant que nous sommes installés suivant les ressources dont nous disposons, voyons les accessoires qui sont nécessaires pour supporter l'ampoule, recevoir le sujet en expérience et contenir la plaque photographique.

Le support d'ampoule doit satisfaire aux conditions suivantes : i** être parfaitement stable; 2^ permettre toutes les positions de Tampoule; 3° être bien isolé.

On se sert ordinairement comme support d'un pied de fonte à base large et lourde comme ceux qui sont employés en Photographie. Dans l'intérieur de ce tube, qui est creux, on place une tige de bois pouvant s'élever et s'abaisser en glissant à l'intérieur; on la maintiendra à la hauteur voulue au moyen de la vis de serrage qui se trouve sur le pied .

Cette tige de bois en recevra une seconde à angle droit susceptible aussi de se mouvoir à volonté. Enfin, sur cette dernière on place, à glissement encore, une pince articulée comme les pinces de laboratoire de Chimie. C'est dans cette pince que sera fixée l'ampoule ; celle-ci , sans qu'il soit besoin d'insister davantage, pourra prendre toutes les positions voulues.

Il est bon de fixer sur la tige verticale une deuxième baguette horizontale, de bois, ou mieux encore de verre, et qui aura pour but de soutenir les conducteurs et de les maintenir à une distance convenable Tun de l'autre pour éviter la production d'étincelles. Ce dispositif constitue un support universel qui sera employé dans

ioules les circonstances et permettra en particulier de radiographier un malade dans toutes les positions.

Pour les expériences de laboratoire et pour les objets de faible dimension, un support articulé en bois fixé sur une table conviendra parfaitement.

En dernier lieu, le support doit être bien isolé pour éviter les dérivations qui peuvent occasionner des secousses désagréables ou diminuer le rendement de Tampoule; c^est pour celte raison que Ton recommande Temploi du bois ou du veri^e qui serait encore préférable.

Nous. avons fait établir par Mld. Clément et Gilmer un support destiné aux opérations de la clinique et qui peut servir également pour les opérations à domicile {^fig^ 02). Sur un pied à quatre

branches solides se dresse une pièce de bois verticale de i", 5o de liauteur. Le long de celte tige en glisse une autre qui permet par suite une double élévation. C'est sur celle pièce que sont fixées deux rainures de 20^™ de long. Ces deux glissières sont destinées à recevoir lé support pour la radiographie ou le support pour ia radioscopie. Le support pour la radiographie se compose d\ine tige horizonlale à section carrée sur laquelle on fixe la pince de Tampoule et deux supports à isolateurs qui soutiennent les conducteurs. Celle tige a 75*^°* de longueur afin de pouvoir amener Fampoulc au-dessus du malade placé dans un lit, ce qui se fait en glissant la pince au-dessus de la parlie à reproduire. On obtient un mouvement latéral de déplacement en faisant glisser le support de radiographie dans les rainures du pied. Les mouvements en hauteur sont obtenus par le relèvenient ou rabaissement de la partie coulissante

du pied. L'orientation de l'ampoule se fait en tournant celle-ci plus ou moins dans la pince.

Nous décrirons plus loin l'emploi de ce support pour la Radioscopie.

Dispositifs destinés à renfermer la plaque photographique. — Théoriquement il serait préférable de poser le n^odèle sur la plaque à nu, mais ce système a Pinconvénient de nécessiter le Iravaildans robscurîté, ou tout au moins dans la lumière rouge; dans le premier, cas bii'aura de grandes difficultés 'poiir opérer; dans le

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second, s! la pose esl a.i peu longue, on aura à craioâre des voiles

' Support pour Ut opérations jradiographiqueg.

adventices; enfin le conlact de certains corps sur la couclie sensible lera nuisible par suite de leur tempéraltire on de lebr degré d'humidité.

8o PREMIÈRE PARTIE. — MATERIEL ET TBCHN'IQCK.

Pour ces diverses raisons, on préfère toujours exposer la plaque à travers une enveloppe imperméable à la lumière ordinaire, mais parfaitement transparente pour les radiations actives. C'est ainsi que la plupart des opérateurs mettent leurs plaques dans des feuilles de papier noir; celui-ci doit être choisi avec soin, car il ne doit pas avoir le moindre défaut. Le papier noir mat est celui qui nous a toujours donné les meilleurs résultats ; il est d'ailleurs tout indiqué d'en mettre au moins deux ou trois doubles. Il faudra veiller, en faisant ce petit emballage, à ce que la couche sensible se trouve toujours en dessus. En effet, à la longue les angles des plaques finissent par percer les coins de ces enveloppes et Ton a à redouter des voiles provenant de l'infiltration de la lumière du jour. 11 suffira de vérifier celles-ci de temps en temps et de les changer dès qu'elles seront percées.

Ce dispositif très simple convient pour la généralité des expériences et à condition que le modèle ne soit pas d'un poids trop élevé. Avec les grandes plaques nécessaires pour radiographier un bassin ou une poitrine on a fréquemment des accidents, le verre ne posant pas bien à plat sur la table d'opérations. On peut alors mettre en dessous de la plaque une planche de bois bien plane et envelopper le tout de papier noir, ou encore se servir des châssis spéciaux pour la Radiographie.

Ces châssis se composent d'une planche bien dressée sur laquelle on pose la plaque; un couvercle rabattant et garni d'une feuille opaque à la lumière mais transparente aux radiations actives referme le tout. Des feuillures spéciales empêchent toute entrée de lumière. L'épaisseur du châssis est calculée de telle façon que la feuille du couvercle s'applique exactement sur la plaque. Comme substance transparente aux rayons X, on peut prendre une feuille mince d'aluminium ou d'ébonite, ou encore simplement du carton de bonne fabrication. Le carton jaune lisse convient parfaitement. M. Ducretet a construit sur nos indications un modèle de ce genre.

L'aluminium et l'ébonite ont l'avantage de préserver la plaque de toute humidité lorsque le modèle est mouillé ou en transpiration.

Il peut être nécessaire d'immobiliser complètement la partie du corps à reproduire pour éviter tout déplacement pendant la pose.

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