‹ Traité pratique des chemins de ferChapitre 43 sur 101 · SI · texte numérisé non relu

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3^63 ig.o4 6.44 1.81 4.08 5.89 7.70

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i58 TRAITE PRATIQUE

Les chevaux employés sur ce dernier chemin de fer, sans ëtte aussi lourds ni aussi vigoureux que ceux des chemins de Backworth et de KilliUgworth, sont cependant de moyenne force. La résistance qu'ils surmontent est de 70*. (3 1 ".74) environ, avec les chariots chargés, et avec les chariots vides de 100 "\ (45 w .34); c'est-à-dire moyennement de 85 ,w . (4o w -o4). Chaque cheval fait le trajet quatre fois par jour, et parcourt ainsi une distance de 20 milles (32 Woœ i86). En hiver, c'est-à-dire pendant cinq mois de l'année, ils ne peuvent traîner que trois chariots. La résistance, sur un des points de la route, s'élève à 342''"" (i55 M o6); mais comme cette distance est faible, et que les chariots y arrivent doués d'une grande rapidité, la vitesse acquise aide le cheval à franchir ce mauvais pas.

La résistance moyenne dans la table II s'élève à 1 i5 Kt - (52^36), et dans la table III, à 85 Ur - (4o ki, o4). Si l'on considère ces deux quantités comme représentant l'effort exercé, l'une par les chevaux de pre^ mière force, l'autre par les chevaux de qualité inférieure, nous trou-, verons que ioo ,iT - (45 tL 34) indiquent à peu près l'effort constant que les chevaux de force moyenne peuvent exercer sur un chemin horizontal, en parcourant 20 milles (32^°" ) par jour. Si l'on suppose maintenant que le frottement des chariots soit égal à ~ de leur poids, on voit que le cheval peut traîner un poids de 24ooo li *- (io^ SSi). Toutefois, comme pendant l'hiver la résistance des chariots surpasse la valeur indiquée dans la table, nous pouvons peutêtre prendre pour mesure de l'effort du cheval, la moyenne des tables 1 et II, c'est-à-dire un poids de 112 e *- (5o ul 78); en supposant

que le cheval marche avec une vitesse de 2 milles (32i8".) par Jieure, et qu'il parcoure 20 milles ( 32 kUma - ) par jour. Dans ce cas, le poids transporté sur un chemin horizontal serait de 12 tonnes (12187"').

Si l'on admet cette dernière évaluation, on voit qu'en définitive le travail du cheval est représenté par un poids de 240 tonnes (243 ,0O '755) transporté à un mille (1609".) de distance en un jour;

DES CHEMINS DE FER. i5g et comme le cheval effectue ce travail en prenant tout naturellement le pas qui lui convient le mieux, on peut considérer ce résultat comme indiquant le maximum d'effet utile. Nous n'avons pas fait connaître dans chaque table quelle était la vitesse de la marche du cheval; cette vitesse était sans doute très» variable, suivant les difficultés que présentaient les diverses parties du chemin. Toutefois, dans la table I , elle ne dépassait pas moyennement 2 milles par heure (3a 18"), et je suis porté à croire, d'après les observations attentives que j'ai faites sur différent; points de la route, que dans les autres cas elle n'était pas plus considérable.

Je ne connais aucune expérience entreprise dans le but de déterminer les quantités de travail relatives que peut effectuer le cheval en marchant avec différentes vitesses. Mais il est facile de Juger, par l'exemple des voitnres employées sur les routes ordinaires, que l'augmentation de vitesse diminue considérablement sa puissance , en exigeant de lui un effort musculaire beaucoup plus considérable pour porter son corps en avant.

J'ai cherché à déterminer approximativement le rapport entre l'effet utile du cheval et la vitesse de sa marche, à l'aide d'une formule empirique. Pour cela j'ai remarqué que lorsqu'on laisse le cheval prendre librement le pas qui lui convient, les chevaux lourds, comme ceux des expériences I et H, marchent généralement avec une vitesse de a milles à l'heure (3a 18"".), et les chevaux plus légers, avec une vitesse de a milles 1/3 (4oa3".) J'ai considéré ces vitesses comme celles qui permettent au cheval d'effectuer un travail donné avec la moindre fatigue, et en même temps d'effectuer le plus grand travail possible. J'ai constamment observé, en effet, qu'en forçant le cheval à prendre un pas plus rapide, il se fatigue beaucoup plus pour produire le même effet utile.

