CHAPITRE II. — APPLICATIONS DIVERSES. atj
constilue la plupart des pierres les plus eslimées après le diamanl. se place entre celuî-cî et des imitations simples ou doublées de ces diverses gemmes. La lurtjuoise (phosphate d'aluminium) se dislingue Deltemenlde ses imitations; lemellate d'aluminium naturel (mellite) est à peu près aussi transparent que le carbone.
D'autres expériences ont montré que les perles fines de petite taille étaient moins opaques que les fausses de même din
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t marquées
Pour les grosses, la distinction n'est plus aussi nette et le résultat dépend de la confection de la perle fausse.
De nos expériences personnelles il résulte que si aucun doute ne peut-subsisterdans celte méthode d'analyse radiographique pour la recherche des diamants vrais ou faux, il fauL être plus réservé pour celle des perles et des autres pierres précieuses. En particulier, pour le rubis, nous avons trouvé des imitations telles qu'aucune dilFërence appréciable n'était perceptible.
La Radiographie pourra être employée également pour recon-
naître la nature de certains tissus. Le coton, la laine et la soie n'ont pas, en effet, le même coefficient de transparence.
Examen des objets à traveis une enveloppe perméable aux rayons X.
Etant donnée la transparence du papier et du bois, rien n'était plus facile que d'examiner le contenu de boites diverses, de colis quelconques. Dès le début, nous-méme (') et d'autres opérateurs avons publié des épreuves représentant des objets contenus dans des boîtes scellées et cachetées destinées à l'expédition parla poste. Ce procédé est susceptible d'être employé par l'administration pour reconnaître la sincéiité des déclarations d'envois.
Depuis, on a voulu étendre cette application et l'utiliser pour examiner indistinctement tous les bagages des vo^^ageurs pouvant contenir des objets susceptibles de droits et entrés en fraude. L'idée est évidemment bonne en principe, mais de là à l'application pratique il v a de la marge. En eflfet, sans parler des difBcultés techniques qui subsistent toujours et qui nécessitent un personnel spécial et un matériel délicat de maniement, il sera fort difficile de s y reconnaître au milieu des objets hétéroclites de toute sorte qui remplissent les malles d'un voyageur. Certains objets par leur nature, dentelles, tabac, cigares, .cigarettes, seront difficilement perceptibles; d'autres, flacons divers destinés à la toilette, engageront les agents sur de fausses pistes. Ceux qui emploient des boites ou même des malles métalliques deviendront suspects. Enfin ceux qui s'occupent de Photographie verront leurs préparations altérées par les radiations indiscrètes; ces derniers ont, du reste, fait entendre des protestations énergiques.
Les essais qui avaient été faits par l'administration ont donc été abandonnés devant les inconvénients nombreux que pouvait avoir cette inquisition tout à fait fin de siècle. Quoi qu'il en soit, cette application, qui peut être susceptible d'être utilisée dans d'autres hypothèses, devait être signalée.
( • ) GriLLAUME, Les Bayons X et la Photographie à travers les corps opaques, p. ii(i (Paris, Gauthier-Villars cl fils).
CHAPITEE II. — RADIOGBAPBIES D^OBJETS HÉTALLIQt'ES. 219
Il convient de rapporter également les recherches de MM. Ch. Girard et Bordas qui ont proposé d^employer la méthode Rœntgen pour l'examen des engins explosifs. La première épreuve présentée à l'Académie représentait un livre à l'intérieur duquel était encastrée une boîte en fer-blanc : cette boîte contenait 200'' de* fulminate de mercure ; l'amorce consistait en un cosaque en parchemin qui se trouvait fixé d'une part au couvercle du livre et, de l'autre, au fond de la boîte en métal, par l'entremise d'un orifice pratiqué sur la paroi supérieure de celle-ci. Toutes les pages étaient collées et l'on ne pouvait soulever le couvercle sans provoquer l'explosion. La radiographie montre la boîte suspecte. Une autre épreuve représente un livre analogue au précédent, mais dont la partie centrale évidée renfermait une boîte en bois contenant de la poudre de chasse et des projectiles divers : clous, débris de fer, écrous, cartouches de revolver, etc. Ces divers objets se distinguent avec la plus grande netteté.
Radiographies d'objets métalliques.
Si les coefficients de transparence des divers corps les uns par rapport aux autres, tels qu'ils résultent des expériences de laboratoire faites jusqu'à présent, sont exacts, il n'en reste pas moins certain que pour chacun de ces corps le degré de transparence n'est que relatif par rapport à l'énergie de la source productrice des radiations actives. Plus les radiations seront intenses ou plus leur action sera prolongée, plus elles traverseront les corps considérés, à tel point que tel objet que l'on considérait comme opaque finira par se laisser pénétrer. 11 y a dans la technique de la Radiographie des mesures à prendre, un rapport rigoureux à établir entre la nature de l'original à reproduire, l'intensité de la source et la durée du temps de pose. Il en est exactement comme dans la Photographie ordinaire; a-t-on un modèle dont les contrastes soient peu accusés, les difl*érenles valeurs très voisines les unes des autres, on recommande une pose courte et un éclairage plutôt faible. De cette manière les moindres nuances conservent leurs valeurs. Veut-on, au contraire, se servir d'éclairages intenses et d'expositions trop pro-
aao SECONDE partie. — applications de la badiographik.
longées, l'image deviendra grise el monotone. Nous sommes con-
vaincu d'ailleurs qu'actuellemenl certains détails nous échappent en IladiographiCj parce que les expositions nécessaires, parexemple,