APPLICATIONS AUX SCIENCES MEDICALES
cas, on placera la partie qui renferme le €orps étranger dans la perpendiculaire abaissée de Tanode miroir. Ce procédé sera employé lorsque l'objet cherché se trouvera en plein milieu d'un membre ou du corps et qu'il serait impossible de placer en même temps le triangle.
Suivant l'épaisseur de la partie à traverser, on pourra répéter ce premier travail pour différentes distances de l'ampoule. On aura
Fig. 89.
Mode d'emploi du Iriangle A. Londc.
ainsi plusieurs tableaux, qui seront applicables suivant la distance de l'ampoule. La tige qui supporte l'ampoule portera trois divisions, celle du milieu qui correspond à la perpendiculaire passant par le corps étranger, et les deux autres aux deux positions extrêmes de Fampoule pour les deux radiographies successives.
D'autres opérateurs, et en particulier M. Brunel et le D*" Foveau de Courmelles, ont proposé le premier d'employer deux ampoules montées en série et orientées de façon convenable pour permettre la construction d'un triangle dont la hauteur soit égale précisément à la distance cherchée, et le second d'utiliser une ampoule double spéciale de son invention. Le fonctionnement simultané de deux
ampoules en série ou de Tampoule double laisse beaucoup à désirer, car leur puissance n'est jamais identique, et nous croyons préférable d'opérer par le déplacement de l'ampoule unique.
Cette même question a été étudiée avec un soin particulier, pour la recherche des projectiles dans le crâne, par MM. Remy et Contremoulins, qui ont présenté dernièrement à l'Académie un appareil très perfectionné, destiné à cette application très importante.
Étant donnée la complication de cet appareil, nous ne croyons mieux faire que de laisser la parole aux auteurs :
« Un bâti portant, d'un côté, un châssis photographique spécial et, de l'autre, deux tubes de Crookes (tubeChabaud, modèle 1897) orientables à volonté, est scellé sur le crâne à l'aide d'un appareil plâtré, (Ce dispositif donne l'immobilité absolue de la tête par rapport à l'appareil, tout en permettant les mouvements du corps du sujet.) A l'avant de ce bâti, un compas-repère sert à prendre trois points de contact sur la face du blessé avec de petits disques métalliques comprimant les téguments sur les surfaces osseuses les plus sous-cutanées (points frontaux et sous-orbitaires).
» L'appareil étant ainsi disposé, on place dans le châssis une plaque photographique de façon qu'elle vienne buter par les bords contre des pièces métalliques percées d'oeilletons qui serviront plus tard, comme on le verra, de points de repérage. Un premier cliché est obtenu en actionnant Vun des tubes de Crookes. La plaque impressionnée est alors remplacée par une seconde plaque sensible destinée à recevoir l'image projetée par le deuxième tube de Crookes. Ces deux clichés faits, on démonte le compas^repère, sans le dérégler, et l'on détache le bâti de l'appareil des pièces qui font corps avec le scellement.
» Les trois points de repère de la face doivent être immédiatement tatoués à l'encre de Chine sur l'épiderme du blessé, de façon à former une trace indélébile pour le repérage du compas (Topération, dont il sera bientôt question, jusqu'au moment de l'extraction du projectile.
» Oh possède ainsi l'image du projectile projetée de deux points différents sur un même plan et, au moyen du compas-repère ^ la trace de l'emplacement du projectile dans l'espace avec ces images