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CHAPITRE I

Excepté quelques boutons, il n’existe aucune partie saillante, de sorte qu’elle n’attire pas les regards, et, entourée d’une enveloppe de papier trouée à l’endroit de l’objectif et du viseur, elle passe inaperçue.

La chambre-magasin renferme vingt-quatre plaques;

Fig. 9.

on peut donc impressionner vingt-quatre clichés sans ouvrir l’appareil ou sans être obligé de s’enfermer dans le laboratoire.

La chambre-magasin est munie d’un antiplanat de Steinheil : cet objectif donne des négatifs extrêmement

APPAREILS

lumineux et nets, qui peuvent s’agrandir à toute dimension.

L’objectif est pourvu d’un diaphragme dont l’ouverture est calculée de telle sorte que l’image est nette jusque sur les bords, et qu’on peut obtenir des clichés même par un temps peu clair ou en hiver. Ce sont souvent les changements de diaphragmes et les différentes vitesses des obturateurs qui occasionnent des insuccès.

L’ouverture de l’un et la vitesse de l’autre ont été calculées pour obtenir une bonne rapidité moyenne.

La chambre-magasin peut se démonter entièrement en quelques minutes; à cette fin, elle n’est pas collée, quoique fermant hermétiquement. La possibilité de séparer les pièces les unes d’avec les autres est très importante en cas de réparation.

Au moyen d’une poignée en cuir placée au-dessous de la chambre, on la maintient de la main gauche appuyée fortement contre la poitrine, pendant que la main droite opère le déclenchement. On a eu le soin de soulever le couvercle du viseur, afin de suivre le sujet à photographier sur le verre dépoli.

Pour des temps de pose comptés, on accroche le bouton d au crochet voisin; de cette façon, l’ouverture de l’obturateur instantané coïncide avec celle do l’objectif.

Par le tirage de l’obturateur de sûreté, on expose les plaques pendant le temps voulu.

Après chaque exposition, il est important d’introduire une nouvelle plaque dans la chambre, afin que

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