‹ Traité pratique de radiographie et de radioscopie: technique et applicationsChapitre 28 sur 79 · CHAPITRE il. — TECHNIQUE RADTOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE il. — TECHNIQUE RADTOGRAPHIQUE

rapidité, comme pénétration et comme finesse. De plus, la même ampoale peut à divers moments de son emploi, et par suite de variations dans rintensité du courant primaire, présenter*ce phénomiène ou ne pas le présenter.

Les avis des auteurs sont du reste absolument partagés sur ce point : les uns disent qu'il faut éviter tout échauffement de Tanodc et que Ton doit arrêter l'expérience aussitôt; certains ont même proposé des ampoules à circulation d'eau froide pour éviter cet échauffement; d'autres ne considèrent l'ampoule en état de fonctionner convenablement que lorsque l'anode est à l'incandescence. Nous croyons que ces variations si tranchées d'opinions proviennent uniquement de la construction quelque peu différente des divers types d'ampoules; avec les unes on aura avantage à provoquer réchauffement, dans les autres il faudra l'éviter.

Si l'ampoule s'éclaire difficilement lors de la mise en route, un procédé qui réussit bien consiste à la chauffer légèrement jusqu'à ce qu'elle fonctionne normalement. Cette opération se fait au moyen d'une lampe à alcool que l'on promène sous l'ampoule de façon à Féchauffer progressivement et régulièrement. Certains praticiens effectuent d'emblée et dans tous les cas un chauffage intensif à l'aide d'un chalumeau à alcool. Cette opération doit être faite avec précaution, car la température obtenue est suffisante pour fondre le verre et mettre l'ampoule hors d'usage.

Quelques auteurs préconisent un autre moyen pour mettre l'ampoule en état : c'est de produire des inversions du courant; c'est pour cette raison que l'accessoire de la bobine réalisant cette fonction a une utilité presque indiscutable. Il permet également, si par hasard on a interverti le sens du courant de l'ampoule, de le rétablir de suite dans le sens convenable. Le changement du sens du courant dans l'ampoule produit des modifications considérables. Au Heu d'avoir une zone inférieure régulièrement éclairée, on a des stratifications circulaires de forme tout à fait caractéristique. D'autre part, la production des radiations actives est presque supprimée, pour ne pas dire complètement. Cette manœuvre, qui nous a réussi quelquefois avec certains types d'ampoules, tels que l'ampoule en poire, le focus de Thompson, et qui a pour effet vraisemblablement de remettre en liberté quelques molécules d'air

K8 PftEMIÊftE PABTfE. — MATÉBIEL ET TSCHNIOrB.

occlas dans une des électrodes, est an contraire absolament dangerease avec d'à a très modèles, la surface interne da verre se cou> vraot très rapidement d'an dépôt noirâtre qui met Tappareil hors de service. Ce procédé, qu'il ne faut pas rejeter d'ailleurs d'une manière absolue, ne doit être employé qu'avec grande prudence.

De la position do ramponle par rapport an ■odèle.

Cette question est des plus importantes, car le champ d'éclairement donné par les divers types d'ampoules est loin d'être le même ; d'autre part, la distance de l'ampoule influe beaucoup au point de vue de la durée du temps de pose, de la netteté et de l'exactitude de la radiographie.

Détermination du champ d'éclairement de r ampoule. — Suivant leur construction, les ampoules peuvent donner un champ d'éclairement de forme variable, et il est intéressant de connaître celui-ci pour disposer le modèle de façon qu'il soit compris dans la zone active. M. Buguet indique à cet effet le procédé suivant : on dispose l'ampoule à très courte distance (quelques centimètres) d'une plaque photographique de grand format et l'on pose le temps nécessaire pour avoir une impression. On obtiendra sur la plaque une zone de forme et d'intensité variables, suivant le type d'ampoule. D'après ces résultats, on verra dans quel sens il vaudra mieux placer le modèle par rapport à la position de l'ampoule (*).

M. Buguet a ainsi déterminé le champ d'éclairement donné par le tube Coiardeau. Nous avons étudié par celte méthode divers types d'ampoules actuellement employées et appartenant au type focus ou dérivés. Toutes comportent un éclairage fort irrégulier et qui peut d'ailleurs varier dans une même catégorie à cause de la position plus ou moins correcte de l'anode miroir.

(*) Cette étude peut se faire plus siuiplenient en examinant sur l'écran la partie éclairée lorsqu'on le met au contact de l'ampoule; on peut encore, au lieu des grandes plaques qui sont fort coûteuses, se servir de feuilles de papier au bromure d'argent.

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