‹ Traité pratique de radiographie et de radioscopie: technique et applicationsChapitre 50 sur 79 · L. Il · texte numérisé non relu

L. Il

Ol EECONDB PARTIE. — APPLICATIONS DE LA BADIOGRAPHIB.

-l daos la région moyenne supérieure. Il insiste alors pour élre opéré.

Balle de revolver divisée dans la n

Iji trépanation est exécutée par M. le Professeur Scgond qui sans tâtonnement aucun procède à l'estraction, grâce à l'emplacement rigoureux qui lui avait été indiqué par les deux radiographies.

CHAPITRII I. — A»L1CAT10NS AUX SCIENCES KBDlCALEg. (63

Celte dernière observalion est particulièrement iatéressante, car en général les projectiles qui ont traversé une des parois du crflne viennent le plus souvent s'aplahr contre la paroi opposée, ainsi que nous en avons un certain nombre d'exemples dans nos collections.

Depuis que nous avons présenté avec le Professeur Brissaud la

première radiographie de balle dans le ,crène qui ait été faite en

Fig. 81.

DcaUna Je P. Blfbfr.

Balle de fusil de guerre dans le genou.

France, nous avons vu passer dans'notre laboratoire un grand nombre de cas analogues, cette opération est devenue courante et s'effectue sans grandes dillîcultés. Nous publions une de nos épreuves qui montrera la précision que l'on peut obtenir dans la reproduction des crânes : il s'agit d'un malade qui nous a été envoyé par le Professeur Rendu ; l'épreuve montre très nettement un cas intéressant de section du projectile qui s'est divisé, l'un des fragments restant près de l'orifice d'entrée, et l'autre, le plus important, ayant pénétré beaucoup plus avani {fig. 83).

En debors des recherches d'aiguilles et de projectiles qui sont

fréquentes, on utilisera les mjinea procédés pour les autres objets

. métalliques qui peuvent être introduits dans l'organisme. C'est

l6j . GBCONDE PABTIE. — APPLICATIONS DE LA RADIOGRAPHIE.

ainsi que depuis la découverle de Rœntgen on a pu appliquer

l'examen radiographique pour reconnaître l'emplacemenl de pièces de monnaie avalées par des enfants. Dans ce cas particulier l'indication de ta position de l'objet, soil dans le pharynx, soit dans

l66 SECONDE PARTIE. — APPLICATIONS DE LA RADIOGRAPHIE.

l'œsophage, évitera toute manœuvre inutile et quelquefois dangereuse quand on va en tâtonnant; on saura de suite si le corps étranger n'a pas déjà glissé dans restoraac ou l'intestin ; on pourra donc intervenir efficacement et sans hésitation.

Citons en dernier lieu l'observation suivante :

M"*^ X..., à qui on avait ordonné des lavages du sinus maxillaire, prétend qu'en faisant ce traitement l'extrémité du drain métallique était restée dans la joue. Elle n'en souffre d'ailleurs pas autrement, à tel point que l'on peut concevoir a priori de forts doutes sur la réalité de son assertion. La Radiographie éclaire immédiatement la situation et montre que la malade ne s'était pas trompée. Le tube métallique, mesurant 5*" et ayant un diamètre de 6"°*, était parfaitement resté dans le sinus. Il est extrait par M. le Professeur Segond {fig^ 84).

Recherche d'autres corps étrangers, — En dehors des projectiles et des objets métalliques qui opposent aux rayons X un obstacle presque absolu, du verre qui est plus transparent, il est d'autres corps étrangers qui sont très difficiles à retrouver : nous citerons . en particulier les échardes de bois et les épines. La difficulté dans ce cas provient de ce que la transparence de ces substances est plus grande que celle de la chair dans laquelle elles sont implantées, par suite on ne peut espérer obtenir un résultat que par des durées d'exposition très courtes. Néanmoins nous devons reconnaître que dans ces cas particuliers le succès sera rarement obtenu.

M. X... (de Saint-Briac) s'est introduit accidentellement dans la jambe, à la partie antérieure, une épine noire qu'il a voulu retirer. L'épine s'est cassée et une partie est restée dans la plaie. De là incapacité de travail. Quoique très sceptique au point de vue de l'intervention de la Radiographie dans cette hypothèse, nous avons fait sur ce sujet une série d'expériences variées. Aucune ne nous a donné de résultats probants, à cause de la durée d'exposition qui était indispensable pour traverser la jambe et rendre les os visibles. L'épine est extraite par le D*" Delagenière (du Mans) et nous est confiée pour continuer nos expériences. Placée sur une main, elle demeure absolument invisible, alors que reproduite seule elle donne une légère trace.

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