‹ Traité pratique des agrandissements photographiques (volume 2)Chapitre 26 sur 42 · SOLAIRE · texte numérisé non relu

SOLAIRE

Éclairage direct.

L'appareil que nous avons décrit et figuré page 15, peut être employé avec la lumière solaire; mais, dans ce cas, 11 est indispensable de laisser une distance de quelques centimètres entre la glace dépolie et le cliché, afin d'obtenir un éclairage bien égal. La glace réflecteur pourra être enlevée; installée comme nous Tavons indiqué, elle ne servirait guère. On s'arrangera de façon que le soleil vienne éclairer directement la glace dépolie; il est donc de première nécessité de disposer l'appareil sur une fenêtre orientée convenablement; l'exposition au nord, excellente pour opérer à la lumière diffuse, est, au contraire, dans le cas présent, absolument défectueuse.

Porte-miroir simple. — Si Ton veut obtenir des résultats complets avec la lumière solaire, il faut avoir recours à l'emploi d'un porte-lumière : miroir fixé sur un appareil mécanique qui permet de renvoyer les rayons solaires dans l'axe de l'appareil.

Le porte-miroir combiné par M. Van Monckhoven {fig, 7), est un des meilleurs modèles : il est entièrement métallique et très robuste. L'inspection de la figure en fait facilement comprendre le mécanisme. A l'aide d'une manivelle et d'un pignon, on donne très

facilement au miroir réflecteur une position telle que le faisceau de rayons solaires se réfléchisse horizontalement.

M. Derogy construit également un instrument de ce genre, dont la manœuvre est très facile.

Fig. 7.

Le maniement de l'un ou l'autre de ces miroirs n'est pas difficile, mais il faut avoir toujours le soin d'enlever la poussière qui peut s'être déposée sur la glace ; les pignons doivent être huilés de temps en temps, afin de faciliter les mouvements de toutes les parties de l'appareil.

Héliostats. — Lorsqu'on opère avec des procédés rapides, tels que ceux au gélatinobromure, le mouvement du soleil est ordinairement réduit à si peu de

chose pendant la durée de la pose, qu41 peut être négligé.

Mais, dans certains cas, celui d*un agrandissement considérable, par exemple, il est indispensable de maintenir les rayons lumineux très exactement dans Taxe de l'appareil, et le mouvement donné à la main est insuffisant. Il faut alors actionner le miroir par un mouvement d'horlogerie. Mais, pour atteindre ce but, il faut que les axes des pièces qui constituent le porte^miroir tournent avec une vitesse déterminée et se trouvent dans des positions assignées par les lois qui président au mouvement de la Terre autour de son axe. Les hèliostatSy ou miroirs à mouvements d'horlogerie, permettent de maintenir dans une même direction les rayons solaires.

Il existe plusieurs systèmes de ce genre, mais, en Photographie, on n*use guère que de ceux de Van Monckhoven et de Derogy.

Héliostat de Van Monckhoven, — L'héliostat de Van Monckhoven n'est qu'une modification de l'héliostat de Fahrenheit.

Cet héliostat ( /igf . 8 ) , assez simple dans sa construction, marche très régulièrement; mais la position horizontale de son miroir oblige à employer une seconde glace réfléchissante pour renvoyer les rayons lumineux dans l'axe de l'appareil d'agrandissement.

Un plateau en fonte porte tout l'héliostat, qui peut tourner autour d'un axe vertical et être solidement fixé à la place voulue au moyen d'un boulon qui termine

cet axe. Une pièce coudiSe, en fer, porte l'axe principal du miroir, ou axe polaire, et un arc muui d'une rainure permet de donner & cet axe une inclinaison qui varie de 30" à G0°, suivant la latitude.

L'axe polaire est terminé à sa partie inférieure par

une pointe en acier qui repose sur une crapaudine en

Fig. 8.

bronze. Cet ase porte un cercle d'heures et une roue dentée de trois cent soixante dents. Un mouvement d'horlogerie agit sur cette roue dentée, demanière àfaire faire à l'axe un tour complet en vingt-quatre heures. Le pignon moteur peut devenir libre à volonté, et alors on peut faire tourner librement l'axe polaire.