T ai admis en second lieu , comme résultat des expériences précédentes, qu'un cheval marchant avec une vitesse de a milles (3ai 8^. )

à l'heure, pendant dix heures par jour, c'est-à-dire parcourant en un jour un espace de 20 milles (32 kil °"'), déploie un effort constant de 1 12 1 "- (5o ka 78 ). Si Ton suppose que le rapport du tirage à la charge, sur un chemin de niveau, soit égal à 7^-7, ainsi que nous l'avons indiqué précédemment , on voit que cet effort suffit pour transporter un poids de 12 tonneaux ou 34° quintaux (12187'" ) 11116 distance de 2 milles (32i8 m .) en une heure:

D'après cela l'effet utile du cheval , dans les circonstances que nous venons d'indiquer, a pour mesure 24o 1aini - transportés à a"** en une heure, ou 480^"' x i" 1 " ; et la quantité d'action dépensée a pour expression 1 12"' x 2 miU =22^ lir - X i œiU '.

Enfin j'ai admis que la force musculaire nécessaire au cheval pour transporter son propre poids, force qui est au moins sept fois plus grande que l'effort exercé sur la charge , augmente avec la vitesse de la marche de telle sorte, que le poids transporté, multiplié par le nombre de milles parcourus en une heure, donne un produit constant, égal à 48o <ltti, "x i rai ".

D'après cela, si l'on appelle v la vitesse du cheval, c'est-à-dire le nombre de milles parcourus en une heure, la force qu'il peut déployer avec une vitesse quelconque serait égale a ^MlL ; e t \ e poids

transporté sur un chemin horizontal aurait pour mesure ^ 8 °J" > (1).

Le professeur Leslie ,danssesÉlémens de philosophie naturelle, donne également une formule pour calculer l'effort que peut développer un cheval avec différens degrés de vitesse. 11 annonce que cet effort peut être représenté en livres, avec assez d'exactitude, par l'expression (1 2 — t>) J dans laquelle v indique le nombre de milles parcourus en une heure.

Pour appliquer ces formules , on se rappellera que 1 livre anglaise est égale à o^>453 ; et 1 mille, à i kilom -6oo. Il est du reste facile de les transformer immédiatement en mesures françaises. En effet si l'on suppose que v représente le nombre de kilomètres parcourus «n

i63W.ii 3yno kil -

1 heure , elles deviennent et — r— . [Note des trad)

DES CHEMINS DE FER. 161 O'après cela ie cheval développerait, à l'origine de son mouvement, une force de 1 44'"' ( 65 ka 39 ) , et pourrait exercer un effort constant de 1 oo Ut - (45 ki, 34) ajrec une vitesse de 2 milles (32i8"\) à l'heure; cet effort se réduirait à 64 1 " (29*' ) pour une vitesse double, et enfin à 36"*- (16^92) si la vitesse s'élevait à G milles (9 k!W 655) par heure. On voit ainsi que le plus grand effet utile correspond à une vitesse de quatre milles (6 kihOT 437 ) à l'heure (1).

La règle de M. Leslie a été récemment adoptée par plusieurs auteurs. Quant à nous, nous ne modifierons pas maintenant les calculs que nous avions établis avant de connaître cette formule , d'autant plus que nos résultats diffèrent peu de ceux auxqules elle conduit, pour les vitesses que l'on a ordinairement à considérer. Nous nous contenterons de réunir dans la table suivante les résultats fournis par chacune des deux formules , afin de mettre le lecteur à même de les comparer l'une à l'autre. Les chiffres des colonnes 3 et 5 sont déterminés en supposant que la résistance soit égale à 7^-7 de la charge, et que le cheval parcoure 20 milles ( Za k *"°- ou B 15 ""*- ) par jour.

TABLE IV

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