CHAPITRE 1. — APPLICATIONS AUX SCIENCES MÉDICALES. IjS
et ce compas, il reste à déterminer le point exact de rémission des rayons X. On le retrouve par les opérations suivantes :
» Entre le châssis et les tubes, on visse sur le bâti une plaque de cuivre rigide {plaque de contrôle)^ percée vers le milieu de quatre trous espacés de 4""*- Avec l'un des tubes de Crookes, on radiographie deux fois cette plaque-contrôle sur une même plaque sensible, de façon que deux fois le groupe de quatre trous de cette plaque forme des images nettes sur la plaque photographique. En raison de l'épaisseur de la plaque-contrôle, la pose, dans ces deux, radiographies successives, doit être assez prolongée pour que les pièces métalliques percées d'oeilletons du châssis soient silhouettées sur la plaque photographique en vue du repérage de l'image de la plaque-contrôle avec les images des deux premiers clichés.
» Les trois clichés ainsi obtenus ayant été rapidement séchés à l'alcool (après développement), on écorchela gélatine sur les deux premiers au centre de l'image du projectile à retrouver. Le même écorchage de la gélatine est ensuite pratiqué sur la radiographie de la p.laque-<^ontrôle au centre des pénombres des huit trous, formées par les deux opérations successives avec l'un, puis avec l'autre tube de Crookes.
» . On tire alors une épreuve de chaque cliché sur du papier au citrate de telle sorte que les œilletons de repère du châssis marqués sur chaque cliché soient nettement visibles, ainsi que les centres du projectile et les centres des pénombres de Iql plaque contrôle.
» Ces opérations donnent, en définitive, trois épreuves qui portent quatre images distinctes, et ces trois épreuves sont exactement repérables entre elles, grâce aux traces des œilletons qu'elles portent . Il est facile de les reporter sur une plaque de zinc spéciale que l'on perce de trous correspondant aux œilletons du châssis photographique; cette plaque est faite pour être vissée sur ces œilletons au moyen de ces trous.
» A l'aide des images des œilletons reproduites sur les épreuves, celles-ci ayant été très exactement repérées avec les trous de la plaque de zinc, on pointe avec un pointeau à travers les épreuves les centres des pénombres et ceux du projectile sur la plaque de zinc. (Tous ces coups de pointeau sont numérotés sur la plaque
de zinc pour être aisément discernables les uns des autres.) La plaque de zinc est ensuite perforée, à la place de chaque coup de pointeau, d'un très petit trou conique, avec une fraise y de telle sorte qu'il soit possible de faire passer par ces trous des fils qu'on arrêtera derrière la plaque au moyen de nœuds; puis elle est vissée aux œilletons du châssis photographique.
» Ces opérations préalables étant faites, pour déterminer exactement le point d'émission des ra^'ons X de chaque tube, on commence par substituer à l'un de ceux-ci une pièce qui porte un œilleton dont on place l'ouverture à l'emplacement probable du foyer du tube enlevé.
» Avec des fils on relie cet œilleton à la projection des trous de la plaque-contrôle sur la plaque de zinc où cette projection a été reportée, comme nous l'avons exposé déjà, en faisant passer ces fils par les trous correspondants de \di plaque-contrôle. Si le foyer théorique correspond bien au foyer exact d'émission des rayons X, les quatre fils passent rigoureusement par le centre des quatre trous de ]a plague-contrôle. S'il y a, au contraire, une légère différence, qui peut tenir à nombre de causes diverses, il suffit de déplacer l'œilleton et de chercher par tâtonnements le véritable emplacement qu'il doit occuper jusqu'à ce que les fils passent rigoureusement par le centre des trous de la plaque-contrôle. Le nouvel emplacement de l'œilleton trouvé ainsi est celui du point exact d'émission des rayons X.
)> La même opération se répète pour le secojid tube; quand elle est faite, on peut supprimer les fils et enlever la plaque-contrôle désormais inutile.
» Il ne reste plus qu'à tendre de nouveaux fils allant de la projectioa du projectile à l'œilleton représentant le foyer radîographique du tube qui l'a produite. Ces fils s'enlre-croisent et leur intersection représente le centre du projectile dans l'espace.
» On remet ensuite à la place qu'il occupait le compas-repère donnant les trois points de repère de la face, et l'on a ainsi l'emplacement du projectile par rapport à trois points déterminés à l'extérieur du crâne.
» A la colonne supportant ce compas-repère on ajoute enfin une quatrième branche articulée portant à son extrémité une aiguille