Vert jaune, î^. Vert jaune
Après extinction de Fampoule, tous ces écrans s^éteignent, sauf le n® 2 qui est phosphorescent. Nous avons donc affaire à un écran phosphorescent et à quatre écrans fluorescents.
Avant chaque expérience, nous avons pris soin de laisser dispa* raître la phosphorescence de l'écran n°2 ou, plus simplement, nous réteignons par une exposition de quelques instants à la lumière rouge. Ce procédé est 1res pratique pour éteindre les écrans analogues à ceux de M. Ch. Henry. Les cinq écrans sont alors disposés sur une plaque photographique, couche contre couche, en conservant une partie de celle-ci à nu, de façon à servir de témoin et à montrer les résultats obtenus sans écran. On expose alors le tout pendant quelques instants sous un modèle quelconque, la main par exemple, et l'on procède au développement.
On constaté immédiatement des différences considérables entre rintensité de l'image normale et celle des autres parties se trouvant sous chaque écran. Les uns donnent moins que la plaque normale.
(') D'après l'aspect, cet écran est à base de sulfure fluorescent, mais nous n'avons pu obtenir que Ton nous communique sa composition. [
CHAPITRK II. — TECHNIQUE RADIOGRAPHIQUB. 107
les autres davantage. En partant de Tinlensité la plus faible, on peut établir le classement suivant :
Écran au platinocyanure ( grain fin) ( i)
Écran au platinocyanure (grain fort) (5)
Écran au sulfure de Ch. Henry (2)
Plaque sans écran (6)
Ecran au sulfure violet de Becquerel (3)
Écran Kalbaum ( i )
La première conclusion de cette expérience est que les écrans au platinocyanure de baryum et au sulfure de zinc n^ont pas l'ac tion renforçatrice qui avait été annoncée (*); au contraire, l'action des écrans aux sulfures fluorescents est indiscutable. Les opérateurs qui ont nié cette propriété n'ont pas eu entre les mains les écrans convenables. Si nous examinons maintenant les résultats obtenus au point de vue du grain de l'image, nos divers écrans se classent dans Tordre suivant :
Plaque sans écran pas de grain. . . (6 )
Ecran au sulfure, de Ch. Henry léger grain. .. . (2)
Écran au platinocyanure (grain fin), grain nettement
visible (4)
Écran au platinocyanure (grain fort) grain beaucoup
plus prononcé. (5)
Quant aux écrans à action renforçatrice très nette (i et 3), ils ne donnent pas de grain, mais un trouble de l'image particulier qui enlève toute netteté et toute (inesse.
Comme conclusion de ces observations, nous constatons que les écrans qui donnent du grain ne sont pas compris dans ceux qui ont une action renforçatrice et que, au contraire, ceux qui augmentent réellement la réduction du sel d'argent apportent une autre cause de trouble que le grain. Ces faits n^avaient pas été signalés, croyonsnous.
(*) A noire avis, ces résultats ne peuvent être généralisés a priori, il cooTien* dra de faire de nouvelles expériences avec des écrans de provenances diverses, l'état physique pu chimique.du corps employé pouvant amener des différences fort, importantes au point de vue soit de la phosphorescencei soit de la fluorescence
uX PRBmèHE pautib. — hatkhibl et technique.
Il importait alors de rechercher la cause de ce Qoii de l'image.
Démonstration de l'acii;>n des divers écraos. A celelTet, nous avons reproduit un modèle de forme géométrique,