CHAPITRE I. — APPLICATIONS AUX SCIENCES MEDICALES. fj
avec laquelle on relève, par réglage, la position du centre du projectile par rapport aux points de repère du compas.
» Ainsi le compas- repère présente, comme V épreuve négative, rimage en creux du cràue et remplacement de la balle. Sur ce creux on règle un second compas, dît compas-schéma , plus robuste, plus rigide, fait en vue du transport, et qui représente au contraire le relief ou le positif du crâne avec l'emplacement du projectile par rapport à ce relief. Enfin ce compas-schéma, transporté au lieu où doit se produire l'intervention chirurgicale, sert à régler un dernier compas, construit en vue de la stérilisation et nommé compas d'opération,
» Sur ce dernier compas, la quatrième branche guide le chirurgien sur le centre même du projectile. »
Bien que cet appareil ait fait ses preuves entre les mains de M. le D' Kenay, le très habile chirurgien de la maison de Nanterre, nous doutons qu'en cet état il devienne d'un usage courant. Il est beaucoup trop compliqué et demanderait évidemment à être simplifié.
M. H. Morize propose une autre méthode ( Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 3i janvier 1898). Elle consiste à définir la position du corps étranger par deux droites qui s'y coupent et dont les extrémités sont des points situés à la surface du crâne du patient. Celui-ci étant placé entre le tube et l'écran, on cherche une position telle que le corps étranger, une balle par exemple, se voie bien. On prend alors un petit disque de plomb garni d'une substance adhésive et on le place de telle façon que son image se superpose à celle du projectile. On en fait autant sur l'autre face. Il est évident que si les deux disques et la balle ne forment plus qu'une seule image, tous les points sont sur une même droite.
On répète la même opération en tournant le sujet d'un angle arbitraire et l'on détermine une seconde droite, le projectile devant se trouver à l'intersection des deux. On marque l'emplacement des disques de plomb au moyen du crayon dermographique et il ne reste plus qu'à relever la position de ces points et à faire une épure.
Cette méthode est très ingénieuse, mais elle suppose que l'on
176 SECONDE PAKTIE. — APPLICATIONS DE LA BADIOSBAPUIB.
puisse apercevoir avec facilité le projectile sur l'écrao. Or on sait qu'il est loin d'eu être ainsi dans l'état de la question : jusqu'à nouvel ordre donc ce procédé sera diflîcilement applicable.
M. le D' Mergier a publié également une méthode qui parait
Fig. 90.
Le radiento mètre Je M. Mergici
plussimple que celle de MM. Remy etContremoulîns, mais nécessite encore un appareil spécial, le radientomèlre . Ce dernier se compose d'un châssis porte-tubes pour l'exécution des radiographies et d'un compas spécial à articulation mobile et à branches variables {fig- 90).
Le châssis ABCD se compose d'une boîte recouverte d'un e lame de celluloïd épaisse dans laquelle on peut faire glisser successivement deux plaques photographiques sans déplacer le modèle. Un croisé de fils de cuivre ab cd permet d'obtenir des lignes de repère sur la boite, ils sont disposés également pour laisser leur trace sur la peau du sujet, trace que l'on reprend au crayon dermographique.