Un support en forme de T termine au bout l'axe polaire et porte le miroir; une glissière à vis de serrage permet de placer le miroir à l'inchnaison voulue.

Tout riiistrument est en bronze, en cuivre ou acier; le miroir est rectangulaire, à coins coupés, et argenté avec soin. Pour l'orienter, on rend d'abord le plateau support horizontal, à Taide d'un niveau. On tourne Taxe polaire jusqu'à ce que le cercle des heures porte l'heure vraie en face de l'index. On fait marquer la déclinaison du jour au cercle que porte l'axe horizontal du miroir. Dans cette position, les rayons solaires entrant dans la pinnule évidée doivent former une image ronde au centre de la pinnule opposée; et si cela n'a pas lieu, on tourne tout l'instrument sur son plateau, jusqu'à ce que cet effet se produise; on serre alors la vis de l'axe, et Tinstrument est orienté.

L'héliostat est alors mis en marche, et désormais, toute la journée les rayons solaires resteront en place, malgré la marche apparente du Soleil.

Une légère déviation se produit-elle? Sans arrêter la marche de l'appareil, on peut modifier les vis de rappel, de manière à ramener les rayons solaires réfléchis dans leur position normale.

L'instrument du D*" Van Monckhoven est excellent, sa marche, d'une régularité parfaite; mais il est assez difficile à bien mettre en position, et son prix est élevé. Aussi pourrait-on lui substituer celui de M. Derogy, moins précis, peut-être, mais très suffisant dans la pratique, et moins coûteux.

Héliostat de Derogy, — Cet instrument {fîg, 9), se place verticalement dans une ouverture, une fenêtre placée au sud. Pour déterminer exactement cette posi-

tion, à midi précis vrai, od tend un fil i> plomb près de l'emplacement choisi, et l'on trace sur le sol une ligue est-ouest, coupant perpendiculairemeutrombre projetée

par ce fll. C'est parallèlement à cette ligne est-ouest que doit être placé le volet porte- miroir.

Afin de connaître le midi vrai du jour où l'on tait cette opération, c'est-à-dire l'heure précise à laquelle le Soleil passe au méridien, on avance ou l'on recule l'heure de midi indiquée par une montre bien réglée, de la quantité déterminée par les Tables d'équation du temps, contenues dans V Annuaire du Bureau des Longitudes.

DES MÉTHODES D* AGRAN DI SSEMENT. 23

La marche apparente du Soleil étant continuellement variable, il est nécessaire de lui subordonner la marche du réflecteur, afin de maintenir les rayons réfléchis dans une direction unique. Ce résultat s'obtient avec toute la précision désirable en abaissant graduellement la lentille du balancier dans la période pendant laquelle le temps qui s'écoule entre le lever et le coucher du soleil croît, c'est-à-dire du solstice d'hiver (21 décembre) au solstice d'été (21 juin); et, au contraire, en élevant la lentille dans la période pendant laquelle le temps qui s'écoule entre le lever et le coucher du soleil décroît, c'est-à-dire du solstice d'été au solstice d'hiver.

Le réflecteur étant ajusté et disposé conformément aux prescriptions qui viennent d'être indiquées, on amène exactement dans l'axe le faisceau lumineux, en faisant agir les boutons adaptés aux tiges du miroir; le mouvement d'horlogerie étant alors mis en marche, l'instrument fonctionne très régulièrement. S'il se produisait quelque incorrection, avance ou retard, on corrigerait l'erreur ainsi produite par les boutons des tiges.

De toute façon la lumière du Soleil va éclairer le cliché, et la surface sensible sera plus rapidement impressionnée que dans le cas d'un éclairage par la lumière dififuse. C'est là une condition à peu près indispensable lorsqu'on veut obtenir des agrandissements considérables, car l'image devient d'autant plus grande qu'on éloigne le chevalet de l'appareil amplifiant, et alors il ne faut pas oublier que l'intensité lumineuse décroît comme le carré de la distance.

