‹ Traité pratique de sylviculture: Les forêtsChapitre 11 sur 67 · LB CHAR ME. VI · texte numérisé non relu

LB CHAR ME. VI

rottent ave'c la plus grande facilite. Dans la for6t de Champenoux (Meurthe et Moselle) d*6pais founds de cette essence se constituent ainsi, et s'^tendent de proche en proche, cons* tituant un obstacle s6rieux k la regeneration du ch6ne par la semence. II en est ainsi sur beaucoup d*autres points.

La f^conditd du charme se manifeste de bonne heure^ k vingt ans et meme au-dessous : il est peu de v^g^taux forestiers qui aientdes ann^es de semences aussi abondantes et en iD^me temps aussi r^p^tees. Le fruit du charme est un gland peu volumineux, dont la dissemination est encore facilit6e par la cupule l^gere a laquelle il est sonde et quijoiie le r6le d'une aile offrant une large prise au vent. Ce gland ne germe que i]B deuxieme printemps apres sa maturite. *

Croissance, long6vit£. — La croissance du charme est toujours lenteet, k toutes Ics ^poques de sa vie, elle est de beaucoup inferieure a celles du ch^ne et du betre. La vegetation des rejets de souches est, au contraire, assez active, pendant les vingt ou trente premieres annees : a cette epoque, elle se ralentit pour devenir assez semblable k celle des sujets dd franc-pied. Quelle que soit son origine, le charme reste toujours un arbre de deuxieme grandeur. II peul atteindre cent a cent vingt ans, et meme depasser cent cinquante ans, dans de bonnes conditions et quand, au point de vue cultural, on a interet a le maintenir. ~;

Bois et ses usages. — Le charme fournit un chauffage de toute premiere qualiie ; il n'est pas employe comme bois de conslruclion, en raison de son peu de duree ; sa fibre, souvent entrelacee, le rend d'un travail peu facile et les menuisiers ne Tutilisent pas communement ; cependant sa durete, son ho-« mogeneite, sa tenacite, le rendent precieux pour la fabrication de formes et d*outils divers et pour la confection de certaines pieces de machines, qui ont k subir des frottements, telles que dents d'engrenages, etc. On ne tire du charmcf aucun produit accessoire.

Allurea forestidres. — Le charme ne se rencontre k Tetat pur, dans la futaie^ que par suite d'erreurs culturales. A cause dela lenteur de sa croissance, les espcces qui Taccompagnent parviennent toujours a le dominer; mais, dans le r6le secon->

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