CHAPITRE II
La solution s’altérant à la lumière par réduction du composé sensible qu’elle contient, elle deviendrait bientôt inutilisable si elle y restait longtemps exposée; on la conservera donc dans l'obscurité, et l’on tiendra le flacon droit et non couché, pour éviter l’absorption de la matière coloraute par les pores du bouchon de liège. Le bain ne doit enfin être préparé qu’au moment de s’en servir.
Tous les révélateurs conviennent à ces plaques; mais les bains devront être cependant moins concentrés que ceux que l’on utilise pour les glaces ordinaires, car les couches orthochromatiques donnant des clichés très intenses , même avec des révélateurs faibles, il pourrait y avoir excès si l’on se servait des bains aux doses généralement indiquées.
M. Mathet donne la préférence à l'acide pyrogallique, qu’il emploie de la manière suivante :
On mélange dans une cuvette, pour une plaque
Eau
Sulfite de soude à 25 pour 100 Bromure de potassium
2 gouttes.
mélange auquel on ajoute quelques centigrammes d’acide pyrogallique solide ; la glace exposée, plongée dans ce bain, commence généralement à montrer l’image; quelquefois même elle prendra, sans autre addition, toute la densité nécessaire. Dans tous les cas, ce n’est que lorsque le développement paraît s’arrêter, qu’on ajoutera peu à peu une solution de carbonate de soude
PROCÉDÉS NÉGATIFS
à 25 pour 100; on continue ensuite comme à l’ordinaire, mais en ayant toujours soin de ne retirer la glace du révélateur que lorsque l’image paraît voilée par réflexion. Ce n’est que peu à peu qu’elle doit arriver à se présenter ainsi; dans le cas contraire, elle aurait reçu trop de pose.
Les glaces Axées présentent une légère coloration rose qui est sans inconvénient pour le tirage ; un lavage prolongé permet d’ailleurs de la faire disparaître à peu près complètement.