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CHAPITRE I. — APPLICATIONS AUX SCIENCES MÉDICALES. I

Un montant vertical soutient deux tubes disposés parallèlement à 20*^" de distance l'un de l'autre et à So'^^ou 4o*^" de la plaque.

On expose successivement les deux plaques avec chacune des ampoules. Après développement, on relève sur papier transparent les deux images du corps étranger, puis on règle le compas de façon que ses deux branches partant des points d'émission des radiations de chaque ampoule, aillent rencontrer les deux images de Tobjet. Le point de rencontre des deux branches indiquera, l'emplacement du projectile par rapport au châssis et aux repères qu'il porte.

M. M ergier a proposé d'appliquer son appareil aux recherches radiographiques, et il a même construit un petit instrument qui permet de mesurer exactement l'intervalle existant entre les deux images de l'objet. Connaissant cette distance, un autre appareil permet immédiatement de déduire la distance cherchée.

Nous ferons, à propos de cette dernière application, les mêmes réserves que pour le procédé de M. Morize. La Rac|ioscopie n'est pas encore en état de nous permettre de l'utiliser pratiquement.

En terminant cette étude des divers procédés qui ont été indiqués pour reconnaître la position des corps étrangers, nous devons signaler que nous avons cherché à employer notre méthode du triangle pour les parties épaisses du corps. Nous avons pu, avec un triangle de plus grandes dimensions (dix tiges espacées de a^"") retrouver très bien une balle dans la tête, une autre dans l'épaule. Néanmoins nous reconnaissons que la superposition des deux images sur la même plaque entraîne quelques difficultés de lecture; aussi serait-il bon d'employer un châssis garni d'une lame de plomb mobile ayant la moitié de la dimension de la plaque : de cette manière, on ferait successivement les deux images sur chaque moitié de la plaque, et l'on éviterait ainsi la superposition.

Ainsi perfectionnée, la méthode que nous avons proposée et que nous employons journellement devient très simple. Grâce à l'emploi d'un écran renforçateur, chacune de nos expositions, pour le crâne par exemple, ne dépasse pas une ou deux minutes. On voit donc que le résultat peut être obtenu rapidement et sans nécessiter l'achat d'appareils coûteux et quelque peu compliqués.

i;8 SECONDE PARTIE. — APPLICATIONS DE LA RADIOGRAPHIE.

Radiographie stéréoscopiqne.

11 peut être intéressant à certains points de vue d'obtenir des radiographies stéréoscopiques qui permettent de voir le modèle en relief et donneront par suite des indications sur la position et la direction d'un corps étranger.

On peut opérer de deux façons différentes avec une ampoule unique, en disposant le modèle dans deux positions obliques par rapport à la normale ou avec deu^ ampoules placées à une certaine distance Tune de l'autre. En pratique, il vaut mieux se servir d'une seule ampoule que l'on place dans les positions convenables. Dans les deux cas il sera nécessaire de faire deux expositions en opérant successivement sur les deux moitiés d'une même plaque ou sur deux plaques séparées.

Voici le détail du premier procédé indiqué par MM. A. Imbert etH. Bertin-Sans :

<( La partie du corps à photographier, la main par exemple, est disposée sur une lame métallique percée en son milieu d'une assez large ouverture en .face de laquelle doit se trouver la région qui contient le corps étranger. La lame est d'ailleurs inclinée par rapport à la normale menée par le centre du diaphragme à la surface utilisée du tube de Crookes, et l'on dispose au-dessous d'elle la plaque sensible dont la seule partie qui puisse se trouver in-' fluencée est celle qui se trouve au-dessous de l'ouverture de la lame métallique. Après un temps de pose suffisant, on fait glisser la plaque sensible de manière qu'elle présente une nouvelle partie non impressionnée, on incline cette lame et la plaque sensible du même angle que précédemment, mais en sens inverse, et l'on actionne de nouveau le lube pendant le même temps. Les deux épreuves obtenues ainsi, placées à une dislance convenable Tune de l'autre dans un stéréoscope, donnent très nettement la sensation du relief ou de la direction du corps étranger ».

MM. Th. Marie et H. Ribant, qui ont obtenu de magnifiques épreuves à la Faculté des Sciences de Toulouse, préfèrent opérer

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