24 CHAPITRE î.

Agrandissement simple. — En avant du miroir mobile et dans l'ouverture placée au sud, on place un verre dépoli, à grain très fin et d'une dimension un peu supérieure à celle du cliché; ce verre dépoli deviendra la source lumineuse.

L'appareil amplifiant se placera comme nous l'avons indiqué en traitant de l'emploi de la lumière diffuse. En usant de la lumière solaire, il arrive souvent que l'intensité de l'éclairage est telle qu'il est difficile, avec les procédés au gélatinobromure, de poser assez rapidement : il faut alors diminuer cette intensité en interposant au delà de l'objectif un verre légèrement coloré en jaune. De cette façon, il sera possible de prolonger le temps de pose, et quelques essais préalables donneront rapidement toutes les indications nécessaires.

Mégascopes. — Nous pouvons faire entrer dans cette catégorie d'appareils à la lumière solaire les mégascopes de Chevalier et de Bertsch. Ces deux combinaisons ont bien le défaut de ne pouvoir servir que pour de très petits clichés, 4^"» ou 6^°» de côté , mais ils donnent d'excellents résultats; aussi croyons-nous utile de les décrire.

Le mégascope de Chevalier se compose de deux parties distinctes : le réflecteur et l'appareil optique (fig, 10).

Le miroir ou réflecteur G est tenu par les pièces AA à un large plateau en cuivre qui se fixe au volet d'une fenêtre à l'aide de deux boutons BB'. (Il va sans dire que le volet a déjà reçu deux écrous capables de les

arrêter. ) Un engreaage circulaire et un pigaon de rencontre, commuDiquant aux deux boutons 8, S', permettent à ces derniers de donner au miroir toutes les

inclinaisons, et, par conséquent, d'amener l'image rÉfléchie du soleil dans l'axe de l'appareil.

Le tout étant ainsi mis en place, on visse sur la platine le mégascope proprement dit, ou tube contenant

les lentilles. Le cliché est alors glissé entre les plaques Z, qui peuvent s'écarter en pressant sur l'une d'elles. Ces plaques étant réunies par des ressorts hélicoldes, il s'ensuit que le clictié se trouve maintenu de telle sorte ou'il no oeut se déniacer.

des lentilles; on pourra la mettre dans un cadre en bois mince, ou simplement coller sur les bords de l'épreuve des lames de carton mince et d'égale épaisseur.

Immédiatement après le clicbé, se trouve, dans le premier tube C, une première lentille à convexité, tournée du côté du cliché, puis une seconde lentille biconvexe, maintenue è, une distance fixe d'un diamètre semblable à celui de la première; enfin, une

lentille plus petite, également biconvexe, est placée en avant de ce système. Cette dernière est mobile et sert à effectuer la mise au point. Avec deux lentilles de rechange, on peut obtenir tous les agrandissements nécessaires. Enfin, quand on veut obtepir le maximum de netteté, on substitue à cette dernière lentille un système de deux lentilles accouplées.

Le mégascope de Bertsch est plus simple et peut être meilleur encore : l'inspection de la ^gf. 11 en fera aisément comprendre le mécanisme.

A la condition de n'employer que de très petits clichés, cet appareil est peut-être le meilleur de tous ceux qui ont été combinés dans le but d'obtenir des agrandissements à la lumière solaire : mais, venu trop tôt, il est tombé dans l'oubli alors qu'il méritait mieux.

Éclairage par condensatenrs.

Les premiers agrandissements réussis ont été faits au moyen de la chambre solaire, appareil dans lequel les rayons solaires étaient concentrés par une grande lentille au foyer de laquelle était placé l'objectif amplifiant.

Chambre de Woodward, — Le premier modèle venu d'Amérique, chambre solaire de Woodward, donna lieu à une interminable discussion pour savoir quelles étaient les meilleures conditions à remplir pour obtenir de bonnes épreuves. Effectivement, toutes les

chambres solaires ne donnaient pas de résultats semblables, et le manque de netteté était le défaut le plus ordinaire.

Diverses modifications furent alors proposées, mais les dispositions adoptées par le D^ Van Monckhoven donnèrent des résultats tellement supérieurs, qu'elles seules furent désormais employées.

