AVANT-PROPOS. VII
Au point de vue photographique, les grandes épreuves ont encore une supériorité artistique incontestable : elles donnent mieux que les petites une idée vraie des sujets qu'elles représentent; c'est ainsi que, malgré leur manque de finesse, les grands clichés sur papier ciré d'autrefois donnaient des résultats infiniment supérieurs, pour les artistes, à ceux des minuscules épreuves d'aujourd'hui.
Celles-ci sont merveilleuses, il est vrai, sous le rapport de la finesse des détails, mais, je le répète, elles sont trop souvent incomplètes au point de vue de Tart.
Malheureusement, le matériel que nécessitent ces grands clichés 40 x 50 et môme 30 x 40 est d'un poids considérable, et le transport de ces immenses chambres noires, souvent bien difficile, toujours coûteux, devient parfois impossible, en montagne par exemple.
Si donc il y a lieu de revenir aux grandes épreuves, il faut absolument trouver un mode opératoire qui modifie le matériel à transporter, de telle sorte qu'il soit toujours possible d'obtenir un cliché, quelque grandes que puissent être les dificultés d'accès de la station.
Il y a déjà longtemps, Bertsch a proposé de faire sur place, au coUodion humide, de petits clichés, et il avait combiné un matériel ingénieux, peu embarrassant et relativement léger, qui j^rmettait de faire toutes les opérations de sensibilisation et de développement en pleine lumière; les petits clichés ainsi obtenus étaient