On opérait alors sur papier au chlorure d'argent, et il était indispensable de concentrer le plus de lumière possible sur le cliché; malgré cela, les poses étaient encore fort longues.

L'apparition des papiers au gélatinobromure a fait abandonner beaucoup trop tôt, à notre avis, cette excellente méthode; et il y aurait lieu d'y revenir, car elle donne des épreuves incontestablement supérieures à toutes les autres.

Rien de plus facile, du reste, que de modérer la lumière, soit par l'interposition, en avant du cliché, d'une glace dépolie, soit par celle d'un verre jaune après l'objectif.

Appareil dialytique du ly Van Monckhoven. — Nous empruntons au D' Van Monckhoven la description de son appareil dialytique.

Une des imperfections les plus graves de la chambre de Woodward réside dans la lentille collectrice, ou condensateur, qui n'a pas la forme qu'elle devrait avoir. Woodward, sans doute conseillé par un opticien de mérite, avait adopté un plan-convexe en flint, d'un diamètre de huit pouces seulement. Or, cette forme plan-

convexe est précisément celle qu'il faut pour réduire l'aberration de sphéricité au minimum. Les imitateurs de cette chambre solaire de Woodward, trouvant le flint trop coûteux, lui substituèrent le crown, mais sans soupçonner qu'ils auraient dû changer aussi la forme de la lentille. Enfin, vu l'insuffisance de cette lentille pour opérer rapidement, ils l'augmentèrent de diamètre, toujours sans réfléchir que l'aberration sphérique devenait aussi très forte, et sans remarquer que l'image obtenue avec un appareil muni d'une grande lentille était complètement trouble sur les bords, résultat dû aux bourrelets de diffraction dont nous aurons à nous occuper tout à l'heure.

Ici l'on fait également usage d'un condensateur puissant, mais toute son aberration sphérique est détruite à l'aide d'un ménisque divergent.

On peut alors employer toute la surface du collecteur; de là une grande vitesse d'impression et une plus grande netteté dans l'image agrandie.

Les défauts de l'objectif dont seservait Woodward (objectif double ordinaire), étaient considérables. D'après Monckhoven, un pareil objectif tend à former deux images sur la feuille sensible et ces deux images ne concordent pas, ce qui produisait un manque de netteté dans les contours et une teinte désagréable des grands blancs, salis pour ainsi dire par la lumière répandue sur l'image.

Dans le système dialytique, on emploie des objectifs expressément construits pour agrandir, et formés de deux lentilles nune, très large, qui regarde le cliché,

Tautre, très étroite, qui, tout en laissant passer tous les rayons solaires, arrête les rayons difiFus provenant des points du ciel avoisinant immédiatement le Soleil.

MUis le défaut capital de Fappareil américain résulte de ce que les rayons solaires ayant une marche très irrégulière à leur sortie du condensateur, tombent en partie sur les bords de l'objectif. Ce défaut est d'autant plus grave que cela a lieu pour les rayons bleus et violets qu'on voit à peine dans Téblouissant cône de rayons solaires, mais qui sont précisément ceux qui agissent sur les surfaces photographiques. De là des phénomènes de diffraction dont le résultat visible pour le photographe est le doublement de tous les contours nettement terminés de l'image.

Dans l'appareil dialytique, au contraire, les rayons solaires ayant, au sortir du condensateur, une marche rectiligne jusqu'au foyer, les rayons traversent tous l'objectif, sans se heurter aux diaphragmes et sans produire de bourrelets de dififraction.

La chambre solaire se compose d'une longue caisse en bois, terminée à Tavant par le condensateur, à l'arrière par Tobjectif amplifiant {fig, 12 et 12 bis),

La lentille condensatrice AB varie de diamètre avec la puissance de l'appareiL Ses courbures sont telles que son aberration sphérique est réduite au minimum. A une distance de cette lentille égale à son diamètre, se trouve une seconde lentille très mince, ayant la forme d'un verre de montre, et qui a pour objet d'enlever complètement l'aberration sphérique iu système en-

tier. II eQ résulte d'abord que le champ d'éclairage, au lieu d'être plus puissant sur les bords du cliché qu'au centre, est parfaitement uniforme sur toute la surface

du cliché. De plus, les bords de ce dernier sont traversés par des rayons lumineux uniques émanés du bord

du système éclairant, ce qui donne une très grande finesse aux épreuves.

L'organisation de la pièce où se font les agrandisse-

ments doit être faite avec soin si l'on veut obtenir des résultats absolument complets, surtout avec des poses un peu loDgues.

La première chose & faire est de s'assurer de la solidité du plancher; s'il manque de stabilité, il est bon de faire encastrer dans les deux murs, et à 5"» ou 6™ du plancher, sans contact avec lui, deux poutrelles HF {(ig. 13). C'est là-dessus qu'on placera le pied de l'ap- Fig. m.

pareil et le chevalet destiné & recevoir le papier sensible. On peut alors opérer sans faire vibrer aucune des parties du système employé.

La chambre solaire sera placée bien horizontalement, en ayant soin de faire coïncider l'axe de la chambre avec celui du miroir. On voit très facilement si ces conditions sont exactement remplies en réfléchissant le soleil sur la lentille collectrice. Celle-ci doit être en-

tièrement couverte, en même temps que la pointe du cône lumineux passe par Tobjectif.

L'appareil étant installé, voyons maintenant quel en est le maniement. On commencera d'abord par couper au diamant toutes les parties du cliché qui ne doivent pas se trouver sur l'épreuve agrandie ; c'est la seule manière d'éviter le bris du cliché sous l'action des rayons solaires.

Ce cliché, ainsi préparé, est placé entre les pattes en cuivre du porte-cliché (fig, 14). La surface qui porte

Fig. 14.

l'image est tournée du côté de l'objectif; dans le cas contraire, l'image serait à l'envers. Maintenant, à l'aide du bouton et de la crémaillère, on fait mouvoir le cliché d'avant en arrière, de telle sorte que le bord rouge qui termine le cercle de lumière que l'on voit sur le cliché en le regardant par derrière, tombe presque sur les bords du cliché , mais en tous cas touche positivement ses angles.

Il s'agit maintenant de la mise au point. On reinar-

quera tout d'abord ( en ne se préoccupant pas pour le moment de la mise au point) qu'en avançant et en reculant l'objectif, et en examinant la trace de l'image solaire sur la petite lentille de l'objectif, il y a une place où cette image est la plus petite possible. C'est la place que l'objectif doit occuper pour opérer dans les meilleures conditions. Si l'on avance ou recule le châssis porte-épreuve, l'image devient bientôt nette. Mais ce serait un pur effet de hasard que cette image occupât juste la dimension de la feuille de papier sensibilisée ; il faut donc changer de place ou le cliché ou l'objectif. Mais nous avons vu qu'il ne fallait pas toucher au cliché, que si ses bords n'étaient pas éclairés, ils étaient exposés à casser. Donc, une fois le cliché mis en place, il est bon de le déranger le moins possible : l'objectif changera donc de place.

Il est bon d'ajouter cependant que lorsqu'on interpose un verre dépoli entre la lentille condensatrice et le cliché, on peut faire mouvoir le cliché en avant sans inconvénient. On peut alors laisser l'objectif exactement à la place voulue, et les agrandissements n'en seront que meilleurs.

Les objectifs de l'appareil dialy tique peuvent recevoir des diaphragmes; mais il ne faut se servir de ceux-ci que lorsqu'il y a des nuages qui obscurcissent momentanément le soleil; dans le cas contraire, il ne faut pas user de diaphragmes.

Quel que soit le système employé, la mise en œuvre est toujours la même; l'image agrandie du petit cliché est projetée sur une feuille de papier convenablement

étendue sur une planchette. La mise au point étant ef-^ fectuée, on met à la place de Técran une feuille de papier préparée, ou une glace sensible et Ton fait poser. Nous verrons un peu plus loin la suite des opérations nécessaires à l'obtention de cette positive agrandie ; pour le moment, contentons-nous de faire remarquer que les poses au soleil sont toujours très courtes, et qu'il est indispensable quelquefois d'interposer un verre jaune pour atténuer l'intensité de la lumière.

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